Wallpaper notions

Suite de la série des wallpaper , de la même façon que les autres, création possible par les élèves . Il s’agit de trouver le chemin le plus direct afin d’arriver à la compréhension d’une notion technique.

Cela a déjà été fait plein de fois j’en suis sur, j’avais beaucoup aimé ce qui existait autour des parallèles entre architecture et structure ( forme ABA avec un château symétrique et ses deux ailes ) .

Si elles vous plaisent elles sont toutes en creative commons, réutilisation non commerciale .

  
    
    
    
  

   

  

  

  

  

  

 

   

  

  

 Les images et photos utilisées pour ces wallpapers sont toutes évidemment libres de droit ou déclarées comme telles sur internet. 

Les rôles dans les îlots

Carte des rôles correspondante aux activités proposées dans ce site

mindmap ilots

on peut les retrouver en utilisation ici :

Mais on peut, ou en tout cas j’ai appliqué ces rôles dans presque toutes mes activités de cours en navigant entre groupe classe et îlots ou encore travail collaboratif tutoré.

Merci à @LaetitiaFerrari de m’avoir donné l’idée de le publier sur internet et donc d’en faire un article pour s’y référer.

Wallpaper « titres d’œuvres »

La série des wallpapers continuant, j’essaierai probablement de leur faire créer le leurs à partir soit de notions musicales, vocabulaires techniques ou titres d’œuvres dans un premier temps, puis dans un second temps avec les titres qu’ils choisissent.

Cette activité pourrait aussi conclure une séquence par une synthèse personnalisée autour de la notion étudiée , ou servir d’outil de synthèse et/ou d’expression d’un ressenti autour d’un projet qui aborde une œuvre de manière détournée. Je n’en sais rien encore, mais c’est très amusant à faire, même si mes talents de poètes sont encore férocement à démontrer.  

    
    
    
    
  
    
 
    
  

Wallpaper « En musique j’ai le droit »

C’est en regardant une superbe affiche de @Romypartage (que je remercie vivement au passage pour sa création) autour de la confiance en soi pour les élèves de sa classe, que j’ai réalisé ces petites fiches. Elles sont à destination du site du collège partie éducation musicale, seront probablement dans des dossiers cloud de chaque élève. J’envisage d’en réaliser une affiche ou d’en imprimer et plastifier certaines mais surtout de les mettre en wallpaper sur les mini ipad dans la classe , en wallpaper sur l’ordi du bureau de ma salle (je change de fond d’écran toutes les semaines, parfois les élèves décident parfois c’est moi) et de les proposer sur leurs BYOD.

La partie concrète en cours sera d’en parler et d’en faire créer une par classe afin de solliciter les élèves dans l’implication des règles de vie commune. C’est aussi une direction possible pour l’EMC avec l’Histoire-Géo facile et rapide. On publiera sur le site ou dans un padlet de cours ainsi que sur la twittclasse les créations.

Réalisées avec Typorama (appli payante que j’ai téléchargée lors d’une opération de gratuité sur Ipad) mais on peut obtenir de magnifiques résultats avec Piktochart (online) en gratuit.

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Le Sphérier

La naissance de cet outil d’évaluation vient d’une posture différente concernant l’appréhension des compétences à acquérir en Education Musicale. Cet article est une réflexion et ne se veut aucunement péremptoire, novateur ou infaillible, comme d’ailleurs le principe « lab » / expérimental de ce site. Le sphérier est pour l’instant sur creative commons la plus fermée car il me faudra encore du temps pour l’éprouver et me confirmer ou m’infirmer sa pertinence.

Ayant soumis cet outil à supervision depuis quelques mois , je le teste depuis l’an dernier.

Mon très estimé collègue d’ #edmus @vleroux44 vient d’en réaliser avec un brio immense la concrétisation numérique et j’ai testé ce système avec quelques classes cette année, ce qui m’incite maintenant à expliquer son fonctionnement.

Ma très estimée collègue d’#edmus @zikmuable a grandement contribué dans son élaboration par un travail commun autour des îlots par rôles et du sphérier lui-même. Je lui ai pris sa forme finale, très inspirée aussi par l’excellent site méludia.

Les notes ne me posent pas de problèmes en soi tant qu’elle sont considérées (et je reprends le terme d’une amie-collègue) comme un curseur. C’est le concept de moyennes qui m’échappe et la considération du travail scolaire qui en découle, de même que l’unique visée d’une perfection d’un rendu attendu jugé par un expert lui-même issu de ce système qui me pose question, ce qui implique pour moi un nombre de paramètres important laissés de côté. D’abord des paramètres d’outils : avec quels outils intellectuels a-t-on réalisé tel travail ? L’outil utilisé influence-t-il le rendu ? Où est l’arbitraire dans l’évaluation d’une performance musicale ? Bref, qu’évalue-t-on et pourquoi ? Qu’est ce qui reflète dans la société le travail de l’école ? Je n’ai pas de réponses toutes faites à ces questions mais je ne peux m’empêcher de me les poser.

Les compétences ne me posent pas non plus de problème, les ceintures non plus. C’est la gradation face à un système fini qui me pose questions : comment évaluer une compétence (graduée ou non) ou dans un système de gradation externe (ceintures face à un projet/objectif) et que l’on a acquise une fois ? L’acquisition est elle définitive ? Est-elle rétroactive , que faire en cas d’oubli ? Comment estimer l’utilité d’une compétence face aux outils contemporains où le numérique va remplacer dans le pire des cas cette acquisition ? Où va se situer l’autonomie de l’élève ? Quel rôle avons nous à jouer professionnellement face/avec ces paramètres ? Le but d’acquérir des compétences qui sont elles aussi graduées ne remplace-t-il pas le chemin d’autonomie et la volonté de s’extraire d’un accompagnement ? Pourquoi le but de l’école est d’y rester ?

Alors peu à peu s’est dessiné un outil d’évaluation situé entre la compétence précise d’éducation musicale et le socle commun, un outil rétroactif visant l’autonomie, visant à se débarrasser de l’outil-même, un outil rétroactif prenant en compte l’inconnu en évaluant les outils intellectuels ou audio/physique relativement aux travaux/compétences attendus. Un « méta-outil ». Dans cet outil-parcours, la notion de progression reste présente, mais elle se situe vis à vis de l’outil utilisé dans la compétence attendue. Comme j’aime beaucoup les jrpg (Japanese role playing game), j’ai trouvé dans le sphérier de FFX (un jeu vidéo) beaucoup de pertinence dans la forme et l’adaptation de mes questionnements.

J’ai testé ce système cette année avec quelques classes tout en continuant le système traditionnel. Il apparaît qu’un programme dédié est ultra rapide dans son application puisqu’il faut simplement appuyer sur une sphère, comme on valide un qcm et c’est là le travail extraordinaire de @vleroux44 .

D’abord la finalité du sphérier :

sphérier principe

Des méta compétences à gauche qui reprennent les actes et directions créatives communes à toutes les compétences en éducation musicale insérées dans les activités de plus en plus complexes et reliées à droite. J’ai cherché des « fondamentaux », des « universaux » des compétences proposées par les programmes. Bien sur il n’y a rien d’exhaustif et ce n’est que mon point de vue dégagé de toute ambition de perfection. Il y aurait beaucoup à redire c’est très certain.

Ensuite les méta compétences explicitées

sphérier méta compétences

j’ai opté pour des petites icônes trouvées gratuitement sur un site dédié afin que rapidement un élève puisse s’y retrouver (et moi aussi).

Toutes les sphères. A gauche un récap des méta compétences qui intitulent les parcours du sphérier général, à droite les pastilles qui viennent se placer dans les mini sphérier de travail collaboratif et de tutorat.

sphérier pastilles

Les tuteurs sont des titres accordés en fin de trimestre ou des badges décernés en fin d’année. Chaque tuteur s’occupe de réexpliquer ou de mener un groupe lors des activités de cours. On peut être tuteur plusieurs fois dans l’année mais aussi l’être et ne plus l’être d’un trimestre à l’autre, à condition d’avoir validé des compétences attendues, soit dans le contexte de l’activité pour les tuteurs ponctuels d’élèves ( ils ne possèdent pas forcément toutes les compétences de la séquence ) soit plus largement pour les autres tuteurs.

En bas à droite , les rôles des îlots (voir article correspondant) .

Une explication ici. Un petit rond signifie qu’on a été dans ce rôle une fois, puis la taille du badge augmente pour s’insérer dans son sphérier au fur et à mesure de la pratique de ce rôle. Avec un cours hebdomadaire d’une heure, le sphérier badges des îlots est rarement rempli annuellement.

spherier explication badges

Donc au final, l’élève aurait ces symboles tout prêts

sphérier pastilles des sphères

Les couleurs à gauche symbolisent des outils avec des tendances sensorielles d’acquisition. C’est un détournement de la théorie des intelligences multiples. C’est une théorie qui me séduit car mon expérience fait que je suis bien incapable tout seul d’analyser si tel élève utilise telle forme d’acquisition ou tel moyen, alors que je me rends bien compte que la diversité des modes de transmission ainsi que l’apaisement des émotions de colère, de peur, de dégout (etc.) favorisent cette même acquisition. Classer des élèves en fonction de leur « type » d’intelligence m’apparaît être une erreur, un danger même, mais classer l’outil utilisé dans une mise à égalité totale des types d’intelligences me paraît être plus juste tout en favorisant la diversité recherchée.

Les pastilles s’intègrent dans des cercles de différentes tailles correspondants à l’autonomie attendue, le principe étant que moins l’élève se sert d’outils et/ou de ce que je peux lui apporter et que l’outil donc perd sa place principale, plus l’évaluation est importante/réussie/récompensée etc. En fait, plus l’élève sait se débrouiller sans l’outil (intellectuel/concret), mieux c’est. Je vais faire une comparaison très exagérée afin de clarifier ma pensée : si on pratique une aussi belle retouche photo avec un labo photo, voire avec des techniques de peintures hyperréalistes plutôt qu’avec le dernier IPomme 32′ et Colorshop , c’est mieux. Mais il faudra commencer par le méta-outil le plus complet pour comprendre les bases. C’est une forme inversée d’apprentissage des bases  (pour faire un trait d’humour illustratif). Pour illustrer plus précisément en éducation musicale : si on peut chanter avec le clip de l’artiste, c’est un outil complet. Mais si on peut chanter la même chose avec la même qualité en ne s’accompagnant que d’une guitare ou d’un clavier alors c’est mieux. Les compétences musicales se retrouvant alors en aide directe pour favoriser l’autonomie (conscience de la hauteur, des timbres, des rythmes etc.). Je ne les ai pas incluses dans le sphérier car ce sont des éléments tellement longs à acquérir dans des structures qui les visent (conservatoires , écoles etc) que chaque professeur peut prétendre en tant qu’expert à les évaluer dans sa propre matière suivant ce qu’on recherche. Et puis c’est un autre métier que de les former à devenir des virtuoses, un métier jumeau, très proche, mais pas le même que le mien.

Enfin ce que j’appelle un outil ici est un média/interface entre l’élève et l’objectif. Un playback est un outil au même titre qu’un programme de composition ou une « feuille » papier ou numérique de cours par exemple.

Voici donc l’ordre de la taille des sphères et donc de l’autonomie attendue.

taille des sphères

Les appellations « exercice » « travail » « exposé » etc. ne sont là qu’à titre illustratif pour surement très maladroitement traduire une pensée d’ordre complexe et relié des activités. Chanter sur un clip fait partie de l’ordre des « exercices » car l’outil est complet et donc la part de l’autonomie de l’élève moindre. Chanter en dansant ou transformer en slam une chanson rock tout en s’accompagnant au bouzouki ou avec un accompagnement créé avec table de mixage ou je ne sais quoi fait partie du chef d’oeuvre tant la part d’autonomie est importante.

Les couleurs signifient le type d’intelligence à laquelle l’outil est rattaché. Un playback avec paroles écrites (ce qu’on appelle un karaoke ) est rattaché par exemple au verbal. Un texte seul sur feuille est intrapersonnel. On peut combiner des couleurs de façon à créer des sphères comme un trivial poursuit (le jeu de plateau). Je n’ai pas de classification arrêtée encore, j’en ai testée plein, je n’ai pas assez de recul et de connaissances pour être de toutes façons catégorique sur quelque chose. Au moins, je sais que les outils utilisés par les élèves changent peu et je peux graduer l’outil (chanter sur un playback est plus facile qu’avec une feuille) ce qui m’incite à leur proposer de changer d’outil. J’ai remarqué que les outils que je classais dans visuel et verbal revenaient souvent dans leurs choix mais que les élèves et en particulier les élèves « singuliers » prenaient d’autres formes d’outils qui leur permettaient facilement d’acquérir la même compétence.

Voilà le sphérier maintenant avec d’abord les petits sphériers de travail collaboratif et de rôles

sphérier rôles et badges tutorat

celui de gauche :

  • colonnes = tuteur élève / groupe (taille variable entre 2 et 7 par exemple, ou plus facilement des îlots de 4-5) / classe entière
  • lignes = ponctuel / trimestriel / annuel (que l’on obtient en finalité)

celui de droite :

ce sont les rôles par îlots tels qu’envisagés cette année 2014-2015 dans mes cours. Petit rond = une fois etc.

Et le sphérier global, que l’on conserve un an

sphérier

le nom est à inscrire en haut à gauche.

Je répète bien que ce système est une expérimentation, que je ne possède aucunement une quelconque vérité et qu’il est destiné à évoluer (en fait, j’ai déjà pensé à quelques variantes) mais en voilà son principe de base. Je vais le retester cette année encore. Les retombées sont pour les élèves : une transcendance de la culpabilité et un amoindrissement de la peur dans l’échec fantasmé (puisque c’est l’outil ou le prof qui fait à sa place dans le pire des cas car à travers un travail c’est l’outil qui est évalué), une volonté d’accomplissement ( puisque le chef d’œuvre incarne une appropriation et un dépassement des consignes d’exercices), une simplicité ludique permettant l’autoévaluation ( on choisit des couleurs) , une diversité (l’outil est rétroactif : on se balade dans le sphérier en remplissant une sphère d’une taille et on peut la fois d’après remplir une taille différente d’un autre parcours) et une rapidité (encore plus avec un programme).

La vue eleve sur le cours avec les repères d’évaluation  :

  
  Extrait d’un padlet de cours
  


 
 

 

 

 

 

 

 

 

Un apprentissage à la lecture de la mindmap

Ce projet n’étant pas encore réalisé en situation, l’article sera surement modifié ultérieurement. Cet article est donc une prévision.

Suite à des discussions sur Twitter avec @zecalvin et @zikmuable, la nécessité d’un apprentissage de la lecture d’une mindmap peut se révéler intéressant afin de mettre en place des mécanismes d’activités coopératives au sein de la classe. Par la ludification de cet apprentissage, l’apprentissage pourrait se faire naturellement sans efforts et efficacement afin de palier à la difficulté de globalisation et de retours sémantiques constants qu’implique une mindmap non hiérachique.

Puisqu’en Education Musicale je vais utiliser et réutiliser des outils que j’ai créés l’an passé (earmap, timemap, sphérier) ,ou réutilisé (mindmap de synthèse de cours ou d’analyse d’oeuvre avec les 5W) et dont le sens de lecture n’est pas chronologique ou linéaire, maîtriser rapidement cet outil me paraît important.

mindgamevue

(exemple illustratif )

A ce titre j’ai créé un jeu en mindmap avec l’appli gratuite Mindly (IOS / And) à l’instar des livres dont vous êtes le héros qui ont bercé mon adolescence. Ce jeu ne renvoie pas à des notions musicales pour l’instant car c’est une version 1.2, je voulais tester ce détournement de la mindmap avant. C’est donc un prototype que vous pouvez télécharger en .pdf (license cc)

mindgame

Le principe est de partir de la case centrale et de suivre les embranchements en fonction de ce que l’on souhaite faire.

J’imagine des consignes, à réaliser par groupes en cours, qui seront :

consignes

 

et une feuille d’aventure qui peut ressembler à :

cartaventure

 

En second cours, une expression orale de cette mindmap suivra par le résumé de l’aventure .

Il s’en suivra peut-être une mise en place des îlots en attribuant des rôles pour améliorer la stratégie de réussite. Rôles qui peuvent être créés et inventés par les élèves eux-mêmes. A tester. J’ai espoir que cela favorise le collaboratif et l’invention de stratégies en autonomies en plus de l’apprentissage du procédé mindmap.

Dans le même ordre d’idée, une mindmap présentation (merci encore @zecalvin pour cette idée !) pour le premier cours par numérique, à la maison ou en classe, je ne sais pas encore, probablement les deux.

image

 

voilà le canevas en pdf : mindly

Un jeu plateau / rôles en îlots autour de l’orchestre

  • 30 minutes X 2
  • Classe entière en îlots de 4 ou 5
  • Reconstituer l’orchestre en connaissant les familles et les sous-familles des instruments les plus usuels
  • L’orchestre et les timbres différents
  • Maths (déplacements et construction de grilles) / Français (rédaction d’indices) / et de manière indirecte Techno (modélisation d’un plan et outils numériques) / EPS et HG (parcours sur un terrain/lecture d’une carte)
  • outils : support de présentation (padlet ici), thinglink avec banque de son (site universal soundbank : sons libres et gratuits), 3 écrans (ou 2 écrans dont une projection murale et 1 feuille), fiches papiers, fiches couleurs cartonnées plastifiées, logiciel d’édition vidéo pour énoncé.

enonce

cliquer ici pour voir l’Enoncé vidéo

Un vol bien orchestré

J’ai testé ce jeu que j’ai créé en mélangeant des règles d’autres jeux , avec plusieurs méthodes d’introduction des règles. Pour la première classe, j’ai présenté les règles à toute la classe aidé du vidéoprojecteur frontalement. Pour la deuxième classe, j’ai montré d’abord l’énoncé puis j’ai expliqué les règles de base et pendant le jeu j’ai spécifié des points aux ambassadeurs (voir article slam médiéval) qui se chargeaient de les réexpliquer à leurs groupes respectifs. Pour la troisième classe, j’ai montré l’énoncé et expliqué les règles en fonction des rôles distribués, chacun expliquant aux autres.

L’acquisition des règles la plus rapide a été dans la première classe mais tous ne se sont pas sentis impliqués de la même façon. La deuxième solution est un peu particulière puisque nous étions en situation d’observation par des tiers, je peux conclure que les règles ont été comprises moins rapidement mais par un ensemble plus large. La troisième situation a été encore plus longue en démarrage mais l’implication a été très grande de tous. Je n’arrête pas de conclusion mais cela peut être une piste pour la prochaine fois car beaucoup d’autres paramètres m’échappent surement.

La feuille d’aventure

feuille d'aventure

 

Modelée avec le principe des rôles en îlots, elle comprend une trace des indices, des coordonnées et des familles instrumentales. Elle ajoute les aspects des rôles avec des pouvoirs afin de se rapprocher d’un jeu de rôle plus complet. Elle est distribuée par groupes pour le jeu puis au final en individuel. Personnellement je place toutes les productions des élèves sur support numérique maintenant.

Les règles du jeu

regles

Distribuées dès le départ soit à l’ambassadeur du groupe soit en individuel (mais à la fin du jeu en individuel de toutes façons). Elles servent tant qu’au travail coopératif qu’à la possible réutilisation à la maison et/ou à la recréation de son propre jeu (j ‘ai envie de leur faire créer leur propre jeu plus tard mais je n’ai jamais essayé encore).

Les participants choisissent une entrée et se déplacent en équipe sur leur carte. Ils comparent la carte de déplacement avec la carte des familles d’instruments de l’orchestre et identifient (et choisissent s’il y en a plusieurs sur la même case) une couleur. L’ambassadeur tire une carte de cette couleur et va la lire à son groupe puis la repose avec les autres cartes (sur le bureau/table etc.). Chaque carte est une mini-énigme qui permet d’en savoir davantage sur la case à trouver et donc l’instrumentiste qui a volé le Stradivarius (voir énoncé).

Les règles additionnelles (rôles type « NCIS » et pouvoirs associés) sont introduits dans la 2° phase / cours, la première comportant les rôles par îlots tels que définis dans l’article sur le slam médiéval.

La carte des familles d’instruments de l’orchestre

famille d'instru plan

Affichée au tableau (en mode gelé avec vidéoprojecteur chez moi)

La table de hasard : déplacements

Inspirée des livres dont vous êtes le héros (série Loup Solitaire), cette carte remplace les dés. On pointe avec une mine en fermant les yeux un chiffre utilisé pour se déplacer du nombre de cases correspondant. Le déplacement est vertical ou horizontal.

table hasard

Les cartes

Sur support plastifié, plus faciles à lire et à utiliser que des petites cartes. C’est la première fois que je teste un tel support et tout un vaste domaine de réflexion qui lors de mes précédentes activités de cours m’était inconnu. Il y aurait surement beaucoup à redire sur mes fiches, mais je n’en suis pas à un stade suffisant à ce jour pour avoir des éléments de réflexions avancés.

Je m’intéresse par contre de plus en plus aux intelligences multiples et j’ai ainsi créé des énigmes qui font appel à plusieurs dimensions différentes dans ce domaine. Les élèves peuvent choisir leur mise en situation de réussite ou s’essayer par jeu à des exercices différents. Il y a du mime, de la reconnaissance d’instrument, de la déduction visuelle (plan , cartes à jouer), de l’identification audio d’instrument dans un ensemble, de l’induction visuelle (système des plans et dans les cartes) qui font appel à des mobilisations différentes. Cet éventail de possibilités données de façon si rapide et sans risque de mise en échec personnelle (par le jeu et la personnification : feuille d’aventure) me séduit.

20150522_092752

les cartes des familles (c.c. partage et échange non commerciaux)

La carte des sons

lien direct

Elle est affichée sur l’écran de l’ordinateur avec aussi les extraits audio (Prokofiev Pierre et le Loup / Mozart concerto pour clarinette / Gershwin Porgy and Bess / Saint-Saens les fossiles). les équipes peuvent y aller si elles se retrouvent devant une énigme « audio » menées par le/la journaliste de leur groupe.

le support de cours est un padlet dédié inséré dans le cours « inversé »  

pour la version élève . La version prof est la même avec les extraits et un deuxième jeu d’énigmes afin que les élèves ne s’échangent pas les informations d’une classe à l’autre si une classe trouve très rapidement (ce qui a été le cas dans une classe, même si tous les groupes arrivent à la conclusion au bout des 2 séances).

Il y a des points qui me satisfont dans cette démarche et d’autres encore à affiner. J’ai envie d’y insérer davantage d’écoute musicale et davantage d’énigmes de décodage audio, j’aimerais accélérer la mise en place de tels jeux, améliorer la lisibilité des documents, fluidifier l’autonomie des élèves, les amener à créer eux-même leurs jeux, développer l’autonomie de gestion du jeu (me remplacer totalement, même avec des PNJ = personnages non joueurs joués par les élèves) bien que le rôle de « gardien du temps » remplisse cette fonction déjà. La première fois j’ai expliqué toutes les règles mais je préfère faire le jeu en 2 phases et introduire les pouvoirs dans la 2° .

Par contre la richesse des compétences et méta compétences évaluées est importante, l’enthousiasme des élèves aussi, le fait que tous ou presque tous (suivant les classes) s’investissent est un bonheur. La rapidité de manipulation des outils d’analyses et de vocabulaire est stupéfiante.

J’ai testé aussi les groupes par affinités et les groupes mélangés. Je suis encore partagé sur ces deux principes chacun présentant des avantages que l’autre n’a pas (et donc des inconvénients), dans la coopération, le partage et l’investissement. Mais là encore, il est tôt pour moi en terme d’analyse, chaque situation (classes différentes, moments de la journée, événements inconnus de moi lors de mon cours) présentant des paramètres très complexes qui sont un véritable défi  de conscientisation dans ma discipline.

Le tout est sous license CC (reproduction échange et usage non commercial). C’est mon premier jeu pédagogique « mixte » de ce type, entre jeu de plateau et jeu de rôle mais au vu des bénéfices en cours, pas mon dernier j’espère.

 

 

TACO Un détournement de la mindmap : la Timemap

  • Temps : 10 mn d’acquisition
  • Participants : classe entière
  • Projet : improvisation chantée à partir de cellules de Cantaloup Island (H.Hancock)
  • Durée : 5 séances
  • Outils : thinglink + audacity + traitement de texte/image ou outil de création mindmap : framindmap par exemple.
  • Problématique contextuelle : le jazz
  • Matières reliées : ici c’est davantage un outil qu’une séquence, on peut imaginer l’outil avec n’importe quelle matière à l’oral du moment que les paramètres sonores sont en jeu : l’accent dans les langues, la déclamation en français-théâtre, la reconnaissance d’un bruit particulier en techno, en EPS des consignes à donner très vite en situation etc.

cantaloupmap

 

 

Le principe est simple, et d’une efficacité étonnante que je ne pouvais pas appréhender. Parfois on a quelques joies pédagogiques dans la facilité d’acquisition d’une notion. Ça fait partie pour moi des grands moments de mon métier, même si j’ai conscience que c’est ridiculement petit ou déjà fait bien mieux ailleurs. Il n’empêche, j’ai été d’abord surpris puis heureux quand toutes mes 5° ont compris et manipulé très facilement ce système.

L’activation musicale de la pratique se fait presque toujours par le son lié à une corporalité uniquement et celle de l’écoute par l’image relative au son, à quelque niveau de l’analyse que ce soit il y a toujours une mise en image. La mémorisation intervient à ces niveaux, pour le premier c’est ce que nous appelons geste musical et pour le second c’est une façon d’intégrer un événement sonore. L’image est à considérer au sens large, une partition en étant une dans ma démarche ici. Comme je pratique la classe inversée, j’ai pensé à inverser aussi ces façons de procéder, ce qui a donné naissance à cet outil.

Timemap v1.1

Il consiste en une séparation par sample du thème. La vision par mindmap permet la lecture circulaire (et donc temporelle). Les étoiles permettent une protolecture solfégique avec solmisation, gestuellement ça n’a aucun intérêt mais visuellement c’est complètement efficace associé au temps de lecture musicale et aux mots insérés.

L’élève lit les sons avec la hauteur adéquate. Sur une grille en fa, on s’entraîne ensuite avec la vision des symboles. J’ai créé une vidéo à cet effet

Vidéo Etoiles+Images

L’activation est immédiate. Totalement immédiate. C’est très surprenant. Alors est ce que c’est parce que je connais mes élèves et qu’ils me connaissent ? Est ce que eux comme moi nous commençons à avoir l’habitude d’aller vers de nouveaux horizons depuis quelques mois ? Est ce que c’est ce procédé qui est efficace ? Je n’ai pas la réponse à ces questions, mais l’effet est là, réel, rapide, simple.

Une vidéo Etoile et une vidéo Etoile+Image a tempo ralenti à 50% sont à leur disposition mais ces outils ne sont pas apparus utiles face à la combinaison timemap+vidéo. Je les publie quand même on ne sait jamais si ça donne des idées à quelqu’un.

Vidéo Etoiles

La tâche complexe est ici purement musicale. Il sera pertinent je crois de reproposer une création élève à partir du même principe avec un thème d’une chanson choisie par chaque élève. Etoile + Image + Sample + ordre choisi = improvisation élève. C’est une TACO sonore. Je remercie ici vivement @PhmLemoine qui m’a inspiré ce travail.

Vidéo Halftempo

J’ai procédé comme d’habitude pour les notions : ils inventent un mot de deux syllabes sur les deux premières notes du thème, on le chante, puis sur chaque sample de la même façon, j’ai proposé mes mots, on s’est tous assis en face de l’écran pour lire la timemap, on l’a lue ensemble, j’ai lancé la vidéo et toute la (les) classes l’ont réussie tout de suite.

La semaine prochaine, nous allons la lire dans tous les sens afin de pouvoir s’approprier les sample et de les utiliser dans une impro vocale dans un ordre et un nombre choisis par les élèves, avant de l’insérer dans une grille mesurée à la carrure fixe, avec des exercices plus traditionnels d’improvisation (groupe/élève impro/groupe etc.).

Cet article, à la différence des autres, n’est pas à proprement parler pour moi mais pour les lecteurs profs de musique qui veulent essayer une telle chose, j’apprécierai des retours das ce cas là. J’en ai déduit l’utilisation d’un outil un peu différent et un peu plus développé, c’est pourquoi cette timemap s’appelle v1.1.

Le détail de la séquence remplacera et complètera surement cet article dans 5 semaines.

Une application du travail en îlots par rôles : slam médiéval

  • Temps : 15-20 mn par séance
  • Participants : groupes dans la classe composés de 4-5 élèves
  • Projet : création d’un slam médiéval
  • Durée : environ 4 séances + 1 de performance
  • Outils : feuille+crayon ou doc en ligne -google docs ou framapad-, audacity pour l’enregistrement. Au besoin des programmes en ligne de création (incredibox, soundation, studio jam etc) ou des apps si tablettes + oreillettes/écouteurs/casques perso.
  • Problématique contextuelle : la musique profane médiévale et l’amour courtois
  • Matières reliées : français, techno, histoire très facilement, mais il sera facile de travailler avec n’importe quelle autre matière avec un peu de souplesse (anglais : XIV° / espagnol : occitanie, EPS : la jonglerie et la danse de façon à réaliser un « chef-d’oeuvre » = oeuvre augmentée par rapport à énoncé, etc. )

gardiendutemps

Le but de cet article est d’expliciter les fiches de rôles que j’ai créées tout en leur donnant une application immédiate. Les rôles d’ambassadeur et de scribe m’ont été inspirés par l’utilisation en cours qu’en fait @PhmLemoine (Philippe Lemoine), fantastique collègue d’Edmus avec qui j’ai la chance de travailler. Le système d’îlots bonifiés dont s’inspire ma démarche a été créé par Marie Rivoire dont le lien en hypertexte est sur son nom. Enfin ces fiches ont été retravaillées par @Zikmuable (Béatrice Cartron) , autre fantastique collègue d’Edmus qui a trouvé mon travail pertinent et se les est appropriées, à voir ici : http://fr.padlet.com/musibisca/Ludification

Voilà le postulat de mise en place dans la classe : les élèves se mettent par 4 ou 5 , choisissent un rôle et sont en autonomie. Les îlots sont géographiques : les chaises sont déplacées, les élèves les agencent à leur convenance. Les îlots sont créés par affinités (parce que c’est la première année que je mets ce type de travail en place, tout simplement). Je n’ai pas de table dans ma classe et j’ai de la moquette par terre : les élèves peuvent s’allonger où ils le souhaitent.

espion

Chaque rôle est choisi par le groupe puis par les élèves la première fois. Il sera évidemment pertinent par la suite de changer les dynamiques afin de s’essayer à d’autres rôles et d’autres systèmes de créations de groupe, probablement sur des temps de travail plus courts si c’est moi qui re répartis les rôles par de nouvelles propositions après des observations à long terme de ce système. Je n’en suis pas encore là.

Contexte en cours : je garde toutes les fiches, tout le temps. J’espère beaucoup dans notre futur E.N.T. pour le côté pratique de la consultation des fiches. Pour l’instant nous en sommes au papier et c’est très bien ainsi. Je garde aussi le travail fait en cours, ils n’emportent rien.

Evaluations des rôles : j’évalue les rôles de gardien du temps, d’espion et de journaliste pendant les 4 phases de création. J’évalue les ambassadeurs en 5° séance de production. J’évalue les scribes à la maison et en 5° séance.

Le système d’évaluation attendu est présent sur les fiches, mais aussi écrit en gros au tableau, pendant tout le temps de travail : les rôles sont explicités et disponibles à la lecture en permanence. Relier aux items musicaux n’est plus qu’une question de contexte après la mise en place. Quand au critères du nouveau socle (ou même de l’ancien), ils apparaissent évidents et ce n’est pas le propos ici.

Chaque rôle déborde sur un autre, il ne faut pas s’enfermer absolument et proposer une catégorisation des rôles rigide mais plutôt impliquer le fait que ce sont des directions générales de travail. Chacun peut apporter sa pierre à l’édifice.

journali

Voilà les fiches

fiche ambassadeur

Il présente le travail en fin de séquence à la classe. Il peut se faire aider pour ça par ses camarades d’îlot. Il doit être clair et aimer s’exprimer en public.

fiche espion

Il va collecter les idées intéressantes des autres îlots et les réutiliser ou mieux, les transformer en se les appropriant. Il doit aimer bouger et communiquer avec ses camarades en plus d’être imaginatif.

fiche gardien du temps

Il gère le temps imparti pour travailler et aide ses camarades en imposant un rythme de travail , en choisissant des directions plutôt que d’autres et en résolvant des conflits d’idées. Il doit aimer synthétiser les idées, comprendre les différences et vouloir faire réussir les autres. (NB : toujours afficher l’heure dans la salle d’une façon quelconque : horloge, montre, ordi etc..)

fiche journaliste

Il effectue les recherches sur l’ordi (tablettes/livres etc.) et peut demander au professeur des renseignements. Il doit aimer rechercher des informations et faire des liens entre les informations recherchées. Il doit avoir une bonne culture générale ou aimer ce point pour savoir où chercher le plus rapidement possible.

fiche scribe

Il écrit sur papier ou numériquement les informations de son groupe. Il doit avoir une écriture rapide et pouvoir se relire. Il doit à la fois savoir prendre des notes à sa façon (toutes les façons d’écrire sont tolérées ici : sms/images/mots/mindmaps/wordcloud-bronx de mots/abréviations etc) et prendre des notes de façon à être relu par l’ambassadeur. Il doit donc posséder un monde intérieur riche et apprendre à le partager.

Je vous les propose si vous êtes intéressés sous la license creative communs, je crois que c’est ainsi qu’on fait quand on passe quelque chose qu’on aimerait pas voir vendue si jamais ça sort de ce site (mais faudrait déjà que quelqu’un le lise et trouve ça intéressant 😀 ).

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

scrib

Avec l’idée de réaliser un slam médiéval, voilà comment j’ai décomposé mes séances

1 séance

  • 5 mn dialogue avec élèves autour de la musique sacrée, rappel (j’enchaîne le cours musique profane à la musique sacrée).
  • les questions vont vers : qu’auriez vous fait vous, à l’époque, on arrive vite à : je n’aurais pas fait que des messes (en version polie dans le texte, ndr ).
  • BREAK ACTIVITE DIFFERENTE : PRATIQUE MUSICALE 30-40 mn. Lors de l’échauffement du chant, créer une chanson, des paroles. Je fais presque à toutes les séances ça : on imagine des mots puis des phrases sur les intonations de la mélodie ou les thèmes du chant afin de travailler les difficultés. En général on s’enregistre pour en avoir une trace, quand on en a le temps et si les élèves ne s’y opposent pas (rare mais ça m’est arrivé quand c’est mauvais).
  • 5 mn : après le chant, revenir à phase de dialogue avec le thème « ça parle de quoi une chanson en général »
  • 10 mn explication des rôles si les élèves ne les connaissent pas (en 5° lors de la mise en route de cette activité, ils avaient déjà travaillé comme ça, ce n’était pas une découverte. Mais prendre 10 minutes n’est pas du luxe, surtout que j’ai du à chaque niveau réexpliquer en cours de route plusieurs fois).
  • S’il reste du temps : 10 mn écrire 4 vers de 8 ou 10 pieds sur l’amour, veillez à toujours indiquer le temps de travail, même s’il est court (pour le gardien du temps).
  • Devoirs : regarder le cours en capsule

2° séance

  • 5 mn : on écoute tous ensemble « Romeo Kiffe Juliette » de Grand Corps Malade.
  • 10 mn : on en parle. Qui sont les protagonistes ? De quelle oeuvre s’inspire ce slam ? sont les passages obligés du questionnement. D’autres choses vont émerger très utiles pour les items musicaux mais pas pour ce travail précisément, j’en fais donc l’impasse ici pour centrer la direction que j’ai choisie.
  • 10 mn : on s’inspire des 4 vers de la semaine dernière pour commencer à les détourner, on change les personnages principaux, on permet des idées de plus en plus étranges.
  • Devoirs : imaginer des idées étranges, humoristiques, improbables au moyen-âge (une princesse qui sauve un chevalier, deux princesses qui ne veulent pas de chevalier etc.)

3° séance :

  • 20 mn le travail d’îlot est lancé directement avec la direction de créer 2 quatrains.
  • Devoirs : penser à une musique, l’amener ou la créer avec le journaliste (incredibox , jam studio, soundation etc  : des programmes en ligne, il y en a plein)

4° séance :

  • 20 mn les îlots sont lancés, on peut faire le mixage musique-paroles, si on le souhaite, avec audacity en cours (casques/écouteurs etc.) autour du journaliste de son groupe.

5° séance : on enregistre et on écoute

amba

exemple de slam : Ethan et Vincent chantent « ma belle aimée et moi » slam créé aussi par Emma et Paul

http://lc.cx/CLM

 

Ce travail par îlot permet une disposition de la classe tout à fait plaisante et inédite, on sort totalement du frontal par le travail de groupe mais l’adjonction de rôle personnalise et investi les élèves complètement. Ce système simple s’adapte à tout type de travail, je l’utilise presque en permanence maintenant en augmentant les rôles, en les précisant au besoin (sortes de sous-rôles). La responsabilité et l’autonomie des élèves est très renforcée, chaque élève peut se retrouver dans un rôle qui lui convient. Il est très rare qu’un élève ne travaille pas de lui-même (mais ce ne sont que mes observations pour l’instant.). Je l’ai testé dans tous les niveaux dans des activités différentes (créations, re créations à partir d’œuvres, reformulation de cours.) pour l’instant je n’ai observé aucun manque d’implication, ce qui est encourageant je trouve.

Les œuvres écoutées dans le cours sont très variées, de la canzon à la ballata , mais le détonateur du détournement du slam sera Romeo Kiffe Juliette qui présente des qualités nombreuses pour cette direction de travail et d’autres que j’ai choisi d’essayer.

 

Une utilisation d’un wordcloud : l’ImagicBook

  • Temps : 10-15 + 15 mn/séance
  • Participants : groupe classe + îlots bonifiés (inspirés de l’activité de Marie Rivoire)
  • Projet : compendium de créations analogiquement liées
  • Durée : projet sur 6 séances
  • Niveau : 6°
  • Outils : Générateur de wordcloud (Wordsalad IOS/And,  Tagul/PC  Wordle/PC ABCya/PC etc.) retransmis sur écran puis déposé sur support internet accessible à tous (ENT/Padlet/Spacedeck/GAfE etc.). Nécessité de 2 supports (pages/docs/padlet/etc) liés : support créatif et support de cours classe inversée. Enregistrement (TW recorder/ IOS, Audacity/PC, Enregistreur Sons & Voix – ASR/And), logiciels de dessins (Silk/Pollock-Manetas/AWW online), créateur ebook (Audra online).
  • Problématique contextuelle : la musique descriptive par les nuances sonores
  • Matières reliées : cours réalisé en matière Ed. Mus. seule ; possible Arts Plastiques, Français très directement. Au vu de la nature du projet, il paraît très facile de s’associer avec n’importe quelle matière.

le matin(Peer Gynt – le Matin- par Aurélien, à l’aide de Silk)

Le wordcloud peut s’insérer comme vecteur de réactivation d’items musicaux dans un but d’accès à la notion d’inspiration par des créations auto-influencées. Le cadre étant la découverte de la musique descriptive par l’approche des nuances sonores.

Une possibilité de cette activité est de la concrétiser par un ebook reprenant toutes les créations de la séquence afin d’observer un cheminement de sensibilités, de pensées et d’intuitions pour le participant.

La pédagogie des îlots bonifiés inspirée de Marie Rivoire se déroule par adjonction de 5 rôles chacun ayant une fonction dans le groupe. Ces rôles seront décrits dans un article ultérieur. La coopération étant évaluée, le participant qui présente l’activité peut se faire accompagner dans la présentation à la classe de la création si le groupe l’estime nécessaire.

Il me paraît important de ne surtout pas soumettre trop d’images associées lors des écoutes proposées dans le cours en ligne mais donner quand même des directions. J’ai opté pour une diversité avec 4 extraits proposés en-soi relativement indépendants du cours dans l’esthétique mais complètement reliés dans la forme et la densité des nuances.

Beaucoup de micro-moments de cette séquence se déroulent et s’enchaînent très vite, à contrario, certaines activités simples prennent du temps.

Cours : Ainsi parlait Zarathoustra (R.Strauss) / Nausicaa de la Vallée du Vent (J.Hisaichi) / Les 4 saisons – l’Eté – presto (A.Vivaldi)

Œuvres proposées pour l’activité : Peer Gynt – le Matin (E.Grieg) / La notte (A.Vivaldi) / Le Jardin Féérique – Ma Mère l’Oye (M.Ravel) / Publicité Honda Civic (S.Sidwell)

1° séance

  • sur une activité de détente corporelle afin de préparer les cordes vocales, proposer un des extraits libres
  • profiter de l’échauffement vocal pour créer une histoire en inventant de nouvelles paroles avec les participants
  • pour la séance suivante écouter le même extrait libre en plus d’une capsule de cours (j’ai choisi la même forme musicale qu’exploitée dans ma première capsule de cours : un poème symphonique) et donner la date limite d’un questionnaire de vérification de vision des capsules.

2° séance

  • 5 minutes de discussion autour de la capsule
  • consigne : pendant une détente musicale, les participants volontaires seront après l’écoute, appelés à témoigner de la nature – et non du fond, c’est important – de leur imagination : couleurs, images, formes, mouvements, scènes, idées, sensations, émotions, souvenirs etc.
  • détente corporelle : les participants sont positionnés où ils le souhaitent allongés ou assis dans la salle de musique et se détendent avec l’extrait de la séance 1.
  • les volontaires peuvent exprimer la nature de ce qu’ils ont ressenti
  • pour la séance suivante : utiliser un programme en ligne de dessin en écoutant l’une des œuvres proposées en plus des autres capsules et le poster nommément sur un support de cours en ligne dédié ( variante avec tablettes ou outil numérique individualisé : le faire en cours en même temps que la détente corporelle)

mattynotte

 

( La Notte – par Matty à l’aide de Silk)

3° séance

  • consigne : résumer après l’écoute en un mot , une histoire/forme/couleur/impression/émotion etc. que la musique nous inspire.
  • désigner un scribe pour mettre en forme de wordcloud ces mots
  • désigner un passeur de mots qui recueillera ces mots
  • se positionner pour l’écoute comme la 2° séance
  • écouter une autre oeuvre proposée
  • créer le wordcloud et le publier
  • pour la séance suivante , proposer la création d’un wordcloud personnel et d’un dessin avec un morceau de son choix, à publier nommément et séparément. Les termes de nuances pourront être ajoutés aux mots plus personnels dans les wordcloud.

wordcloudnuances

( wordcloud avec nuances d’une classe)

4° séance

  • afficher le wordcloud de la classe et réécouter le morceau dans un but de réactivation immédiate
  • le laisser pendant l’échauffement vocal
  • proposer des interprétations sonores d’un des mots
  • formuler la démarche du wordcloud : chaque mot répété devient plus gros
  • montrer des mots de différentes tailles et les associer à un son (choisir un champ lexical adapté de façon à utiliser la notion de nuance très clairement. Exemple : vitesse/ moto/ course / soupir etc.)
  • exagérer les gestes musicaux de direction pour expliciter l’ordre de changement de nuances sonores
  • désigner un montreur de mot qui vient répéter l’activité
  • montrer les wordcloud et dessins de chacun au tableau
  • créer des îlots de 4-5 participants, expliquer les rôles (ils sont marqués en permanence depuis 3 mois sur un tableau à portées dans la salle de cours avec leurs définitions)
  • la consigne sera de créer une courte histoire avec les mots du wordcloud classe
  • 10 mn de travail îlots pendant lesquelles j’évalue les rôles que j’ai appelé « espion »  » journaliste » et « scribe ».
  • Les « ambassadeurs » viennent raconter la création du groupe, on peut alors les évaluer ainsi que les « gardiens du temps » (rappel : ces termes seront explicités avec leurs fonctions et la nature de leurs évaluations ultérieurement)
  • pour la séance suivante, les participants sont invités à rajouter à l’histoire leurs propres éléments extraits de leurs propres wordcloud et dessins

wordcloud elevejpeg

(wordcloud personnel de Jeanne et Marie avec nuances)

5° séance

  • afficher le wordcloud classe et les wordcloud-dessins individuels
  • très rapidement choisir 4 ou 5 mots et les illustrer de manière sonore en fonction des tailles des mots associées aux nuances. A ce stade, beaucoup d’élèves commencent à manipuler les termes de nuances, on peut demander avant chaque mot avec quelle nuance on va l’interpréter
  • désigner 2 ou 3 montreurs de mots
  • désigner un ingénieur du son qui va enregistrer les interprétations
  • interpréter avec la classe les mots-sons
  • choisir un thème adapté (la météo aide beaucoup) à la création d’une histoire sonore et varier les nuances
  • créer une structure simple avec les élèves (on vient rapidement à crescendo-decrescendo)
  • s’enregistrer et la publier
  • travail en îlots : à partir de l’histoire créée en séance 4 , la transformer en histoire-sonore (la coopération étant évaluée, tous les membres du groupe peuvent aider l’ambassadeur)
  • enregistrer chaque groupe et les publier
  • rappeler la fermeture du questionnaire sur les capsules et proposer la création d’un ebook, « l’ImagicBook » qui reprendra tout le déroulement des multiples créations auto-influencées. Audra est un programme en ligne gratuit et très simple de glisser-déposer des éléments qui peut satisfaire ce projet.

6° séance

  • laisser du temps pour écouter chaque création et au besoin les refaire avec l’aide de toute la classe. Il est possible d’évaluer la coopération du groupe classe aux îlots à ce moment là.
  • donner la consigne de repenser à toutes les étapes de la création (Mots-idées-émotions / dessins / wordcloud / application sur des morceaux choisis individuellement / texte / reformulation sonore ) pendant l’écoute.
  • réécouter en position de détente la première oeuvre
  • prendre 5mn pour discuter du processus créatif et de la constante transformation des oeuvres. Mettre en relief la nature temporelle même de l’art musical relativement à cette démarche globale de façon simple et informelle.
  • 5-10 mn : regarder les ebooks rapidement publiés

Cette activité propose de multiples buts dont le principal est la manipulation des items sonores relatifs aux nuances et à la musique descriptive. Les notions de structures d’oeuvres s’insèrent naturellement dans la création en groupe des histoires sonores par l’utilisation des nuances en particulier.

Ce déroulement en éventail ou poupées russes peut se ré exploiter avec d’autres problématiques et l’aspect immédiat des travaux incite chaque fois à passer à l’étape d’après. Le travail peut je pense être grandement accéléré à l’aide d’un outil numérique par élève. L’aspect directement ludique a je pense grandement participé au fait que beaucoup de travaux ont été faits avant même la date de la consigne. Par chance peut-être je n’ai pas eu de perte de temps, seuls 2 enregistrements d’îlots sur 4 classes ont été choisis d’être refaits immédiatement, la 2° prise étant la bonne.