Activités autour de la forme d’un son (suite)

La deuxième activité est davantage tournée vers la forme de l’objet.

De préférence en 3 dimensions, l’objet de base est placé au centre de la classe. C’est un cube , un tétraèdre etc., en carton par exemple.

J’amène des plans en cartons prédécoupés faciles à assembler ou on le fait en classe (problème de temps et consignes de sécurité à respecter font que la préparation peut prendre un temps certain… Mais avec l’aspect papier colle et des photocopies, peut-être serait-ce plus facile au départ ? Je n’en sais rien, je vais me lancer je pense quand même dans l’aspect carton/gros objet plus agréable à manipuler presque tout prêt).

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  1. une fois l’objet placé, on divise la classe en îlots (à déterminer encore). Chaque groupe construit ou assemble une forme.
  2. Chaque objet possède une mélodie et des paramètres sonores en fonction de sa forme. Pourquoi pas associés comme suit :

 

  • hauteur de l’objet : hauteur sonore
  • profondeur, volume : volume sonore
  • forme : mélodie aléatoire, on peut commencer d’où on veut et aller où on veut à condition d’en faire le tour
  • matière, sensation tactile : bruit, intention, distorsion, bref la forme de fréquence
  • couleur : pourquoi pas le timbre ?
  • largeur : durée d’un son dans la parcours de la forme
  1. on crée et on s’enregistre sur le son de chaque objet
  2. on les place au centre à côté ou au dessus/dessous de la « base » centrale
  3. on obtient un nouvel objet complexe. L’espace qui sépare les deux objets est un silence, s’ils sont collés, il ne deviennent plus qu’un seul objet lié.
  4. chaque groupe/élève et/ou la classe entière recrée une nouvelle mélodie/son
  5. on répète le procédé plusieurs fois
  6. on crée la même démarche pour un objet réel, puis pour un ensemble d’objet réel

On peut donc obtenir le son de la forme d’une batterie, d’une guitare, d’un arrosoir.

Cette activité d’assemblage d’objets peut aussi donner lieu à des calligrammes musicaux où les mots sont la forme de l’objet sonore, on peut lier facilement cette activité avec la peinture sonore et encore plus facilement avec la sculpture sonore. On peut y faire intervenir les instruments acoustiques et numériques très facilement ainsi que la voix (et créer des musiques mixtes aisément ainsi). A lier avec une application de sculpture sur tablette ou avec une vraie sculpture des élèves cela peut-être un travail agréable avec le prof d’arts pla ?

Voilà pourquoi dans l’article précédent je citais Anish Kapoor et Maria Montessori, cette activité me fait penser aux merveilles de ces deux génies.

Il serait amusant peut-être de travailler avec le spectre musical des pièces et l’écholocation aussi afin de redessiner après l’environnement sonore ou d’entendre d’autres sons de formes avec des paramètres plus objectifs, mais le matériel pour cela est assez cher, enfin d’après mes maigres recherches sur le web. C’est quand même une idée qui me tarode. Ainsi que celle de mettre des ebeacons (balises bluetooth) dans les objets afin de mêler à cette activité le lieu autour de l’objet dans les paramètres du son de l’objet, le contextualiser artistiquement. A voir plus tard peut-être, je vais déjà faire ce travail là.

Les buts poursuivis sont exactement les mêmes que dans l’article précédent.

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