Les tambours du trésor maudit

Ce jeu coopératif que je viens de créer va être réalisé en cours, en 6eme, lors de la première séquence qui concernera la musique et le corps, afin d’intégrer la différence entre tempo et rythme de manière ludique et fonctionnelle.

Les éléments du cours y figurent, il s’agit d’émettre un rythme sur une pulsation régulière , sans accelerando ou rallentando . Des premiers éléments d’une écriture musicale y figurent à travers le langage morse utilisé.

Il se déroule en tours de jeu très courts pour les phases non musicales et plutôt longs pour les phases musicales sur lequel il est centré. On peut utiliser un plateau ou des feuilles pour se représenter la carte, j’ai choisi d’utiliser 3D virtual tabletop dans ses fonctions gratuites qui existe sous tous les O.S. car il présente l’avantage d’être magnifique et qu’il peut cacher des cases à loisir. Pour 0.99€ on peut se logger en tant que joueur, j’hésite à prendre cette option très pratique car chaque poste/tablette pourrait voir le mouvement des autres joueurs sans interférer , mais la gratuité va être peut être plus pratique car chaque poste n’aura pas de visuel sur le navire des autres et cela permettra peut-être un aspect « bataille navale » mais en mode coopératif . Je m’en remet à la chance et à la présomption de la nouveauté pour que les élèves ne puissent pas comprendre tout de suite comment rentrer dans les paramètres système afin de modifier la carte, problème que je n’aurais pas dans la version payante. Je n’ai pas encore arrêté mon choix, et il me semble qu’une somme minuscule dans tous les cas de gestion ne devrait pas poser problème .

Voilà la carte et les pions. Comme toujours, c est en licence creative communs , citation et gratuité. Tous les documents utilisés pour ce jeu sont libres de droit. Les applications utilisées ont été : pages, typorama, pixelmator. Genius dice et 3D virtual tabletop seront utilisés mais on peut prendre bien sûr de vrais dés ou une table de hasard.


La carte cachée et en dessous la carte révélée :


Chaque petit symbole est un écueil à éviter : cachalot furieux, kraken des profondeurs, villages des pirates fantômes , nuées de crabes « pince-mort », tornades des caraïbes ( les boussoles ). Les cases cachées sont révélées dès qu’un navire tombe ou dessus ou à côté. Elles ne sont révélées qu’à l’îlot concerné . Je vais peut-être rajouter des précisions dans les rencontres si le jeu prend bien auprès des élèves, comme des bonus ou des malus, ou encore des combats de canons avec le même système de pulsations/rythmes, mais je n’en suis pas encore là, c’est juste des idées qui viennent après coup.

Afin de réussir à éviter ces obstacles , chaque navire doit appeler les autres en renfort. Ce n’est qu’à plusieurs que les élèves réussissent à franchir les épreuves. Si jamais le message est décodé à voix haute, le navire sombrera dans les océans et repartira du début ( je compte sur cette règle pour modérer le niveau sonore à vrai dire). Les élèves seront libres de leur message afin de doser eux-mêmes la difficulté de leur propre exercice. S’ils veulent jouer « s.o.s. » Au lieu de « kraken des profondeurs » , libre à eux. Je compte sur la maîtrise des rythmes sur le tempo afin qu’ils s’essayent par eux-mêmes à des rythmes plus compliqués .

Les règles du jeu sont :


Chaque îlots a une feuille d’aventure :


En bas à droite, la carte des pulsations pour marquer les signes de morse avant de les traduire en mots. Comme il n’y aura pas assez de place, l’élève remarquera forcément les pulsations au dos. C’est l’exacte démarche d’intégration d’un rythme complexe de l’oral à l’écrit .

Les rôles en plus gros dans les îlots :


Je pense qu’il faudra peut-être deux ou trois cours avant d’arriver au trésor sur la carte ( la croix X ), je compte les faire jouer 20 à 30 min par cours.

Voilà une bande annonce du jeu afin de mettre dans l’ambiance, réalisée avec IMovie . Chaque programme utilisé ici a bien sûr son équivalent dans tous les O.S. , sans payer un centime.

Progressions annuelles

Étant donné que les progressions annuelles me paraissent importantes afin de savoir où l’on va et que dans une matière comme la nôtre où la pratique se confond avec la théorie tout en étant liée à de multiples domaines et un certain plaisir, j’ai pensé que les premiers destinataires de cette progression étaient les élèves . Dans ces questions posées de façon assez large et simplement, il est facile de les y faire intervenir afin qu’eux même créent leur propre questionnement. 

En début de cours, j’ai souvent pratiqué le questionnement : pendant 5 mn, on pose des questions relatives au sujet de la séquence. Juste des questions, qui ouvrent des champs d’exploration. Je ne réponds pas aux questions et l’élève qui n’en a pas en « aura qu’il voudra exprimer peut-être plus tard » ( je récite cette phrase au mot près chaque fois pour inclure tous les élèves dans une dimension de questionnement de groupe, en intelligence collective ).

Alors cette année , plutôt que de le faire pour moi, j’ai fait la progression pour les élèves . Ça donne ça , à disposition de tous les élèves dans le cloud une fois que les classes me seront toutes connues , et sur le site du collège à la rentrée .

   
    
 

Logos 

Lors d’un stage de catamaran cet été , j’ai appris comment retenir à effectuer des virages en fonction du sens du vent grâce à un dessin en forme de tortue dans un style maori, enfin c’est ce à quoi le dessin m’a fait penser. Je me suis imaginé alors que peut être les tatouages maori étaient des symboles maritimes de mémorisation et sur la mer, j’avais le dessin en tête tout le temps.

J’ai donc transposé cette interface symbolique visuelle à la musique , après vu les rébus musicaux très inspirants de la très inventive @verlacoc et je vais la tester cette année . Après tout, les symboles musicaux et la plupart des alphabets ne sont ils pas ainsi conçus ?

L’oiseau et le papillon sont réalisés à partir de clefs d’ut, sol et fa. Le but est d’avoir en tête un dessin simple qui rappelle une notion pratique, un alphabet mental pour la pratique sonore.

Les totems sont réalisés de façon à ce que graphiquement, leur ordre de réalisation corresponde aux tons et demi-tons des gammes majeures et mineures ( ici en ionien et aeolien pour faciliter la compréhension).

Toujours sous c.c. , j’ai utilisé l’application IOS « paper » gratuite, qui est un soft de dessin , comme paint sous win par exemple, mais je préfère le tactile vu mon … Niveau … En art plastiques ( et pourtant j’adore ça ! ).


  
  


  

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Wallpaper notions

Suite de la série des wallpaper , de la même façon que les autres, création possible par les élèves . Il s’agit de trouver le chemin le plus direct afin d’arriver à la compréhension d’une notion technique.

Cela a déjà été fait plein de fois j’en suis sur, j’avais beaucoup aimé ce qui existait autour des parallèles entre architecture et structure ( forme ABA avec un château symétrique et ses deux ailes ) .

Si elles vous plaisent elles sont toutes en creative commons, réutilisation non commerciale .

  
    
    
    
  

   

  

  

  

  

  

 

   

  

  

 Les images et photos utilisées pour ces wallpapers sont toutes évidemment libres de droit ou déclarées comme telles sur internet. 

Les rôles dans les îlots

Carte des rôles correspondante aux activités proposées dans ce site

mindmap ilots

on peut les retrouver en utilisation ici :

Mais on peut, ou en tout cas j’ai appliqué ces rôles dans presque toutes mes activités de cours en navigant entre groupe classe et îlots ou encore travail collaboratif tutoré.

Merci à @LaetitiaFerrari de m’avoir donné l’idée de le publier sur internet et donc d’en faire un article pour s’y référer.

Wallpaper « titres d’œuvres »

La série des wallpapers continuant, j’essaierai probablement de leur faire créer le leurs à partir soit de notions musicales, vocabulaires techniques ou titres d’œuvres dans un premier temps, puis dans un second temps avec les titres qu’ils choisissent.

Cette activité pourrait aussi conclure une séquence par une synthèse personnalisée autour de la notion étudiée , ou servir d’outil de synthèse et/ou d’expression d’un ressenti autour d’un projet qui aborde une œuvre de manière détournée. Je n’en sais rien encore, mais c’est très amusant à faire, même si mes talents de poètes sont encore férocement à démontrer.  

    
    
    
    
  
    
 
    
  

Wallpaper « En musique j’ai le droit »

C’est en regardant une superbe affiche de @Romypartage (que je remercie vivement au passage pour sa création) autour de la confiance en soi pour les élèves de sa classe, que j’ai réalisé ces petites fiches. Elles sont à destination du site du collège partie éducation musicale, seront probablement dans des dossiers cloud de chaque élève. J’envisage d’en réaliser une affiche ou d’en imprimer et plastifier certaines mais surtout de les mettre en wallpaper sur les mini ipad dans la classe , en wallpaper sur l’ordi du bureau de ma salle (je change de fond d’écran toutes les semaines, parfois les élèves décident parfois c’est moi) et de les proposer sur leurs BYOD.

La partie concrète en cours sera d’en parler et d’en faire créer une par classe afin de solliciter les élèves dans l’implication des règles de vie commune. C’est aussi une direction possible pour l’EMC avec l’Histoire-Géo facile et rapide. On publiera sur le site ou dans un padlet de cours ainsi que sur la twittclasse les créations.

Réalisées avec Typorama (appli payante que j’ai téléchargée lors d’une opération de gratuité sur Ipad) mais on peut obtenir de magnifiques résultats avec Piktochart (online) en gratuit.

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Le Sphérier

La naissance de cet outil d’évaluation vient d’une posture différente concernant l’appréhension des compétences à acquérir en Education Musicale. Cet article est une réflexion et ne se veut aucunement péremptoire, novateur ou infaillible, comme d’ailleurs le principe « lab » / expérimental de ce site. Le sphérier est pour l’instant sur creative commons la plus fermée car il me faudra encore du temps pour l’éprouver et me confirmer ou m’infirmer sa pertinence.

Ayant soumis cet outil à supervision depuis quelques mois , je le teste depuis l’an dernier.

Mon très estimé collègue d’ #edmus @vleroux44 vient d’en réaliser avec un brio immense la concrétisation numérique et j’ai testé ce système avec quelques classes cette année, ce qui m’incite maintenant à expliquer son fonctionnement.

Ma très estimée collègue d’#edmus @zikmuable a grandement contribué dans son élaboration par un travail commun autour des îlots par rôles et du sphérier lui-même. Je lui ai pris sa forme finale, très inspirée aussi par l’excellent site méludia.

Les notes ne me posent pas de problèmes en soi tant qu’elle sont considérées (et je reprends le terme d’une amie-collègue) comme un curseur. C’est le concept de moyennes qui m’échappe et la considération du travail scolaire qui en découle, de même que l’unique visée d’une perfection d’un rendu attendu jugé par un expert lui-même issu de ce système qui me pose question, ce qui implique pour moi un nombre de paramètres important laissés de côté. D’abord des paramètres d’outils : avec quels outils intellectuels a-t-on réalisé tel travail ? L’outil utilisé influence-t-il le rendu ? Où est l’arbitraire dans l’évaluation d’une performance musicale ? Bref, qu’évalue-t-on et pourquoi ? Qu’est ce qui reflète dans la société le travail de l’école ? Je n’ai pas de réponses toutes faites à ces questions mais je ne peux m’empêcher de me les poser.

Les compétences ne me posent pas non plus de problème, les ceintures non plus. C’est la gradation face à un système fini qui me pose questions : comment évaluer une compétence (graduée ou non) ou dans un système de gradation externe (ceintures face à un projet/objectif) et que l’on a acquise une fois ? L’acquisition est elle définitive ? Est-elle rétroactive , que faire en cas d’oubli ? Comment estimer l’utilité d’une compétence face aux outils contemporains où le numérique va remplacer dans le pire des cas cette acquisition ? Où va se situer l’autonomie de l’élève ? Quel rôle avons nous à jouer professionnellement face/avec ces paramètres ? Le but d’acquérir des compétences qui sont elles aussi graduées ne remplace-t-il pas le chemin d’autonomie et la volonté de s’extraire d’un accompagnement ? Pourquoi le but de l’école est d’y rester ?

Alors peu à peu s’est dessiné un outil d’évaluation situé entre la compétence précise d’éducation musicale et le socle commun, un outil rétroactif visant l’autonomie, visant à se débarrasser de l’outil-même, un outil rétroactif prenant en compte l’inconnu en évaluant les outils intellectuels ou audio/physique relativement aux travaux/compétences attendus. Un « méta-outil ». Dans cet outil-parcours, la notion de progression reste présente, mais elle se situe vis à vis de l’outil utilisé dans la compétence attendue. Comme j’aime beaucoup les jrpg (Japanese role playing game), j’ai trouvé dans le sphérier de FFX (un jeu vidéo) beaucoup de pertinence dans la forme et l’adaptation de mes questionnements.

J’ai testé ce système cette année avec quelques classes tout en continuant le système traditionnel. Il apparaît qu’un programme dédié est ultra rapide dans son application puisqu’il faut simplement appuyer sur une sphère, comme on valide un qcm et c’est là le travail extraordinaire de @vleroux44 .

D’abord la finalité du sphérier :

sphérier principe

Des méta compétences à gauche qui reprennent les actes et directions créatives communes à toutes les compétences en éducation musicale insérées dans les activités de plus en plus complexes et reliées à droite. J’ai cherché des « fondamentaux », des « universaux » des compétences proposées par les programmes. Bien sur il n’y a rien d’exhaustif et ce n’est que mon point de vue dégagé de toute ambition de perfection. Il y aurait beaucoup à redire c’est très certain.

Ensuite les méta compétences explicitées

sphérier méta compétences

j’ai opté pour des petites icônes trouvées gratuitement sur un site dédié afin que rapidement un élève puisse s’y retrouver (et moi aussi).

Toutes les sphères. A gauche un récap des méta compétences qui intitulent les parcours du sphérier général, à droite les pastilles qui viennent se placer dans les mini sphérier de travail collaboratif et de tutorat.

sphérier pastilles

Les tuteurs sont des titres accordés en fin de trimestre ou des badges décernés en fin d’année. Chaque tuteur s’occupe de réexpliquer ou de mener un groupe lors des activités de cours. On peut être tuteur plusieurs fois dans l’année mais aussi l’être et ne plus l’être d’un trimestre à l’autre, à condition d’avoir validé des compétences attendues, soit dans le contexte de l’activité pour les tuteurs ponctuels d’élèves ( ils ne possèdent pas forcément toutes les compétences de la séquence ) soit plus largement pour les autres tuteurs.

En bas à droite , les rôles des îlots (voir article correspondant) .

Une explication ici. Un petit rond signifie qu’on a été dans ce rôle une fois, puis la taille du badge augmente pour s’insérer dans son sphérier au fur et à mesure de la pratique de ce rôle. Avec un cours hebdomadaire d’une heure, le sphérier badges des îlots est rarement rempli annuellement.

spherier explication badges

Donc au final, l’élève aurait ces symboles tout prêts

sphérier pastilles des sphères

Les couleurs à gauche symbolisent des outils avec des tendances sensorielles d’acquisition. C’est un détournement de la théorie des intelligences multiples. C’est une théorie qui me séduit car mon expérience fait que je suis bien incapable tout seul d’analyser si tel élève utilise telle forme d’acquisition ou tel moyen, alors que je me rends bien compte que la diversité des modes de transmission ainsi que l’apaisement des émotions de colère, de peur, de dégout (etc.) favorisent cette même acquisition. Classer des élèves en fonction de leur « type » d’intelligence m’apparaît être une erreur, un danger même, mais classer l’outil utilisé dans une mise à égalité totale des types d’intelligences me paraît être plus juste tout en favorisant la diversité recherchée.

Les pastilles s’intègrent dans des cercles de différentes tailles correspondants à l’autonomie attendue, le principe étant que moins l’élève se sert d’outils et/ou de ce que je peux lui apporter et que l’outil donc perd sa place principale, plus l’évaluation est importante/réussie/récompensée etc. En fait, plus l’élève sait se débrouiller sans l’outil (intellectuel/concret), mieux c’est. Je vais faire une comparaison très exagérée afin de clarifier ma pensée : si on pratique une aussi belle retouche photo avec un labo photo, voire avec des techniques de peintures hyperréalistes plutôt qu’avec le dernier IPomme 32′ et Colorshop , c’est mieux. Mais il faudra commencer par le méta-outil le plus complet pour comprendre les bases. C’est une forme inversée d’apprentissage des bases  (pour faire un trait d’humour illustratif). Pour illustrer plus précisément en éducation musicale : si on peut chanter avec le clip de l’artiste, c’est un outil complet. Mais si on peut chanter la même chose avec la même qualité en ne s’accompagnant que d’une guitare ou d’un clavier alors c’est mieux. Les compétences musicales se retrouvant alors en aide directe pour favoriser l’autonomie (conscience de la hauteur, des timbres, des rythmes etc.). Je ne les ai pas incluses dans le sphérier car ce sont des éléments tellement longs à acquérir dans des structures qui les visent (conservatoires , écoles etc) que chaque professeur peut prétendre en tant qu’expert à les évaluer dans sa propre matière suivant ce qu’on recherche. Et puis c’est un autre métier que de les former à devenir des virtuoses, un métier jumeau, très proche, mais pas le même que le mien.

Enfin ce que j’appelle un outil ici est un média/interface entre l’élève et l’objectif. Un playback est un outil au même titre qu’un programme de composition ou une « feuille » papier ou numérique de cours par exemple.

Voici donc l’ordre de la taille des sphères et donc de l’autonomie attendue.

taille des sphères

Les appellations « exercice » « travail » « exposé » etc. ne sont là qu’à titre illustratif pour surement très maladroitement traduire une pensée d’ordre complexe et relié des activités. Chanter sur un clip fait partie de l’ordre des « exercices » car l’outil est complet et donc la part de l’autonomie de l’élève moindre. Chanter en dansant ou transformer en slam une chanson rock tout en s’accompagnant au bouzouki ou avec un accompagnement créé avec table de mixage ou je ne sais quoi fait partie du chef d’oeuvre tant la part d’autonomie est importante.

Les couleurs signifient le type d’intelligence à laquelle l’outil est rattaché. Un playback avec paroles écrites (ce qu’on appelle un karaoke ) est rattaché par exemple au verbal. Un texte seul sur feuille est intrapersonnel. On peut combiner des couleurs de façon à créer des sphères comme un trivial poursuit (le jeu de plateau). Je n’ai pas de classification arrêtée encore, j’en ai testée plein, je n’ai pas assez de recul et de connaissances pour être de toutes façons catégorique sur quelque chose. Au moins, je sais que les outils utilisés par les élèves changent peu et je peux graduer l’outil (chanter sur un playback est plus facile qu’avec une feuille) ce qui m’incite à leur proposer de changer d’outil. J’ai remarqué que les outils que je classais dans visuel et verbal revenaient souvent dans leurs choix mais que les élèves et en particulier les élèves « singuliers » prenaient d’autres formes d’outils qui leur permettaient facilement d’acquérir la même compétence.

Voilà le sphérier maintenant avec d’abord les petits sphériers de travail collaboratif et de rôles

sphérier rôles et badges tutorat

celui de gauche :

  • colonnes = tuteur élève / groupe (taille variable entre 2 et 7 par exemple, ou plus facilement des îlots de 4-5) / classe entière
  • lignes = ponctuel / trimestriel / annuel (que l’on obtient en finalité)

celui de droite :

ce sont les rôles par îlots tels qu’envisagés cette année 2014-2015 dans mes cours. Petit rond = une fois etc.

Et le sphérier global, que l’on conserve un an

sphérier

le nom est à inscrire en haut à gauche.

Je répète bien que ce système est une expérimentation, que je ne possède aucunement une quelconque vérité et qu’il est destiné à évoluer (en fait, j’ai déjà pensé à quelques variantes) mais en voilà son principe de base. Je vais le retester cette année encore. Les retombées sont pour les élèves : une transcendance de la culpabilité et un amoindrissement de la peur dans l’échec fantasmé (puisque c’est l’outil ou le prof qui fait à sa place dans le pire des cas car à travers un travail c’est l’outil qui est évalué), une volonté d’accomplissement ( puisque le chef d’œuvre incarne une appropriation et un dépassement des consignes d’exercices), une simplicité ludique permettant l’autoévaluation ( on choisit des couleurs) , une diversité (l’outil est rétroactif : on se balade dans le sphérier en remplissant une sphère d’une taille et on peut la fois d’après remplir une taille différente d’un autre parcours) et une rapidité (encore plus avec un programme).

La vue eleve sur le cours avec les repères d’évaluation  :

  
  Extrait d’un padlet de cours
  


 
 

 

 

 

 

 

 

 

Un apprentissage à la lecture de la mindmap

Ce projet n’étant pas encore réalisé en situation, l’article sera surement modifié ultérieurement. Cet article est donc une prévision.

Suite à des discussions sur Twitter avec @zecalvin et @zikmuable, la nécessité d’un apprentissage de la lecture d’une mindmap peut se révéler intéressant afin de mettre en place des mécanismes d’activités coopératives au sein de la classe. Par la ludification de cet apprentissage, l’apprentissage pourrait se faire naturellement sans efforts et efficacement afin de palier à la difficulté de globalisation et de retours sémantiques constants qu’implique une mindmap non hiérachique.

Puisqu’en Education Musicale je vais utiliser et réutiliser des outils que j’ai créés l’an passé (earmap, timemap, sphérier) ,ou réutilisé (mindmap de synthèse de cours ou d’analyse d’oeuvre avec les 5W) et dont le sens de lecture n’est pas chronologique ou linéaire, maîtriser rapidement cet outil me paraît important.

mindgamevue

(exemple illustratif )

A ce titre j’ai créé un jeu en mindmap avec l’appli gratuite Mindly (IOS / And) à l’instar des livres dont vous êtes le héros qui ont bercé mon adolescence. Ce jeu ne renvoie pas à des notions musicales pour l’instant car c’est une version 1.2, je voulais tester ce détournement de la mindmap avant. C’est donc un prototype que vous pouvez télécharger en .pdf (license cc)

mindgame

Le principe est de partir de la case centrale et de suivre les embranchements en fonction de ce que l’on souhaite faire.

J’imagine des consignes, à réaliser par groupes en cours, qui seront :

consignes

 

et une feuille d’aventure qui peut ressembler à :

cartaventure

 

En second cours, une expression orale de cette mindmap suivra par le résumé de l’aventure .

Il s’en suivra peut-être une mise en place des îlots en attribuant des rôles pour améliorer la stratégie de réussite. Rôles qui peuvent être créés et inventés par les élèves eux-mêmes. A tester. J’ai espoir que cela favorise le collaboratif et l’invention de stratégies en autonomies en plus de l’apprentissage du procédé mindmap.

Dans le même ordre d’idée, une mindmap présentation (merci encore @zecalvin pour cette idée !) pour le premier cours par numérique, à la maison ou en classe, je ne sais pas encore, probablement les deux.

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voilà le canevas en pdf : mindly

Un jeu plateau / rôles en îlots autour de l’orchestre

  • 30 minutes X 2
  • Classe entière en îlots de 4 ou 5
  • Reconstituer l’orchestre en connaissant les familles et les sous-familles des instruments les plus usuels
  • L’orchestre et les timbres différents
  • Maths (déplacements et construction de grilles) / Français (rédaction d’indices) / et de manière indirecte Techno (modélisation d’un plan et outils numériques) / EPS et HG (parcours sur un terrain/lecture d’une carte)
  • outils : support de présentation (padlet ici), thinglink avec banque de son (site universal soundbank : sons libres et gratuits), 3 écrans (ou 2 écrans dont une projection murale et 1 feuille), fiches papiers, fiches couleurs cartonnées plastifiées, logiciel d’édition vidéo pour énoncé.

enonce

cliquer ici pour voir l’Enoncé vidéo

Un vol bien orchestré

J’ai testé ce jeu que j’ai créé en mélangeant des règles d’autres jeux , avec plusieurs méthodes d’introduction des règles. Pour la première classe, j’ai présenté les règles à toute la classe aidé du vidéoprojecteur frontalement. Pour la deuxième classe, j’ai montré d’abord l’énoncé puis j’ai expliqué les règles de base et pendant le jeu j’ai spécifié des points aux ambassadeurs (voir article slam médiéval) qui se chargeaient de les réexpliquer à leurs groupes respectifs. Pour la troisième classe, j’ai montré l’énoncé et expliqué les règles en fonction des rôles distribués, chacun expliquant aux autres.

L’acquisition des règles la plus rapide a été dans la première classe mais tous ne se sont pas sentis impliqués de la même façon. La deuxième solution est un peu particulière puisque nous étions en situation d’observation par des tiers, je peux conclure que les règles ont été comprises moins rapidement mais par un ensemble plus large. La troisième situation a été encore plus longue en démarrage mais l’implication a été très grande de tous. Je n’arrête pas de conclusion mais cela peut être une piste pour la prochaine fois car beaucoup d’autres paramètres m’échappent surement.

La feuille d’aventure

feuille d'aventure

 

Modelée avec le principe des rôles en îlots, elle comprend une trace des indices, des coordonnées et des familles instrumentales. Elle ajoute les aspects des rôles avec des pouvoirs afin de se rapprocher d’un jeu de rôle plus complet. Elle est distribuée par groupes pour le jeu puis au final en individuel. Personnellement je place toutes les productions des élèves sur support numérique maintenant.

Les règles du jeu

regles

Distribuées dès le départ soit à l’ambassadeur du groupe soit en individuel (mais à la fin du jeu en individuel de toutes façons). Elles servent tant qu’au travail coopératif qu’à la possible réutilisation à la maison et/ou à la recréation de son propre jeu (j ‘ai envie de leur faire créer leur propre jeu plus tard mais je n’ai jamais essayé encore).

Les participants choisissent une entrée et se déplacent en équipe sur leur carte. Ils comparent la carte de déplacement avec la carte des familles d’instruments de l’orchestre et identifient (et choisissent s’il y en a plusieurs sur la même case) une couleur. L’ambassadeur tire une carte de cette couleur et va la lire à son groupe puis la repose avec les autres cartes (sur le bureau/table etc.). Chaque carte est une mini-énigme qui permet d’en savoir davantage sur la case à trouver et donc l’instrumentiste qui a volé le Stradivarius (voir énoncé).

Les règles additionnelles (rôles type « NCIS » et pouvoirs associés) sont introduits dans la 2° phase / cours, la première comportant les rôles par îlots tels que définis dans l’article sur le slam médiéval.

La carte des familles d’instruments de l’orchestre

famille d'instru plan

Affichée au tableau (en mode gelé avec vidéoprojecteur chez moi)

La table de hasard : déplacements

Inspirée des livres dont vous êtes le héros (série Loup Solitaire), cette carte remplace les dés. On pointe avec une mine en fermant les yeux un chiffre utilisé pour se déplacer du nombre de cases correspondant. Le déplacement est vertical ou horizontal.

table hasard

Les cartes

Sur support plastifié, plus faciles à lire et à utiliser que des petites cartes. C’est la première fois que je teste un tel support et tout un vaste domaine de réflexion qui lors de mes précédentes activités de cours m’était inconnu. Il y aurait surement beaucoup à redire sur mes fiches, mais je n’en suis pas à un stade suffisant à ce jour pour avoir des éléments de réflexions avancés.

Je m’intéresse par contre de plus en plus aux intelligences multiples et j’ai ainsi créé des énigmes qui font appel à plusieurs dimensions différentes dans ce domaine. Les élèves peuvent choisir leur mise en situation de réussite ou s’essayer par jeu à des exercices différents. Il y a du mime, de la reconnaissance d’instrument, de la déduction visuelle (plan , cartes à jouer), de l’identification audio d’instrument dans un ensemble, de l’induction visuelle (système des plans et dans les cartes) qui font appel à des mobilisations différentes. Cet éventail de possibilités données de façon si rapide et sans risque de mise en échec personnelle (par le jeu et la personnification : feuille d’aventure) me séduit.

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les cartes des familles (c.c. partage et échange non commerciaux)

La carte des sons

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Elle est affichée sur l’écran de l’ordinateur avec aussi les extraits audio (Prokofiev Pierre et le Loup / Mozart concerto pour clarinette / Gershwin Porgy and Bess / Saint-Saens les fossiles). les équipes peuvent y aller si elles se retrouvent devant une énigme « audio » menées par le/la journaliste de leur groupe.

le support de cours est un padlet dédié inséré dans le cours « inversé »  

pour la version élève . La version prof est la même avec les extraits et un deuxième jeu d’énigmes afin que les élèves ne s’échangent pas les informations d’une classe à l’autre si une classe trouve très rapidement (ce qui a été le cas dans une classe, même si tous les groupes arrivent à la conclusion au bout des 2 séances).

Il y a des points qui me satisfont dans cette démarche et d’autres encore à affiner. J’ai envie d’y insérer davantage d’écoute musicale et davantage d’énigmes de décodage audio, j’aimerais accélérer la mise en place de tels jeux, améliorer la lisibilité des documents, fluidifier l’autonomie des élèves, les amener à créer eux-même leurs jeux, développer l’autonomie de gestion du jeu (me remplacer totalement, même avec des PNJ = personnages non joueurs joués par les élèves) bien que le rôle de « gardien du temps » remplisse cette fonction déjà. La première fois j’ai expliqué toutes les règles mais je préfère faire le jeu en 2 phases et introduire les pouvoirs dans la 2° .

Par contre la richesse des compétences et méta compétences évaluées est importante, l’enthousiasme des élèves aussi, le fait que tous ou presque tous (suivant les classes) s’investissent est un bonheur. La rapidité de manipulation des outils d’analyses et de vocabulaire est stupéfiante.

J’ai testé aussi les groupes par affinités et les groupes mélangés. Je suis encore partagé sur ces deux principes chacun présentant des avantages que l’autre n’a pas (et donc des inconvénients), dans la coopération, le partage et l’investissement. Mais là encore, il est tôt pour moi en terme d’analyse, chaque situation (classes différentes, moments de la journée, événements inconnus de moi lors de mon cours) présentant des paramètres très complexes qui sont un véritable défi  de conscientisation dans ma discipline.

Le tout est sous license CC (reproduction échange et usage non commercial). C’est mon premier jeu pédagogique « mixte » de ce type, entre jeu de plateau et jeu de rôle mais au vu des bénéfices en cours, pas mon dernier j’espère.