Des roses stridents

Définir un terme semble être un acte double, agissant en une fusion entre signifiant et signifié. Le terme agit en tant que mot dénoté et son étymologie ou sa connotation obéissent aussi à cette dualité. Il est amusant d’observer à un niveau plus large encore, que pour définir un son on se sert aussi de cette dualité, souvent observée avec un prisme synesthésique. En somme, pour définir un terme, on en emploie un autre.

http://www.framboiseetaubepine.com/blog-life-style/je-suis-synesthete

Voilà quelques termes en musique qui obéissent à cette adjonction de dualités, leurs synonymes et la premiere fois dans l’histoire où ils apparaissent tels quels , comme un voyage vers les sens premiers dans notre langue, sans remonter trop loin :

Une hauteur (type spatial étymologie « altitude » principe mathématique XII° ) de son (auditif)
Un volume (spatial, bâton qui entour un manuscrit XIII°) sonore
Une fréquence (spatial, « assemblée » XII°)
Un son chaud, froid (kinesthésique, proprioceptif XII°)
Un son doux (kinesthésique XII°)
Un son fort (kinesthésique proprioceptif « penible » X°), faible ( kinesthésique proprioceptif « manque de vigueur » XII°)
Un son élevé : (kinesthésique action « porter plus haut » XII°)
Une durée (action XII°)
Un son strident ( XVI° : aigu )
Un son aigu (visuel « pointu » XII°)
Un son grave (visuel, volume « important » XIV°)
Rythme (visuel mesure XI° )
Rythme rapide (avec vitesse XVI°)
Vitesse ( « agilité » XII°)
Agilité ( « léger » XIII°)
Léger (proprioceptif : peu de poids XII)
Lent (kinesthésique : « mou » XII)
Harmonie (« ensemble » XII°)
Accord (pacte XII°)
Pacte ( accord serment XIII °)
Serment (affirmation IX°)
Mélodie ( « chant » XII°)
Chant (mouvement « émission de sons » XII°)
Timbre ( sorte de tambour XII°)
Tambour ( instrument qu’on tape XII°)
Nuance ( « degrés de couleurs » XIV°)

Une mindmap pour en couleur voir ce qui se rapporte aux sens qui observent les phénomènes ( je précise au besoin que cela n’est qu’un essai très imparfait, il n’y a aucune valeur objective, au contraire, aidez-moi de vos remarques si jamais vous en sentez le besoin et si vous lisez cet article ).

Bleu : directement sonore

Vert clair : directement visuel / Vert foncé : observable visuellement

Rouge : action due à un ressenti / Marron : proprioceptif, ressenti / Orange : kinesthésique

Cela pourrait donner lieu à des idées de re-création de termes avec les élèves, où on pourrait redéfinir en comprenant les étymologies, les termes musicaux; cela pourrait ainsi donner une vision d’ensemble de ce qu’est un terme musical et ce qu’il représente aujourd’hui, en conscience qu’il n’a donc pas toujours représenté la même chose.
Il suffit de penser aux indications de jeu de la période baroque française du XVIII° pour en retrouver des analogies évidentes ( chez Philidor ou Rameau on a des indications de type « magique » « tempetueusement » etc)
Dans les champs lexicaux qui manquent parfois à nos élèves ou à nous-mêmes, cette direction de travail peut venir renforcer ou créer de nouvelles façons de jouer bien plus appropriées.
Avec les figures de rhétoriques en français et un travail autour de la poésie, on peut aussi s’amuser à décrire des musiques de mondes étranges, créer des émotions nouvelles par leurs descriptions inédites en les associants à des phénomènes sonores.

On pourrait envisager des rythmes graves, des mélodies timbrées (la klangfarbenmelodie peut prendre un sens très direct par exemple), des lenteurs hautes, des harmonies agiles (et ainsi accéder aux musiques de la Renaissance de Janequin Palestrina ou Dowland très directement aussi).
Pourquoi pas revisiter des mélodies sombres, des harmonies bleues, des mélodies lumineuses ou des harmonies rouges ( et déjà les connotations sont si nombreuses et évidentes que je n’ai pas besoin de les marquer), des timbres assermentés, des tambours rugueux, des lenteurs monotones, des chants azurés, des chaleurs soyeuses, des nuances épaisses ou des roses stridents.

J’avais fait une activité synesthesique décrite au tout début de ce site où l’élève devait dessiner sur un poème symphonique et je travaille en ce moment sur le corps et le sonore, ce procédé peut s’étendre à toute une palette d’activités en ce sens.

La liste est évidemment non exhaustive et de nombreuses autres activités peuvent en découler.

Kadaboum

Cette idée vient directement de mes élèves, d’une sixième que j’ai le vendredi après-midi, ils ont nommé eux-mêmes l’activité.

Je ressors de ce cours souvent épuisé tant la diversité des profils de la classe est importante. Aujourd’hui ils m’ont fait une blague : ils m’ont demandé si on disait je « mourus » ou je « mourrai » au passé simple. Ne comprenant pas, ils m’ont dit de dire « mourrez ». Et là, ils se sont tous affalés d’un coup !

https://vimeo.com/104339262

Je remplacerai cette photo de gestes communs d’un groupe pour illustrer le kadaboum, par ceux de la classe la semaine prochaine

 

En une fraction de seconde, je me suis senti détenteur d’un pouvoir étrange, très intense et sain, puisque je n’étais que le déclencheur d’un mouvement prévu par eux. Comme une commande consentie. Ils avaient préparé un acte artistique, une chorégraphie collective dont le spectateur est le héros, car il n’a que le code décidé par le groupe qui lui est le véritable créateur.
J’ai adoré cette sensation, cette idée. Aussitôt, j’ai divisé la classe en ilots afin qu’ils puissent créer d’autres actions de ce type. On a eu droit à du « vomi » ( le charme de l’authenticité … ), s’échapper du cours (ils sont revenus) , des Oyuken (boules de feu imaginaires), des phrases japonaises (très rapides) issues de manga , des gestes variés (souvent des dab) .
Une élève avant de passer avec son groupe me demande de lui répondre «  ben oui comme d’hab » lors de la présentation. Avec son groupe prêt, immobiles ou en faisant semblant de faire autre chose, elle se retourne vers moi et me demande « ça va aujourd’hui, M’sieur ? » …
Après ma reponse , leur groupe fait… un dab …
Heureux de leur créativité inspirante, je leur dis que l’an prochain on fera une activité avec leur idée, ce qui ne manque pas de provoquer leur enthousiasme…

Du coup cette idée peut devenir :

  • Une performance littéraire : chaque phrase entraîne un mouvement, il suffit de cacher la consigne dans un texte. D’après les mouvements, on peut aussi retrouver le texte correspondant après.
  • Une performance musicale : comme un soundpainting inversé dont les compositeurs sont les performeurs et non le chef d’orchestre, plusieurs gestes entraînent des sons, des rythmes des élèves.
  • Une performance double en co création inter groupes entre musique et littérature
  • Une performance chorégraphique, de façon évidente
  • Un moyen de peindre les mouvements et ainsi de se rendre compte des structures des morceaux, comme avec des légos ou une partition graphique à colorier
  • Un apprentissage des gestes de direction d’ensemble
  • Un morceau muet, comme un art de la fugue gestuel, les eleves imitant des instruments
  • Un ajout à la pédagogie Dalcroze, cumulé avec une écoute, où les élèves peu à peu obéissent à des codes sonores pour s’approcher d’une compréhension des paramètres du son (vitesse, durée,hauteur etc)

Merci à mes élèves pour cet outil étonnant d’intensité

Intersubjectivité

Le concept existe déjà, Kant le définit par la faculté de prendre en considération la pensée d’autrui dans sa propre pensée.

Golse approche ce phénomène par des noyaux de pensée. Popper définit l’intersubjectivité comme la base des connaissances dans le constructivisme. Gadamer emploie le terme d’horizons, terme tout à fait savoureux, qui se fusionnent dans le langage dans une croissance partant d’une description, d’un contrôle, pour arriver au particulier de la pensée et le langage.

Il m’apparait que dans des activités qui se basent sur une découverte empiriste du monde, il est nécessaire de penser cette relation à la réalité. Proposer une réalité à un humain quel qu’il soit m’apparait déjà assez prétentieux. J’écris ces lignes sans m’extraire d’ailleurs de cette prétention bien sur.

Cette prétention peut être créditée par un système de sélection culturel ou social , comme une lumière relative sortie du chaos.

Mais j’aime à croire aussi Platon et penser à un monde des idées comme un égrégore indépendant de son propre créateur, attendant de surgir comme un génie de la lampe, tapis dans les ombres indicibles.

Sorti de la croyance et de l’intuition, il reste que l’idée en soi ne s’appréhende pas , selon mes propres observations, comme une vérité absolue mais comme une tension qui se réalise par la création ou la construction.

Plus simplement, j’observe que toutes nos tensions internes se résolvent quoi qu’il nous en coute de les retenir, alors autant le faire dans une construction nécessaire aux autres ( et donc à soi par effets initiateur et rétroactif ).

Si nos réflexions naissent de ces tensions, si d’une dualité mouvante nous « pensons », il m’apparait utile dans les activités de débats inhérentes à nos fonctions de faire réfléchir et argumenter les élèves, de créer un outil intellectuel pouvant les amener à construire de et par ces tensions et non à les opposer.

Cet outil est la carte d’intersubjectivité. Elle peut se décliner en ilots dans un résumé organisé, une mindmap rigide, à l’image du nombre de ceux qui la composent.

Le but de cette carte est de signifier à chacun que l’adjonction des idées peut mener à une compréhension du monde étendue, mais surtout à une compréhension de la compréhension du monde. Plus qu’une carte de connaissance du monde (musical) c’est une carte de connaissance de ses propres filtres d’observation. Connais toi toi-même et …

J’ai limité l’échelle d’investigation de l’idée à 5 étapes, qui me paraissent facilement manipulables par l’esprit. J’ai ainsi défini l’idée par deux causes et deux conséquences.

Une idée a une cause qui a elle-même une cause.

Une idée a une conséquence qui a elle-même une conséquence.

Par exemple lors d’une écoute d’une oeuvre, on pose une question ( ou on fait trouver les questions et les réponses avec la méthodologie des CQQCOQP / 5W ) , du genre « où se passe la performance musicale ? »

Réponse : un concert enregistré

Cause de l’idée : on a enregistré le concert pour capturer un instant unique

Cause de la cause : on ne peut le faire que depuis l’invention et la popularisation de l’enregistrement

Conséquence de l’idée : le lieu influence l’interprétation

Conséquence de la conséquence : les lieux de diffusions changent et sont en inter influences avec les oeuvres (acoustique architecturale par exemple)

Chaque niveau présente des milliers de réponses possibles mais dans une seule réponse principale seulement quelques niveaux sont sous-entendus. On peut le schématiser sous forme d’idées qui s’engendrent.

La fusion de ces niveaux va donner une multiplicité de réponses relatives à chacun. Et bientôt, il y aura dans chaque réponse la conscience d’un aspect relatif.

Cela peut provoquer l’intérêt pour autrui et la recherche non pas d’une vérité absolue mais la recherche des points de vues d’autrui. Par exemple ici en ilots de 5 personnes.

Ce n’est pas la réponse attendue qui prévaudra mais l’interprétation de la réponse, qui signifie le parcours de la personne qui répond.

Ici un exemple de minimap rigide avec 5 ilots de 5 personnes

Chacun pourrait voir toutes les relativités de toutes les idées en une carte.

J’ai testé ce système il y a peu, je n’ai pas encore de conclusion. Je me suis testé moi-même par contre avec ce point de vue , je le pratique parfois avec beaucoup de plaisir. Cela a tendance à accentuer mon écoute de l’autre, bien que je sois naturellement porté sur le discours.

J’ai aussi testé sur moi une forme de temporalité totale, c’est à dire envisager chaque chose et chaque discours dessus avec le point de vue que tout à une naissance une existence et une mort. L’exercice est difficile mais intéressant. C’est un concept adjacent à l’intersubjectivité que je développerai peut-être un jour.

J’adresse des remerciements sans bornes à mes amis #edmus très chers Anne-Claire, Damien et Philippe qui m’aident grandement , indispensablement, à développer ces concepts.

Carte mémorielle multiple de fin de ludification

Dans le but de retenir au mieux une ludification de séquence et avant (ou à la place de ?) une formalisation proposée sous une forme ordonnée et traditionnelle, je propose une démarche complexe dans le sens de multiple, une démarche cyclique dans sa finalité mais qui peut évidemment se remplir dans tous les sens. Un plan de travail sommatif en somme, dirigé uniquement vers l’élève.

Je remercie vivement @arrizabalazik dont la démarche ludique est extraordinaire et @davidlemusico79 dont le foisonnement d’idées est impressionnant pour avoir largement contribué à la création de cette idée !

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J’en distingue pour l’instant, car ce n’est qu’un prototype, 4 étapes, symbolisées par les éléments habituels de notre culture, dans l’ordre : Terre, Air, Eau, Feu
Terre : le chaos des idées , on y dépose ses graffiti, mots, phrases, dessins et gribouillages la volée.
Air : les différentes mindmap proposées sur ce site et celle de l’intersubjectivité qui donnera l’occasion d’un article ultérieur spécialement dédié à cette notion (une mindmap commune à un groupe qui fait sens, mais pour soi en résumé).
Eau : 3 questions phares qui réunissent un aspect notionnel, citoyen et organisationnel.
Organisation et méthodologie – Quelle est la règle ( ou les règles ) du jeu ?
Transmission des savoirs inhérents à l’edmus – Quel est le but du jeu ?
Vie de groupe et citoyenneté – Qu’est-ce qu’on gagne ? , cette question est sous tendue par l’aspect ouvertement coopératif des jeux proposés sur ce site et des organisations de jeux.
Feu : un mindpalace pour l’aspect mentalisation, qui à terme, pourra être réalisé je l’espère avec un peu de pratique, en même temps que les autres étapes, ce qui conduira une démarche proche de ce que les neurosciences peuvent apporter comme éclairage sur la mémorisation.
Le mindpalace ou palais mental, est une mentalisation des notions sous forme d’associations dans un lieu familier ou imaginaire. Chacun chez soi ayant dans son environnement proche des objets ou des lieux communs à tous (pièces d’une maison, cuisine, salle de bain, rue, plante, chaise, assiette etc.), l’association d’idée peut être permanente et réactivée à tout moment. Il suffit d’y ajouter mouvement ( un trajet habituel, des personnages qui bougent), des couleurs, des sons, des formes, des odeurs, des goûts etc pour créer un gain de mémorisation conséquent. Revisiter son palais mental permet de réacceder facilement aux déclencheurs des notions.

Cette fiche étant très chargée graphiquement, je pense la proposer en exemple mais laisser une feuille blanche papier ou numérique ( ou autre support : poster, carton etc.)
J’en ferai des retours probables dans le temps.

Les hashtags émotionnels

Dans la gestion des ilots, il y a souvent des disputes, des freins, des longueurs et des incompréhensions. Ces parasites dans la communication entraînent douleurs et exclusions.
Si le système des ilots permutés présente l’avantage d’une plus grande malléabilité et une volonté de progression, il n’a pas pour ambition de résoudre ces conflits.
Le travail de la congruence ou encore de la CNV peut y pallier mais la structure manque en général afin d’en faire bénéficier le plus grand nombre, il faut donc une intervention rapide , interactive et presque sacralisée (dans un sens pétri de laïcité bien sur) afin qu’immédiatement n’importe qui puisse s’en emparer.
L’outil proposé est né à la suite d’une discussion avec une personne extraordinairement brillante ( je ne sais si elle souhaite être nommée ).
Ce sont les #emotionnels : des modes de communications qui mettent en avant des attentes, elles-mêmes traduisant des émotions.
Le but recherché étant d’éviter les blocages, les peurs, les rapports de force, les apriori, les fantasmes et les effets de groupe et d’exclusion.
Il fallait un symbole, le # représente sur les réseaux sociaux l’emoji sonore -souvent traductrice d’états intérieurs- me semble t il (ou pensée en voix intérieure quand on le lit).

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Utilisation :
Une idée est émise après le mode et hashtag
 » mode humour  » ou « hashtag humour » : « non mais allo quoi c’est quoi cette idée »
« mode cogito : je pense que cela peut aider à fluidifier les conversations sans qu’aucune opinion ne soit détruite »

Comme l’utilisation de ce système a pour but d’être manipulée par chacun, j’ai créé quelques cartes à plastifier ou à afficher (app Typorama).
Je teste ce système dans les débats et les ilots dès la rentrée.J’espere ajouter d’autres # relationnels au fur et à mesure des idées des #edmus ou de ma propre expérience.

Voilà les cartes séparées :

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Alphabet d’engendrement symbolique

Par soucis de rapidité de réactivation des comportements , des gestes ou des attitudes qui impliquent ou facilitent l’acquisition de compétences, il m’a semblé nécessaire de créer un alphabet de symboles qui pouvait résumer ces attendus en musique. De plus, l’accumulation des comportements m’a semblé, comme l’accumulation et la précision des gestes dans le jeu musical, être en mouvance constante, dans une élaboration à la fois personnelle et guidée.

Ce travail est encore à l’état de prototype, j’ignore s’il va être efficace ou pas. La profusion d’icônes et la puissance du logo aujourd’hui est incontestable. Le repère graphique a toujours existé. La main guidonnienne est pour l’éducation musicale, le repère le plus connu après le système mensuraliste de transformation graphique d’une idée ou d’un son. Quid des attitudes ? Voilà la nécessité de cet alphabet, sous licence CC fermée encore à ce stade.

C’est un alphabet symbolique et à ce titre il ne peut être efficace que dans un contexte, un espace socio-culturel. C’est à dire qu’en soi il ne représente rien mais une fois transmis, il permet une réflexion sur le corps.

Il pourra avoir, si jamais son efficacité de réactivation me semble pertinente, une métamorphose en geste chorégraphié à l’image du T’ai Chi ou/et une portée en signes de la main. Le procédé analogique pourrait évidemment s’étendre au son, surtout dans la transformation des formes comme développé dans cet article

En voici les premières planches. Elles sont construites sur le principe de la fleur de vie qui m’appelle graphiquement par la portée de distorsion (ou de réalisme, c’est selon) de l’espace qu’elle évoque.

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Ces symboles pourront être placé sur un cours pour que l’élève seul puisse réactiver des comportements, toujours dans le but d’asseoir une autonomie. La combinaison de symboles peut donner ce genre de choses :

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Un immense merci à @damienrennes @PhmLemoine et @acscebalt pour leurs discussions d’une aide inestimable et leurs inspirations toujours d’une haute pertinente dans la construction de cette idée un peu décalée a priori peut-être mais je pense nécessaire.

Beatbox

Un outil de création de phrases en beatbox . À terme il faut enlever les voyelles dans la prononciation. Il s’insererait davantage dans une démarche explicite mais marche aussi dans l’implicite , je viens de le tester chez moi sous ses deux formes de transmission. Il a donc sa place en document dans une classe inversée en edmus et il s’étoffera de documents autour des percus corporelles et de l’appareil phonatoire dans une activité de cours.

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Comme toujours , merci aux formidables #edmus pour leurs conseils et idées permanents ! Quel plaisir de bosser avec des encouragements et des conseils , ça donne des ailes !

Aide à la construction de séquence

Un outil de construction-algorithme d’après ce que je comprends des différentes formes d’entrées dans un cours. Je l’ai fait pour moi, pour m’aider et aider aussi ceux comme moi qui envisagent toutes les entrées péda comme des richesses multiples et non des absolus dogmatiques. Ça marche avec ou indépendamment de toute réforme et c’est comme toujours à destination de l’edmus.

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Congrès de l’APEMu 2016

mindlyDemain commence le congrès 2016 de l’Apemu, l’association des professeurs d’éducation musicale ( vous trouverez sur le lien le programme animé particulièrement par de nombreux et talentueux #edmus ) dont je suis adhérent. J’aurai l’honneur et le plaisir d’y animer un atelier composite autour de mon expérience de la ludification avec mes éléments de réflexion autour du numérique et de l’évaluation.

La teinte que j’espère faire passer sera la même que celle de mon site, c’est à dire une incitation au cheminement personnel construit grâce aux échanges et ajustements permanents, ainsi qu’une possibilité à chacun d’être l’ingénieur de sa propre pédagogie en fonction du respect des paramètres officiels et de sa stratégie personnelle.

Voilà des documents qui, je l’espère, illustreront de façon aidante mon témoignage.

Ludifier une taco en edmus

Ludifier une taco en edmus 2

 

 

Les ilots permutés

 

EDIT important en bas de page

Le système des ilots par rôles (ou ilots ludifiés) est maintenant devenu une habitude pour les élèves. Avec le recul nécessaire à son utilisation, je lui trouve des forces et des faiblesses :

Forces :

  • il encourage les élèves dans l’autonomie
  • il permet à chacun de participer à l’élaboration d’un travail complet dans le cours
  • il permet de sélectionner soi-même ses propres qualités de travail
  • il donne de l’importance dans l’action, importance répercutée dans l’approche du travail par l’élève et dans son utilité dans l’école
  • il permet par l’interface du rôle, une distanciation positive vis à vis des émotions des élèves
  • il implique la collaboration, l’entraide
  • il réduit au groupe de travail l’influence positive ou négative des élèves auxquels d’autres s’identifient
  • il favorise le sentiment de réussite par la performance des responsabilités, qui crée à son tour le plaisir de travail
  • il n’isole pas les rôles contrairement aux apparences puisqu’en situation les élèves concourent en général tous au travail

Faiblesses :

  • il ne permet pas la prise de position autonome absolument, il y a toujours des ilots dans lesquels se retrouvent des élèves réfractaires à l’activité et qui peuvent entrainer les autres dans un côté improductif.
  • tout l’aspect d’un travail, si le rendu est collectif, n’est pas toujours vécu ni développé par chacun. L’intérêt de l’individualisation trouve sa limite dans la répartition des tâches.
  • les élèves qui comprennent le sens de l’énoncé se retrouvent parfois inhibés au sein du groupe avant mon arrivée et le groupe stagne, même si j’ai refait l’énoncé de façon beaucoup plus claire (je refais les énoncés souvent ou je les énonce parfois plusieurs fois quand, après retour des élèves, je ne les estime pas suffisamment clairs).
  • il ne permet pas l’émergence d’une volonté d’apprendre pour certains élèves. Je pense et constate que le système est efficace, mais il y a toujours une frange d’élèves (pas toujours les mêmes d’ailleurs) qui ne s’implique que trop peu par inaction et du coup peuvent répandre au groupe par l’expression passive d’une opposition dont il ne m’appartient pas souvent d’en déceler la cause, une lenteur de travail pour le groupe.

En essayant de garder les forces du système et d’en amoindrir les faiblesses, voilà ceux que j’essaye en ce moment , chaque rôle est pensé pour être dédoublé (il peut y avoir 2 mêmes rôles dans des groupes de 5 ou plus),  l’inclusion du numérique n’est absolument pas obligatoire, pouvant être facilement détournée ( le gardien du temps se transformant en « crieur » par exemple), chaque rôle pouvant enfin se transformer en s’adaptant à l’activité comme dans les îlots ludifiés tels que je les ai conçus :

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Le Reporter est une adaptation de l’ambassadeur qui implique que l’autoévaluation ( de façon surtout quantitative, mais aussi qualitative et structurelle) est pensée par le groupe avant la formulation du travail lors des étapes. Ce rôle peut toujours se conjuguer avec d’autres et s’adapter aux circonstances de l’activité.

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Le Manager est une adaptation du Gardien du temps et de l’Ambassadeur (voir plus loin) qui inclut tous les rôles possibles et la gestion des rôles de chacun. Il a aussi le devoir important de pouvoir décider si un rôle est utile ou non au travail du groupe et de le répartir à nouveau. L’élève qui incarne ce rôle doit s’attendre à tirer parti de sa polyvalence. Il favorise aussi l’autoévaluation structurelle.

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Le Chercheur est une refonte du Scribe et du Journaliste avec la dimension de l’organisation et de l’évaluation qualitative. Il implique les notions d’écritures numériques ou non-numériques. Il peut aussi très facilement se décliner.

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C’est une déclinaison du Gardien du Temps, de l’Espion et du Journaliste. Par sa gestion du temps il permet la fin du travail. Par ses déplacement il permet au groupe d’accéder à un « temps lisse » de travail nécessaire lui aussi à la réflexion. Il a une responsabilité organisationnelle afin de gérer le « hors-temps » mais plus concrète que le Chercheur. Il doit écrire sur un support à la disposition de tous les recueils des informations qui m’ont été demandées en permettant un « temps figé ».

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C’est un nouveau rôle qui peut s’inclure ou non, c’est un rôle particulier, non pensé et nécessairement non défini. C’est le regard extérieur, absent ou présent. C’est le vide qui crée le plein, la cellule qui se réorganise pendant que les autres reprennent le flambeau, celui qui permet par son absence que d’autres soient présents , qui indique aussi aux présents qu’ils seront absents peut-être une autre fois. C’est l’élément qui peut faire émerger l’inattendu aussi et relancer l’induction dans une autre direction.

Ces rôles impliquent donc une nouvelle organisation en réponse à leur création. J’ai envie de nommer cette organisation les « ilots permutés » :

A chaque bilan, le groupe peut changer son organisation et par l’intermédiaire du manager refondre l’organisation de chacun. En créant le rôle de l’espion qui bougeait dans la classe, je me suis rendu vite compte que beaucoup d’élèves incapables de se concentrer physiquement devenaient soudain acteurs du savoir et du travail. Avec celui du journaliste, que des élèves qui avaient besoin juste de ma présence rassurante ou canalisante pouvaient confirmer leur pensée et repartir au travail avec une nouvelle dynamique. Avec la création d’un rôle polyvalent et d’un rôle vide, j’espère arriver à entrainer encore d’autres élèves à considérer leur place au sein du groupe et à pouvoir en changer positivement, constructivement de façon à faire émerger en eux comme l’intitule Xu Yi (une compositrice dont j’aime beaucoup les oeuvres) « le plein du vide ».

EDIT

Après une utilisation des îlots permutés j’ai encore modifié ce système. Il s’avère que le retour sur la méthodologie de travail est vraiment très efficace et permet à l’élève de vouloir se dépasser afin d’accéder à des travaux de plus en plus difficiles. C’est un réel bonheur. Par contre je n’aime pas du tout l’effet du veilleur , je crois qu’il accentue les disputes et les mises à l’écart. Je décide de modifier sa mise en fonction :

le veilleur est un rôle unique par groupe qui peut se décider uniquement par la personne elle-même. C’est à dire que personne d’autre que la personne concernée ne peut se mettre veilleur. Les autres rôles n’ont pas le droit de lui parler pendant ce temps et lu une peut parler aux autres rôles. Le veilleur reprend donc son rôle précédent une fois le temps de veille accompli et un autre peut alors devenir veilleur s’il le souhaite.

Ce qui implique qu’il sort d’une évaluation de collaboration. Il peut y revenir quand il le souhaite. Cela implique aussi qu’il est obligatoire de coopérer quand on est dans des rôles actifs.

Je pense que le rôle du gardien du temps / espion peut se conjuguer et se scinder pour les ilots de 5 personnes. dans ce cas là les anciennes fiches des ilots ludifiés peuvent correspondre très bien.

Nouvelle fiche du Manager :

Manager 2

Nouvelle fiche du Veilleur :

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tous ces noms sont bien sur génériques, les fonctions s’adaptent aux activités.