Beatbox

Un outil de création de phrases en beatbox . À terme il faut enlever les voyelles dans la prononciation. Il s’insererait davantage dans une démarche explicite mais marche aussi dans l’implicite , je viens de le tester chez moi sous ses deux formes de transmission. Il a donc sa place en document dans une classe inversée en edmus et il s’étoffera de documents autour des percus corporelles et de l’appareil phonatoire dans une activité de cours.

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Comme toujours , merci aux formidables #edmus pour leurs conseils et idées permanents ! Quel plaisir de bosser avec des encouragements et des conseils , ça donne des ailes !

Aide à la construction de séquence

Un outil de construction-algorithme d’après ce que je comprends des différentes formes d’entrées dans un cours. Je l’ai fait pour moi, pour m’aider et aider aussi ceux comme moi qui envisagent toutes les entrées péda comme des richesses multiples et non des absolus dogmatiques. Ça marche avec ou indépendamment de toute réforme et c’est comme toujours à destination de l’edmus.

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Congrès de l’APEMu 2016

mindlyDemain commence le congrès 2016 de l’Apemu, l’association des professeurs d’éducation musicale ( vous trouverez sur le lien le programme animé particulièrement par de nombreux et talentueux #edmus ) dont je suis adhérent. J’aurai l’honneur et le plaisir d’y animer un atelier composite autour de mon expérience de la ludification avec mes éléments de réflexion autour du numérique et de l’évaluation.

La teinte que j’espère faire passer sera la même que celle de mon site, c’est à dire une incitation au cheminement personnel construit grâce aux échanges et ajustements permanents, ainsi qu’une possibilité à chacun d’être l’ingénieur de sa propre pédagogie en fonction du respect des paramètres officiels et de sa stratégie personnelle.

Voilà des documents qui, je l’espère, illustreront de façon aidante mon témoignage.

Ludifier une taco en edmus

Ludifier une taco en edmus 2

 

 

Les ilots permutés

Le système des ilots par rôles (ou ilots ludifiés) est maintenant devenu une habitude pour les élèves. Avec le recul nécessaire à son utilisation, je lui trouve des forces et des faiblesses :

Forces :

  • il encourage les élèves dans l’autonomie
  • il permet à chacun de participer à l’élaboration d’un travail complet dans le cours
  • il permet de sélectionner soi-même ses propres qualités de travail
  • il donne de l’importance dans l’action, importance répercutée dans l’approche du travail par l’élève et dans son utilité dans l’école
  • il permet par l’interface du rôle, une distanciation positive vis à vis des émotions des élèves
  • il implique la collaboration, l’entraide
  • il réduit au groupe de travail l’influence positive ou négative des élèves auxquels d’autres s’identifient
  • il favorise le sentiment de réussite par la performance des responsabilités, qui crée à son tour le plaisir de travail
  • il n’isole pas les rôles contrairement aux apparences puisqu’en situation les élèves concourent en général tous au travail

Faiblesses :

  • il ne permet pas la prise de position autonome absolument, il y a toujours des ilots dans lesquels se retrouvent des élèves réfractaires à l’activité et qui peuvent entrainer les autres dans un côté improductif.
  • tout l’aspect d’un travail, si le rendu est collectif, n’est pas toujours vécu ni développé par chacun. L’intérêt de l’individualisation trouve sa limite dans la répartition des tâches.
  • les élèves qui comprennent le sens de l’énoncé se retrouvent parfois inhibés au sein du groupe avant mon arrivée et le groupe stagne, même si j’ai refait l’énoncé de façon beaucoup plus claire (je refais les énoncés souvent ou je les énonce parfois plusieurs fois quand, après retour des élèves, je ne les estime pas suffisamment clairs).
  • il ne permet pas l’émergence d’une volonté d’apprendre pour certains élèves. Je pense et constate que le système est efficace, mais il y a toujours une frange d’élèves (pas toujours les mêmes d’ailleurs) qui ne s’implique que trop peu par inaction et du coup peuvent répandre au groupe par l’expression passive d’une opposition dont il ne m’appartient pas souvent d’en déceler la cause, une lenteur de travail pour le groupe.

En essayant de garder les forces du système et d’en amoindrir les faiblesses, voilà ceux que j’essaye en ce moment , chaque rôle est pensé pour être dédoublé (il peut y avoir 2 mêmes rôles dans des groupes de 5 ou plus),  l’inclusion du numérique n’est absolument pas obligatoire, pouvant être facilement détournée ( le gardien du temps se transformant en « crieur » par exemple), chaque rôle pouvant enfin se transformer en s’adaptant à l’activité comme dans les îlots ludifiés tels que je les ai conçus :

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Le Reporter est une adaptation de l’ambassadeur qui implique que l’autoévaluation ( de façon surtout quantitative, mais aussi qualitative et structurelle) est pensée par le groupe avant la formulation du travail lors des étapes. Ce rôle peut toujours se conjuguer avec d’autres et s’adapter aux circonstances de l’activité.

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Le Manager est une adaptation du Gardien du temps et de l’Ambassadeur (voir plus loin) qui inclut tous les rôles possibles et la gestion des rôles de chacun. Il a aussi le devoir important de pouvoir décider si un rôle est utile ou non au travail du groupe et de le répartir à nouveau. L’élève qui incarne ce rôle doit s’attendre à tirer parti de sa polyvalence. Il favorise aussi l’autoévaluation structurelle.

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Le Chercheur est une refonte du Scribe et du Journaliste avec la dimension de l’organisation et de l’évaluation qualitative. Il implique les notions d’écritures numériques ou non-numériques. Il peut aussi très facilement se décliner.

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C’est une déclinaison du Gardien du Temps, de l’Espion et du Journaliste. Par sa gestion du temps il permet la fin du travail. Par ses déplacement il permet au groupe d’accéder à un « temps lisse » de travail nécessaire lui aussi à la réflexion. Il a une responsabilité organisationnelle afin de gérer le « hors-temps » mais plus concrète que le Chercheur. Il doit écrire sur un support à la disposition de tous les recueils des informations qui m’ont été demandées en permettant un « temps figé ».

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C’est un nouveau rôle qui peut s’inclure ou non, c’est un rôle particulier, non pensé et nécessairement non défini. C’est le regard extérieur, absent ou présent. C’est le vide qui crée le plein, la cellule qui se réorganise pendant que les autres reprennent le flambeau, celui qui permet par son absence que d’autres soient présents , qui indique aussi aux présents qu’ils seront absents peut-être une autre fois. C’est l’élément qui peut faire émerger l’inattendu aussi et relancer l’induction dans une autre direction.

Ces rôles impliquent donc une nouvelle organisation en réponse à leur création. J’ai envie de nommer cette organisation les « ilots permutés » :

A chaque bilan, le groupe peut changer son organisation et par l’intermédiaire du manager refondre l’organisation de chacun. En créant le rôle de l’espion qui bougeait dans la classe, je me suis rendu vite compte que beaucoup d’élèves incapables de se concentrer physiquement devenaient soudain acteurs du savoir et du travail. Avec celui du journaliste, que des élèves qui avaient besoin juste de ma présence rassurante ou canalisante pouvaient confirmer leur pensée et repartir au travail avec une nouvelle dynamique. Avec la création d’un rôle polyvalent et d’un rôle vide, j’espère arriver à entrainer encore d’autres élèves à considérer leur place au sein du groupe et à pouvoir en changer positivement, constructivement de façon à faire émerger en eux comme l’intitule Xu Yi (une compositrice dont j’aime beaucoup les oeuvres) « le plein du vide ».

 

Fiches d’aide : Le but c’est le chemin

Optant pour Goethe paraphrasant Confucius, le titre de ces fiches d’aide consiste en la description de la démarche même de la considération de l’échec, pour l’enseignant qui a déjà tenté une mise en pratique mais qui n’a pas réussi la première fois (ah bon , c’est possible ça ?).

J’ai failli les appeler  » Pourquoi ça ne marche pas » ou  » On ne lâche rien » mais les amis d’ #edmus m’ont proposé avec justesse de penser le titre positivement, merci à eux aussi pour leur relecture !

Ces fiches sont des outils d’aide sur les mises en place de directions pédagogiques particulières en #edmus. Combien de fois les activités proposées sur ce site ont dû être revues et le sont encore… Il n’y a pas d’essais sans erreurs et la seule façon de ne pas se planter c’est de ne rien faire. Comme aussi je pense que la modélisation n’est que la première étape d’une appropriation de sa pédagogie, comme je crois qu’il y a autant de pédagogies que d’enseignants, la réflexivité de l’outil me semble incontournable.

La classe inversée en Edmus

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Les îlots ludifiés en Edmus

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La ludification en Edmus

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J’en rajouterai peut-être au fur et à mesure, et (merci de l’idée ô formidables @EdmusTech et  @damienrennes ) probablement aussi destinées aux élèves.

Retour à l’écrit

La visée que je m’efforce de suivre consiste en l’indépendance vis à vis du numérique quand il ralentit ou dépouille d’une réflexion personnelle. C’est à dire que j’essaye de doser son usage par rapport à une introspection nécessaire.

Le problème est qu’il m’est bien difficile de dissocier un moyen d’une fin : le moyen engendre de nouvelles fins qui engendrent à leur tour de nouveaux moyens, il en a toujours été ainsi ai-je l’impression. Ainsi, le numérique participe à la modification du point de vue sur le monde, et réoriente même la façon de penser dans une remodélisation globale ou particulière. Nous avons basculé déjà dans ce monde depuis plus de 40 ans (1971 Intel) et très nettement depuis 20 ans (1990 création du www ; sans compter la façon dont le numérique s’est développé, créé, formé, qui est indissociable et issu d’une façon de vivre bien plus ancienne encore), ce qui crée un paradoxe total je crois : nous pouvons nous réjouir de ces modalités ou au contraire nous en indigner, il reste que tout concourt à l’utilisation de la façon de penser numérique : notre journée est séquencée en étapes courtes, remplies absolument comme si le vide était une horreur à fuir, la signalétique des routes, des commerces, des menus, des prix dans les commerces, des publicités associe un élément à un autre dans une inhibition propice au réflexe mais pas à la réflexion ( dans un sens de retour sur soi).

Avec une amie collègue, nous avons essayé, dans des « siestes musicales », de rompre avec ce non-temps personnel,  ce temps extérieur imposé. Avec des échauffements vocaux de type relaxation, avec la mentalisation en cours sur des concepts, avec une écoute où les élèves sont allongés, j’ai essayé aussi de revenir au temps pour soi, un temps interne.

Un des points de réflexion en ce moment de la team #edmus est de penser avec talent l’infographie des notions, merci beaucoup Damien le pro du sketchnotes @Damienrennes . J’ai envie d’y ajouter ma touche en revenant à l’écrit comme je l’avais fait dans les symboles, dans les objets en carton, dans les détournements de mindmap et avec les cartes de couleur. L’écrit avec stylo en tant que rendu final me paraît bien moins à propos que l’écriture numérique. Je préfère personnellement lire un imprimé ou un ebook avec une police égale, un texte calibré, qui me fera émerger le fond narratif d’un texte. L’écrit stylo en tant que trace d’une pensée me paraît au contraire très pertinent, qu’il soit sur feuille ou écran, car il impose un temps pour soi et permet un retour réflexif lent, propice à l’autocorrection. C’est ainsi que pour adjoindre au sphérier des outils méthodologiques je reviens vers une utilisation imitative du papier avec cette carte de comparaison d’oeuvres largement inspirée de celle, parfaite, de Béatrice @LaurierBeatrice  en lui adjoignant le CQQCOQP qui est un questionnement efficace je pense, pour l’avoir testé en classe bien souvent. J’ai utilisé ce système pour mes propres études, au lycée comme en fac, pour la musique comme pour d’autres matières, il est très efficace et connu de tous.

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Cette carte a pour fonction d’être reproduite au brouillon, sur papier ou sur écran avec stylet ( que je n’ai d’ailleurs pas dans mes cours, c’est loin d’être une priorité). Les couleurs de l’arc en ciel sont dans un but synesthésique de facilitation de la mémorisation. Chaque oeuvre a sa mindmap et les points communs sont au centre.

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Dans le même esprit, ces cartes de structures sont faites pour induire une méthodologie d’écriture rapide d’une structure. J’en avais fait l’expérience déjà en atelier, c’est aussi efficace, clair et rapide. Un élève note de simples traits comme une dictée à la volée pour symboliser la structure, ou des formes ou des couleurs s’il est à l’aise avec ces procédés. Vous avez à côté des noms des formes chaque fois des exemples d’écriture rapide.

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Les formes et les couleurs prennent leur sens davantage dans les structures complexes comme ici la forme sonate dans une sonate par exemple.

Toutes ces fiches sont donc des modèles de brouillon, laissées en cours, de façon à structurer la pensée par un codage complètement intégré et utilisé par le monde numérique, et qui n’est pas sans rappeler des formes symboliques médiévales (héraldique, vitraux, enluminures, codex scientifiques etc) dont je suis assez friand sans en être un spécialiste.

 

Le Sphérier : les hiérarchies d’autonomies

Complétant l’article précédent, voilà les 4 tableaux de hiérarchies d’autonomies. Au pluriel car j’ai pensé plusieurs types d’autonomie, surtout au niveau des catégories « chef-d’oeuvre » qui indiquent un dépassement de mon attendu.

Il y a 4 domaines dans les textes officiels et j’en ai rajouté un, volontairement non décrit puisqu’inconnu de moi, afin d’inclure le concept « d’erreur artistique » qui ne m’évoque rien de cohérent dans la discipline que j’enseigne, à part un oubli/ incompréhension de paramètre dans la réalisation d’un attendu, ce qui est inclus dans les autres tableaux de hiérarchie puisqu’ils seront validés et colorés en fonction de la validation des compétences s’y rapportant.

sphérier cycle 4 cc

La justification de l’existence de ce domaine inattendu est par la constatation de ce que je comprends des prédictions et des jugements sur l’impossibilité ou non de ce que peut ou non faire l’humain : bien des choses qu’on pensait impossibles se réalisent, bien des attendus qu’on croit logiques n’arrivent pas, des choses immuables changent et des choses muables restent figées. Je ne suis pas philosophe ni sociologue ni quoi que ce soit, ce n’est qu’un constat personnel à l’heure où j’écris ces lignes. Donc je laisse à l’élève une part d’inconnu, surtout inconnue de moi aussi, par ces étoiles qui révèleront ce qu’elles ont à révéler, si cela doit arriver.

hierarchie projet cc

Pour le reste, les cercles se remplissent ou pas en fonction de la validation ou non de la compétence associée au domaine concerné, en fonction aussi du type d’outil utilisé (rappel : un « outil » est un document/vidéo/programme/texte etc qui sert de support méthodologique). Je poursuis le but d’une autonomie vis à vis de l’outil, qu’il soit numérique ou non. Un instrument de musique n’est pas un outil, c’est un « instrument » et donc un objet faisant appel à une technique, à une intention, à un geste, à une multiplicité de cohérences interdépendantes; une tablette numérique ou un ordinateur ne sont ni des « outils » ni des « instruments » dans ce contexte là , ce sont davantage les applications, les programmes que je classe dans ces catégories.

hierarchie creation cc

Je remercie vivement l’équipe #edmus et mes proches qui m’ont aidé (et donc que j’ai embêté alors qu’il fait un soleil radieux) dans les appellations des 3 premiers cercles, car cela m’embêtait de laisser EXERCICE, DEVOIR, EXPOSÉ. Je ne voulais pas déprécier ces termes et en trouver de plus contextuels à l’art.

hiérarchie écoute cc

Ces tableaux de hiérarchie appellent de nouveaux outils méthodologiques qui feront probablement le sujet d’un article ultérieur. Mais ils concourent tous au même but, une autonomie et une incitation au dépassement.

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Comme d’habitude , ils sont tous sous licence cc, si jamais ça intéressait quelqu’un pour les utiliser, on ne sait jamais.

 

Le Sphérier : test et utilisation

sphérier cycle 3 ccAprès une année passée à utiliser cet outil de façon partielle et progressive, voilà les conclusions auxquelles je suis arrivé :

  • l’inclusion des intelligences multiples est favorable à l’apprentissage individuel mais il se trouve influencé par la pratique de groupe qui peut déstructurer les potentiels : beaucoup d’élèves choisissent en groupe le même outil que leurs camarades, outil qu’ils ne choisissent pas forcément quand ils sont dans d’autres groupes ou seuls, lors d’une évaluation sommative. Certains élèves s’adaptent d’eux-mêmes puisqu’ils choisissent de repasser cette évaluation avec soit d’autres groupes, soit d’autres outils. Il me paraît maintenant important à l’usage de varier bien davantage les supports en cours et de laisser libre le choix de l’élève face à son outil. La solution viendrait peut-être d’une variation de l’évaluation où je proposerai plusieurs modalités et chaque élève viendrait s’y insérer s’il le souhaite. J’espère que cette direction favorisera l’utilisation d’outils toujours plus vecteurs d’autonomie pour chacun.

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  • la fiche des sphères semble anecdotique à l’utilisation mais pour l’instant, le manque de maniabilité et le temps de consultation sont des paramètres que je dois repenser avant d’abandonner ce système. Je préfère le laisser en auto évaluation (voir plus loin). Par contre la classification me semble pertinente ainsi que la présence d’un domaine inconnu afin de considérer les réactions inattendues pourtant relatives au cours.

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  • la gradation d’autonomie marche très bien en ce sens où le système permet à bien plus d’élèves que je ne le pensais d’aller vers des créations inattendues et réjouissantes, ainsi que vers une visée de l’autonomie sans outils ou avec des outils exclusivement instrumentaux. La majorité des élèves tente souvent des « performances ». Faut-il que je repense le système de proposition des outils sur les padlet ? Je n’en sais rien, je préfère pour l’instant favoriser l’autonomie plutôt que la performance car je crois qu’il y a une forte liaison entre ces deux facteurs. Mais le fait de réussir pour être motivé existe, et favorise hélas la non prise de risque dans les évaluations sommatives. Cela reste un problème et je ne sais pas s’il est réellement de mon ressort. Peut-être qu’une piste viendrait par l’adjonction précise et pensée d’émotions positives dans les échecs en maintenant une frustration dégagée d’une peur paralysante de l’échec. Il faut encore que j’y réfléchisse. Ou maintenir un échauffement de type sophrologique adapté quelle que soit l’activité, plus court, plus ciblé.

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  • le système est très pratique pour les îlots par rôles de responsabilités mais inutile pour le tutorat : cette notion est complètement intégrée par les élèves, elle est intrinsèquement efficace. Donc le sphérier de tutorat n’est utile que pour moi afin que je puisse me remémorer en un instant qui est tuteur de qui.
  • ce système s’avère utile davantage en auto évaluation qu’en évaluation car l’élève peut s’il le souhaite et aussi par une incitation de ma part, varier ses outils de révision ou d’évaluation formative. J’ai donc repensé l’utilisation pour moi par un tableur sous Numbers ( tableur ). Cela est maintenant bien plus rapide qu’un tableur simple ou une feuille/cahier de bord.

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Ceci est le tableau type enregistré comme modèle. Chaque classe a son tableau. La lecture se déroule ainsi : les élèves sont sur les rangs de gauche. Les cases comprennent des étoiles ( 5 pour les 5 degrés d’autonomie), étoiles qui sont colorées (en fonction de l’ancien tableau de classification des outils à intelligences multiples de l’article précédent) et les cases sont colorées ( Vert clair : maîtrisé, vert foncé : acquis, orange : en cours d’acquisition, rouge : non acquis ).

Globalement, mes constatations influencées par mon envie et mon intuition de la pertinence de ce système, avec la direction de plus en plus nette d’aller vers des activités en plan de travail plus régulièrement (mais pas de façon permanente), m’ont fait repenser l’outil. En voilà sa nouvelle forme, moins axée sur des méta compétences qui croisaient les attitudes et les compétences disciplinaires, plus simple et adaptée à l’usage des nouveaux programmes par la nomination des domaines.

Un sphérier est gardé un an, dans sa nouvelle forme il sera distribué aux élèves de façon numérique , qui l’annoteront avec Skitch (application pour écrire sur des images) et conservé sur l’ordi de la classe. Une utilisation papier est tout à fait possible avec crayons de couleurs, les papiers seraient gardés dans la classe.

Je suis en train de construire un cours autour de Carmen (4èmes) en plan de travail avec le sphérier en posture centrale, j’en ferai un retour dans l’année je pense. Il y a plusieurs padlet , voilà une image de celui du débat.

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Et enfin un des tableau de hiérarchie d’autonomie qui chaque fois sont adaptés aux activités du cours proposées.

Hierarchie débat cc

 

Ce travail, dans le cadre des ludifications de cours organisées en îlots, a reçu le prix du public de l’évaluation au Forum des Enseignants Innovants de novembre 2016
Je crois que je ne réalise pas encore ce que ça représente, mais c’était un moment hors temps où ai rencontré des gens impressionnants de génie, de créativité et de modestie. Je pense sincèrement qu’on ne se rend pas compte du potentiel de créativité que chacun peut engendrer et je souhaite qu’un jour nous y soyons tous entraînés en tant que citoyens, que la créativité soit une compétence aussi importante que celles que nous pensons actuellement fondamentales.
A titre personnel encore, j’ai l’intime conviction que l’art peut jouer un rôle fondateur dans cette optique en entraînant une démarche créative étendue à tous les domaines de l’esprit, à l’instar de la recherche sur tous cycles d’apprentissage et accompagnée d’une démarche et d’une attitude humaniste, associée en ce moment au terme compris comme « bienveillance », regroupant empathie, indulgence, pardon, progression, plaisir, déculpabilisation, respect de soi, des autres, règles structurelles positives et nécessité de leurs respects, désir, espoir, connaissance, autonomie, incitation au dépassement de soi et exigence. J’enfonce sûrement des portes ouvertes mais je pense que l’art et donc la créativité , le jeu des combinaisons des possibles, apparaît comme une voie royale vers le soi et sa recherche de vérité, à l’image du gnotis seautön du temple d’Apollon de Delphes.

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Voilà le padlet présenté et décrit durant le forum

Fait avec Padlet

Les biowords

Dès que j’ai vu l’utilisation (ici) qu’en faisait la formidablement créative Marie Soulié (professeur de français à Orthez) , je me suis vite dépêché de l’imiter pour l’éducation musicale.

J’utilise souvent les wordclouds afin de résumer un texte, une impression d’écoute, de synthétiser des éléments de vocabulaire. Avec cet enrichissement de la photo, que j’utilise d’une autre manière avec mon amie/collègue prof de français V. Pergola en tant que support transfert calligramme / mixage dans une séquence sur le slam / poésie engagée, Ci7utc_WYAAcwkbj’y vois un moyen supplémentaire de retenir des éléments biographiques souvent difficilement digestes et pourtant nécessaires à toute réflexion ou observation chronologique, ou les réutiliser comme j’utilisais les wordcloud avant.

L’appli Ipad utilisée est wordfoto, il faudra guetter patiemment les occasions de gratuité de l’application comme il y en a souvent, sinon on peut sur PC avoir des effets équivalents avec Tagxedo, Wordle, ou Word-Mosaic de Imagechef.

En les faisant moi-même, j’ai constaté un potentiel de réactivation fort. Je suis séduit par l’analogie image-mots et par le nombre délibérément incalculable de notions pourtant indissociables du tout. Ces deux stimuli simultanés et tout à fait associés vont dans le sens d’une perception globale de l’objet d’étude, je pense tester avec les élèves en tant que créateurs bientôt. Je crois qu’il y aurait matière à repenser les frises chronologiques ou thématiques de cette manière mais c’est encore flou dans mon esprit, je pense à des vidéos de parcours de mots/dates/évènements, des BD de mots ou des trajets de mots/notions. Pour l’heure, voilà quelques essais personnels :

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Earmap

Earmap

Une autre mindmap un peu plus étendue cette fois, mais dont le but est d’être le plan d’un autre type d’outil que je créerai peut-être plus tard si cet outil s’avérait être insuffisant, ce que je présuppose.

La EarMap est un outil d’aide à l’identification d’instrument en classe inversée d’un point de vue prioritairement sonore. Il est destiné à être utilisé en association avec une musique et l’application gratuite Mindly ( IOS/And ).

Comme tous les autres documents de ce site , il est protégé par licence creative commons. Vous pouvez en voir la version aplanie en .pdf en cliquant ci-dessous :

EarMap

L’acquisition d’une culture instrumentale est le fruit dans une vie , d’une expérience de longue durée. Il faut des années pour affiner l’oreille et lui permettre de distinguer différents timbres, différentes couleurs. Et il faut aussi une connaissance conséquente des cultures, des époques, des techniques afin d’associer ces timbres à des instruments.

Traditionnellement, nous apprenons les sonorités des timbres par l’image. Quand nous en avons la chance ou l’opportunité, par le concert et encore plus rarement par l’apprentissage d’un instrument. Mais quid de l’apprentissage par la sonorité ? Combien de fois ai-je entendu que la contrebasse était un gros violon ? Et qu’il y avait du piano dans un concerto de Vivaldi ou un ballet de Lully ? Les réponses des élèves , sans les en blâmer un seul instant, étaient orientées soit par un automatisme de comportement, soit par une appréhension visuelle de l’identification sonore. J’ai donc le sentiment que l’apprentissage de cette compétence est freinée et non amplifiée par cette association, voilà comment est né cet outil.

Il m’apparaît important de préciser qu’utilisé sans contexte particulier, sans insertion dans une démarche globale, cet outil serait parfaitement insignifiant. Mais comme dans ma profession, la problématique de l’identification sonore revient en permanence, et que c’est un outil destiné à une pratique de la classe inversée, peut-être serait-il utile ?