Dérobée à l’opéra – L’animal intérieur

Pour la deuxième fois je tente le jeu de rôle intégral en cours à travers une activité créée l’an dernier et quelque peu modifiée.

Cette activité est une initiation au monde lyrique, centrée sur le rôle de l’artiste lyrique en particulier qui fait suite au contact sur padlet et à la venue de Florian Sempey, un artiste à l’envergure internationale, au collège. Florian étant en plus originaire d’une ville proche de celle où j’enseigne ainsi qu’une connaissance personnelle, c’était l’occasion pour faire goûter ce monde à mes élèves, monde très particulier et quelque peu hermétique pour la tranche d’âge visée ( 4° ).

Les outils TICE utilisés sont principalement le site padlet, le google street view sur l’Opéra Garnier et l’app Tellagami (IOS/And) mis on peut trouver une alternative Windows avec GoAnimate.

Un chronomètre est présent à l’écran en widget (dans un coin) ou en mirrorcasting (projection) et ponctue le temps d’une séance en 3 parties de 10mn que j’appelle , en reprenant l’expression consacrée dans le vocabulaire rolistique, un tour de jeu.

Les outils TICE à disposition dans les stratégies des îlots sont nombreux, cela va de Thumbjam à TinyTap en passant par Twistedwaves ou LoopyHD , bref, toutes les apps musicales (ou pas), les sites musicaux , les app de traitement de texte, tableurs, présentations etc.

Les appareils utilisés en cours sont un Mac mini pour la projection des QR codes et 5 ipads qui centralisent les recherches des îlots par rôle.

Chaque séance dure de 25 à 30 mn environ et l’activité est étalée sur 8 semaines.

Les activités à l’intérieur de cette enquête dont le but est de retrouver la baguette du chef d’orchestre sont diverses et sont pour la plupart créées par les élèves eux-mêmes, c’est à dire que les élèves vont imaginer des solutions possibles avec un panel d’applications numériques ou pas afin d’avancer dans l’intrigue. On peut comparer ce mode d’avancée à une progression spiralée choisie par les élèves mais dont les limites se retrouvent dans les unités théâtrales de temps, de lieu et d’espace.

Pour expliquer ce qu’est un jeu de rôle, il y a beaucoup de sites spécialisés qui le feront mieux que moi. Un parmi d’autres : la Fédération Française de Jeux de Rôle. En résumé , c’est une pièce de théâtre interactive menée par une personne qui connâit toute l’histoire à l’avance, un conteur, et où les joueurs incarnent des personnages qui vont proposer des actions influençant l’histoire, actions régulées par le conteur.

Dans ces 30 minutes de jeu, l’organisation en îlots par rôles fluidifie l’avancée de la classe en ponctuant de différentes façon ce moment.

  • les ambassadeurs relatent toutes les 10 minutes environ la stratégie de leur groupe, ce que le groupe cherche, son but immédiat.
  • les espions vont et viennent tout le temps de jeu et apportent des informations à leurs groupes respectifs.
  • les journalistes mettent à disposition de tous sur l’ordi en vidéoprojection classe, les informations qu’ils cherchent.
  • les gardiens du temps fluidifient les recherches et les rôles de chacun surtout si le temps des 10mn s’écoule trop vite comparativement à l’avancée du groupe.
  • j’interviens dès qu’on m’appelle dans un groupe pour incarner l’un des personnages du jeu et interagir avec le groupe.

Chaque groupe est donc en indépendance de recherche et c’est un point qu’on peut comparer aux îlots bonifiés puisqu’une concurrence s’installe dans la phase de recherche. Mais cette concurrence est très vite oubliée dès que les groupes élaborent des stratégies particulières, dès lors la comparaison s’efface face à l’unicité de la stratégie.

L’intrigue se déroule en deux actes, le premier est dérobée à l’opéra qui se situe virtuellement dans le Palais Garnier et le deuxième se situe dans le château de Neuschwanstein en Bavière.

Les élèves rencontrent des personnages qui sont tous liés les uns aux autres par 3. C’est à dire qu’un personnage a des connections avec 3 autres. Il y a 6 personnages, chacun étant prisonnier d’une émotion (peur, tristesse, colère, angoisse, amour, dégoût). Les élèves devront comme dans un vrai jeu de rôle, me proposer des stratégies pour les libérer de ces emprises. Ils pourront se servir d’outils numériques ou non afin d’accomplir leur travail. Une fois l’épreuve faite, ils passent à un interrogatoire où chaque personnage décrira ce que 3 autres ont fait , selon son point de vue, durant la journée et la veille du crime.

Nous avons déjà joué 1 séances avec 3 classes , le jeu démarre véritablement quand un groupe trouve une stratégie particulière. Par l’imitation due aux espions, tous les autres groupes se débloquent naturellement au cours de la première séance. La prologue consistant en la recherche d’un personnage clef, le chef d’orchestre, et donc en la manipulation des outils principaux (comme dans un tutoriel), l’enquête commence véritablement après la vision de la capsule du chef d’orchestre. Mon rôle est de jouer le chef d’orchestre comme s’il était présent et les élèves s’impliquent très rapidement à ce moment là dans leurs rôles. Exactement comme le travail d’un artiste lyrique.

L’identification de l’émotion de la tristesse a été immédiate (mais on sort d’un long travail sur les émotions et leur incarnation sonore en séquence 1 ) quand ils ont rencontré le chef d’orchestre. Les premières idées ont été :

  • idée majoritaire : chercher une harpe et lui en jouer ( app thumbjam avec enregistrement de la harpe contrôlée vocalement ou tactilement)
  • mais aussi : le rassurer en lui redonnant courage ( app twistedwaves en enregistrement)
  • lui jouer d’un autre instrument pour lui changer les idées ( jeu sur le synthé de la classe)
  • lui chanter lascio ch’io pianga (Rinaldo-Haendel , nous nous sommes entrainés en échauffement vocal sur cet air sans savoir que c’était un air d’opéra. L’avantage énorme de la musique baroque, en plus d’être très adaptable à ce jeu, est sa construction tonale basique analogue à la majorité des chansons télés/radios : donc tous les élèves avaient « l’impression » de connaitre cet air alors que non, il a été très facile à apprendre) (soit chant direct soit IMovie en montage avec version Farinelli)

Pour l’instant, j’aime ces moments où je « joue avec » les élèves lors des phases de rencontres de personnages,  ces moments d’autonomie et l’acquisition très naturelle des termes de vocabulaire. On passe rapidement du « gars au bâton » au « maitre d’orchestre » au « chef d’orchestre avec sa baguette ». Cette phase est rapide en particulier au moment des ambassadeurs où le groupe rectifie parfois son ambassadeur et où les autres ambassadeurs reprennent les termes du premier craignant d’avoir moins bien fait. L’auto évaluation et la correction sont donc immédiats. J’aime le fait que la majorité (pas tous bien sur) adhère au jeu et plonge dans cet univers.

J’aime moins ce démarrage lent et fouillis, cela étant du peut-être à mon enthousiasme et à mon impatience, et je me demande comment je vais réussir à gérer et évaluer ce travail car chaque îlot avance à son rythme avec ses idées, et donc sa construction de cours, propres.

 

 

Préparation au Trésor des tambours maudits

Des idées de préparations au jeu que j’ai testées en cours.

Ajout a posteriori :

J’ai rebaptisé jeu de l’électron en jeu du pirate zombie. Complètement anecdotique mais quand un élève perd, il s’amuse à jouer le zombie et il accepte facilement d’être en observateur pour le « tour » de jeu.

Plus important, j’ai continué la préparation car le passage au morse n’était pas évident. Plusieurs élèves qui avaient compris, enfin je le pensais, la partie tempo+rythme étaient totalement perdus. J’ai du sacrifier la partie de jeu pour refaire une préparation axée sur la transmission par rythme et tempo du morse, ce qui a donné lieu à une demi-séance uniquement de codage et de décodage avec claves/baguettes (tempo) et djembés (rythmes en morse) entre les îlots.

Alors que je me disais que mon jeu n’était pas au point et qu’il était temps de le ranger aux oubliettes des essais non concluants,  très étrangement et d’une façon que je ne m’explique pas, la séance d’après a été un succès total : tout le monde comprenait et jouait ! Une classe a même trouvé le trésor ! Beaucoup de choses m’échappent mais je crois que je n’avais pas assez insisté sur le coeur de l’activité, à savoir la transposition rythmique et le rôle du tempo dans une configuration par îlots alors que ça marchait très bien en apparence dans une configuration « frontale ». Dès qu’ils ont été en autonomie, tout à changé. Ce qui m’incite fortement à continuer le travail en autonomie et à prendre en compte dans ma progression un temps nécessaire de « flou » et d’hésitations. Par contre cela me pose des questions sur l’évaluation : une série d’échecs un jour et une série de réussites consécutives la semaine d’après dans des positions complètements différentes avec les mêmes items (production d’un rythme, codage, tenir un tempo, décodage)  pour des individus isolés m’incitent à réfléchir le sphérier, outil formatif d’évaluation, avec la prise en compte d’une rétro-action temporelle sur les 4 ans du cursus et non sur l’année, dans l’état actuel du système scolaire.

Jeu de l’électron : afin de préparer les élèves au tempo, cette petite activité inspirée de la méthode Dalcroze. Le nom « électron  » n’est peut être pas le mieux choisi , je prendrai à l’avenir un nom plus adapté à la visée préparatoire comme le jeu du trésor maudit ou ce genre là mais j’ai pensé au voyage d’un électron dans un circuit électrique en le créant . Ce n’est qu’un détail. Les élèves sont tous assis par terre en forme de serpent, en file et côte à côte ( ma salle est de forme demi circulaire ). Ils se passent un objet au tempo marqué par un chef de tempo qui a des percussions claires en idiophones . J’ai opté pour des baguettes de batterie et claves. Le jeu est ponctué par 4 niveaux.

  1. On se passe l’objet ( balle , grosse cup , sac , œuf maracas etc.) au tempo d’un bout à l’autre , tempo moderato. Je suis au tempo.
  2. Même chose mais un élève me remplace en choisissant son tempo. Si on a le temps plusieurs élèves interviennent.
  3. Un deuxième objet est inséré à l’autre bout , les objets se croisent donc. On peut les faire partir en différé afin que l’élève qui a les deux objets ne soit pas le même. Pareil, je suis au tempo et rapidement remplacé par un élève . Le tempo ne doit pas être trop rapide pour une réussite dans la collaboration ( visée obligée ).
  4. Deux autres objets sont insérés symétriquement par rapport aux extrémités dans le serpent. 7 élèves à partir des extrémités a été mon choix ( totalement arbitraire ). Ici on peut varier les trajets des objets centraux : soit direction vers les extrémités les plus proches, ou les plus éloignées ou encore les plus proches puis retour vers l’autre côté .Comme j’ai pris des cups géantes colorées et facilement préhensibles vu la matière ( plastique strié ), il a été facile de donner le but : couleurs verte et bleue à l arrivée sur gauche et rose et orange sur droite.

Ce jeu a bien fonctionné dans toutes les phases sauf la phase 4 dans une classe où on a terminé sur une réussite avec une répétition de la phase 3 car j’avais créé un circuit de circulation de l’objet trop compliqué ( rectifié après coup ).

Le jeu des îlots des pirates

Les élèves se mettent en petits groupes de façon à les préparer aux futurs îlots . Il y a aussi des niveaux.

  1. Il y a un maître du tempo ( eleve ) et un tambour ( moi au djembé ). Le premier niveau consiste en une répétition simple par imitation aux mains en clap d’un rythme simple sur le tempo de l’élève . Le rythme n’est constitué en aucun cas de croches mais de noires, blanches ou blanches pointées (1,2 ou 3 temps, pas de division du temps ).
  2. Un élève me remplace ( on change aussi le maître du tempo )
  3. Chaque groupe a un maître du tempo qui imite le maître principal, mêmes consignes
  4. Chaque groupe a un maître du tempo et un tambour, le groupe imite et répond à son « tambour » avec les mains
  5. (Pas eu le temps) chaque groupe répond à un autre groupe

Avec une classe , j’ai créé un exercice intermédiaire qui consiste à refaire le jeu de l’électron mais avec des îlots en cercles et un objet par îlot . Plutôt efficace je trouve pour passer au jeu des pirates.

J’ai placé dans les rythmes des mots en morse en introduisant inconsciemment chez eux le « s.o.s. » et les intervalles entre les mots qui constitueront la base du jeu des tambours du trésor maudit. J’ai insisté sur ces rythmes particulièrement .

Les tambours du trésor maudit

Ce jeu coopératif que je viens de créer va être réalisé en cours, en 6eme, lors de la première séquence qui concernera la musique et le corps, afin d’intégrer la différence entre tempo et rythme de manière ludique et fonctionnelle.

Les éléments du cours y figurent, il s’agit d’émettre un rythme sur une pulsation régulière , sans accelerando ou rallentando . Des premiers éléments d’une écriture musicale y figurent à travers le langage morse utilisé.

Il se déroule en tours de jeu très courts pour les phases non musicales et plutôt longs pour les phases musicales sur lequel il est centré. On peut utiliser un plateau ou des feuilles pour se représenter la carte, j’ai choisi d’utiliser 3D virtual tabletop dans ses fonctions gratuites qui existe sous tous les O.S. car il présente l’avantage d’être magnifique et qu’il peut cacher des cases à loisir. Pour 0.99€ on peut se logger en tant que joueur, j’hésite à prendre cette option très pratique car chaque poste/tablette pourrait voir le mouvement des autres joueurs sans interférer , mais la gratuité va être peut être plus pratique car chaque poste n’aura pas de visuel sur le navire des autres et cela permettra peut-être un aspect « bataille navale » mais en mode coopératif . Je m’en remet à la chance et à la présomption de la nouveauté pour que les élèves ne puissent pas comprendre tout de suite comment rentrer dans les paramètres système afin de modifier la carte, problème que je n’aurais pas dans la version payante. Je n’ai pas encore arrêté mon choix, et il me semble qu’une somme minuscule dans tous les cas de gestion ne devrait pas poser problème .

Voilà la carte et les pions. Comme toujours, c est en licence creative communs , citation et gratuité. Tous les documents utilisés pour ce jeu sont libres de droit. Les applications utilisées ont été : pages, typorama, pixelmator. Genius dice et 3D virtual tabletop seront utilisés mais on peut prendre bien sûr de vrais dés ou une table de hasard.


La carte cachée et en dessous la carte révélée :


Chaque petit symbole est un écueil à éviter : cachalot furieux, kraken des profondeurs, villages des pirates fantômes , nuées de crabes « pince-mort », tornades des caraïbes ( les boussoles ). Les cases cachées sont révélées dès qu’un navire tombe ou dessus ou à côté. Elles ne sont révélées qu’à l’îlot concerné . Je vais peut-être rajouter des précisions dans les rencontres si le jeu prend bien auprès des élèves, comme des bonus ou des malus, ou encore des combats de canons avec le même système de pulsations/rythmes, mais je n’en suis pas encore là, c’est juste des idées qui viennent après coup.

Afin de réussir à éviter ces obstacles , chaque navire doit appeler les autres en renfort. Ce n’est qu’à plusieurs que les élèves réussissent à franchir les épreuves. Si jamais le message est décodé à voix haute, le navire sombrera dans les océans et repartira du début ( je compte sur cette règle pour modérer le niveau sonore à vrai dire). Les élèves seront libres de leur message afin de doser eux-mêmes la difficulté de leur propre exercice. S’ils veulent jouer « s.o.s. » Au lieu de « kraken des profondeurs » , libre à eux. Je compte sur la maîtrise des rythmes sur le tempo afin qu’ils s’essayent par eux-mêmes à des rythmes plus compliqués .

Les règles du jeu sont :


Chaque îlots a une feuille d’aventure :


En bas à droite, la carte des pulsations pour marquer les signes de morse avant de les traduire en mots. Comme il n’y aura pas assez de place, l’élève remarquera forcément les pulsations au dos. C’est l’exacte démarche d’intégration d’un rythme complexe de l’oral à l’écrit .

Les rôles en plus gros dans les îlots :


Je pense qu’il faudra peut-être deux ou trois cours avant d’arriver au trésor sur la carte ( la croix X ), je compte les faire jouer 20 à 30 min par cours.

Voilà une bande annonce du jeu afin de mettre dans l’ambiance, réalisée avec IMovie . Chaque programme utilisé ici a bien sûr son équivalent dans tous les O.S. , sans payer un centime.

Progressions annuelles

Étant donné que les progressions annuelles me paraissent importantes afin de savoir où l’on va et que dans une matière comme la nôtre où la pratique se confond avec la théorie tout en étant liée à de multiples domaines et un certain plaisir, j’ai pensé que les premiers destinataires de cette progression étaient les élèves . Dans ces questions posées de façon assez large et simplement, il est facile de les y faire intervenir afin qu’eux même créent leur propre questionnement. 

En début de cours, j’ai souvent pratiqué le questionnement : pendant 5 mn, on pose des questions relatives au sujet de la séquence. Juste des questions, qui ouvrent des champs d’exploration. Je ne réponds pas aux questions et l’élève qui n’en a pas en « aura qu’il voudra exprimer peut-être plus tard » ( je récite cette phrase au mot près chaque fois pour inclure tous les élèves dans une dimension de questionnement de groupe, en intelligence collective ).

Alors cette année , plutôt que de le faire pour moi, j’ai fait la progression pour les élèves . Ça donne ça , à disposition de tous les élèves dans le cloud une fois que les classes me seront toutes connues , et sur le site du collège à la rentrée .

   
    
 

Logos 

Lors d’un stage de catamaran cet été , j’ai appris comment retenir à effectuer des virages en fonction du sens du vent grâce à un dessin en forme de tortue dans un style maori, enfin c’est ce à quoi le dessin m’a fait penser. Je me suis imaginé alors que peut être les tatouages maori étaient des symboles maritimes de mémorisation et sur la mer, j’avais le dessin en tête tout le temps.

J’ai donc transposé cette interface symbolique visuelle à la musique , après vu les rébus musicaux très inspirants de la très inventive @verlacoc et je vais la tester cette année . Après tout, les symboles musicaux et la plupart des alphabets ne sont ils pas ainsi conçus ?

L’oiseau et le papillon sont réalisés à partir de clefs d’ut, sol et fa. Le but est d’avoir en tête un dessin simple qui rappelle une notion pratique, un alphabet mental pour la pratique sonore.

Les totems sont réalisés de façon à ce que graphiquement, leur ordre de réalisation corresponde aux tons et demi-tons des gammes majeures et mineures ( ici en ionien et aeolien pour faciliter la compréhension).

Toujours sous c.c. , j’ai utilisé l’application IOS « paper » gratuite, qui est un soft de dessin , comme paint sous win par exemple, mais je préfère le tactile vu mon … Niveau … En art plastiques ( et pourtant j’adore ça ! ).


  
  


  

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Wallpaper notions

Suite de la série des wallpaper , de la même façon que les autres, création possible par les élèves . Il s’agit de trouver le chemin le plus direct afin d’arriver à la compréhension d’une notion technique.

Cela a déjà été fait plein de fois j’en suis sur, j’avais beaucoup aimé ce qui existait autour des parallèles entre architecture et structure ( forme ABA avec un château symétrique et ses deux ailes ) .

Si elles vous plaisent elles sont toutes en creative commons, réutilisation non commerciale .

  
    
    
    
  

   

  

  

  

  

  

 

   

  

  

 Les images et photos utilisées pour ces wallpapers sont toutes évidemment libres de droit ou déclarées comme telles sur internet. 

Les îlots ludifiés – principe –

Carte des rôles des ilots ludifiés, correspondante aux activités proposées dans ce site

mindmap ilots

on peut les retrouver en utilisation ici :

Mais on peut, ou en tout cas j’ai appliqué ces rôles dans presque toutes mes activités de cours en navigant entre groupe classe et îlots ou encore travail collaboratif tutoré.

Merci à @LaetitiaFerrari de m’avoir donné l’idée de le publier sur internet et donc d’en faire un article pour s’y référer.

Wallpaper « titres d’œuvres »

La série des wallpapers continuant, j’essaierai probablement de leur faire créer le leurs à partir soit de notions musicales, vocabulaires techniques ou titres d’œuvres dans un premier temps, puis dans un second temps avec les titres qu’ils choisissent.

Cette activité pourrait aussi conclure une séquence par une synthèse personnalisée autour de la notion étudiée , ou servir d’outil de synthèse et/ou d’expression d’un ressenti autour d’un projet qui aborde une œuvre de manière détournée. Je n’en sais rien encore, mais c’est très amusant à faire, même si mes talents de poètes sont encore férocement à démontrer.  

    
    
    
    
  
    
 
    
  

Wallpaper « En musique j’ai le droit »

C’est en regardant une superbe affiche de @Romypartage (que je remercie vivement au passage pour sa création) autour de la confiance en soi pour les élèves de sa classe, que j’ai réalisé ces petites fiches. Elles sont à destination du site du collège partie éducation musicale, seront probablement dans des dossiers cloud de chaque élève. J’envisage d’en réaliser une affiche ou d’en imprimer et plastifier certaines mais surtout de les mettre en wallpaper sur les mini ipad dans la classe , en wallpaper sur l’ordi du bureau de ma salle (je change de fond d’écran toutes les semaines, parfois les élèves décident parfois c’est moi) et de les proposer sur leurs BYOD.

La partie concrète en cours sera d’en parler et d’en faire créer une par classe afin de solliciter les élèves dans l’implication des règles de vie commune. C’est aussi une direction possible pour l’EMC avec l’Histoire-Géo facile et rapide. On publiera sur le site ou dans un padlet de cours ainsi que sur la twittclasse les créations.

Réalisées avec Typorama (appli payante que j’ai téléchargée lors d’une opération de gratuité sur Ipad) mais on peut obtenir de magnifiques résultats avec Piktochart (online) en gratuit.

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Le Sphérier

La naissance de cet outil d’évaluation vient d’une posture différente concernant l’appréhension des compétences à acquérir en Education Musicale. Cet article est une réflexion et ne se veut aucunement péremptoire, novateur ou infaillible, comme d’ailleurs le principe « lab » / expérimental de ce site. Le sphérier est pour l’instant sur creative commons la plus fermée car il me faudra encore du temps pour l’éprouver et me confirmer ou m’infirmer sa pertinence.

Ayant soumis cet outil à supervision depuis quelques mois , je le teste depuis l’an dernier.

Mon très estimé collègue d’ #edmus @vleroux44 vient d’en réaliser avec un brio immense la concrétisation numérique et j’ai testé ce système avec quelques classes cette année, ce qui m’incite maintenant à expliquer son fonctionnement.

Ma très estimée collègue d’#edmus @zikmuable a grandement contribué dans son élaboration par un travail commun autour des îlots par rôles et du sphérier lui-même. Je lui ai pris sa forme finale, très inspirée aussi par l’excellent site méludia.

Les notes ne me posent pas de problèmes en soi tant qu’elle sont considérées (et je reprends le terme d’une amie-collègue) comme un curseur. C’est le concept de moyennes qui m’échappe et la considération du travail scolaire qui en découle, de même que l’unique visée d’une perfection d’un rendu attendu jugé par un expert lui-même issu de ce système qui me pose question, ce qui implique pour moi un nombre de paramètres important laissés de côté. D’abord des paramètres d’outils : avec quels outils intellectuels a-t-on réalisé tel travail ? L’outil utilisé influence-t-il le rendu ? Où est l’arbitraire dans l’évaluation d’une performance musicale ? Bref, qu’évalue-t-on et pourquoi ? Qu’est ce qui reflète dans la société le travail de l’école ? Je n’ai pas de réponses toutes faites à ces questions mais je ne peux m’empêcher de me les poser.

Les compétences ne me posent pas non plus de problème, les ceintures non plus. C’est la gradation face à un système fini qui me pose questions : comment évaluer une compétence (graduée ou non) ou dans un système de gradation externe (ceintures face à un projet/objectif) et que l’on a acquise une fois ? L’acquisition est elle définitive ? Est-elle rétroactive , que faire en cas d’oubli ? Comment estimer l’utilité d’une compétence face aux outils contemporains où le numérique va remplacer dans le pire des cas cette acquisition ? Où va se situer l’autonomie de l’élève ? Quel rôle avons nous à jouer professionnellement face/avec ces paramètres ? Le but d’acquérir des compétences qui sont elles aussi graduées ne remplace-t-il pas le chemin d’autonomie et la volonté de s’extraire d’un accompagnement ? Pourquoi le but de l’école est d’y rester ?

Alors peu à peu s’est dessiné un outil d’évaluation situé entre la compétence précise d’éducation musicale et le socle commun, un outil rétroactif visant l’autonomie, visant à se débarrasser de l’outil-même, un outil rétroactif prenant en compte l’inconnu en évaluant les outils intellectuels ou audio/physique relativement aux travaux/compétences attendus. Un « méta-outil ». Dans cet outil-parcours, la notion de progression reste présente, mais elle se situe vis à vis de l’outil utilisé dans la compétence attendue. Comme j’aime beaucoup les jrpg (Japanese role playing game), j’ai trouvé dans le sphérier de FFX (un jeu vidéo) beaucoup de pertinence dans la forme et l’adaptation de mes questionnements.

J’ai testé ce système cette année avec quelques classes tout en continuant le système traditionnel. Il apparaît qu’un programme dédié est ultra rapide dans son application puisqu’il faut simplement appuyer sur une sphère, comme on valide un qcm et c’est là le travail extraordinaire de @vleroux44 .

D’abord la finalité du sphérier :

sphérier principe

Des méta compétences à gauche qui reprennent les actes et directions créatives communes à toutes les compétences en éducation musicale insérées dans les activités de plus en plus complexes et reliées à droite. J’ai cherché des « fondamentaux », des « universaux » des compétences proposées par les programmes. Bien sur il n’y a rien d’exhaustif et ce n’est que mon point de vue dégagé de toute ambition de perfection. Il y aurait beaucoup à redire c’est très certain.

Ensuite les méta compétences explicitées

sphérier méta compétences

j’ai opté pour des petites icônes trouvées gratuitement sur un site dédié afin que rapidement un élève puisse s’y retrouver (et moi aussi).

Toutes les sphères. A gauche un récap des méta compétences qui intitulent les parcours du sphérier général, à droite les pastilles qui viennent se placer dans les mini sphérier de travail collaboratif et de tutorat.

sphérier pastilles

Les tuteurs sont des titres accordés en fin de trimestre ou des badges décernés en fin d’année. Chaque tuteur s’occupe de réexpliquer ou de mener un groupe lors des activités de cours. On peut être tuteur plusieurs fois dans l’année mais aussi l’être et ne plus l’être d’un trimestre à l’autre, à condition d’avoir validé des compétences attendues, soit dans le contexte de l’activité pour les tuteurs ponctuels d’élèves ( ils ne possèdent pas forcément toutes les compétences de la séquence ) soit plus largement pour les autres tuteurs.

En bas à droite , les rôles des îlots (voir article correspondant) .

Une explication ici. Un petit rond signifie qu’on a été dans ce rôle une fois, puis la taille du badge augmente pour s’insérer dans son sphérier au fur et à mesure de la pratique de ce rôle. Avec un cours hebdomadaire d’une heure, le sphérier badges des îlots est rarement rempli annuellement.

spherier explication badges

Donc au final, l’élève aurait ces symboles tout prêts

sphérier pastilles des sphères

Les couleurs à gauche symbolisent des outils avec des tendances sensorielles d’acquisition. C’est un détournement de la théorie des intelligences multiples. C’est une théorie qui me séduit car mon expérience fait que je suis bien incapable tout seul d’analyser si tel élève utilise telle forme d’acquisition ou tel moyen, alors que je me rends bien compte que la diversité des modes de transmission ainsi que l’apaisement des émotions de colère, de peur, de dégout (etc.) favorisent cette même acquisition. Classer des élèves en fonction de leur « type » d’intelligence m’apparaît être une erreur, un danger même, mais classer l’outil utilisé dans une mise à égalité totale des types d’intelligences me paraît être plus juste tout en favorisant la diversité recherchée.

Les pastilles s’intègrent dans des cercles de différentes tailles correspondants à l’autonomie attendue, le principe étant que moins l’élève se sert d’outils et/ou de ce que je peux lui apporter et que l’outil donc perd sa place principale, plus l’évaluation est importante/réussie/récompensée etc. En fait, plus l’élève sait se débrouiller sans l’outil (intellectuel/concret), mieux c’est. Je vais faire une comparaison très exagérée afin de clarifier ma pensée : si on pratique une aussi belle retouche photo avec un labo photo, voire avec des techniques de peintures hyperréalistes plutôt qu’avec le dernier IPomme 32′ et Colorshop , c’est mieux. Mais il faudra commencer par le méta-outil le plus complet pour comprendre les bases. C’est une forme inversée d’apprentissage des bases  (pour faire un trait d’humour illustratif). Pour illustrer plus précisément en éducation musicale : si on peut chanter avec le clip de l’artiste, c’est un outil complet. Mais si on peut chanter la même chose avec la même qualité en ne s’accompagnant que d’une guitare ou d’un clavier alors c’est mieux. Les compétences musicales se retrouvant alors en aide directe pour favoriser l’autonomie (conscience de la hauteur, des timbres, des rythmes etc.). Je ne les ai pas incluses dans le sphérier car ce sont des éléments tellement longs à acquérir dans des structures qui les visent (conservatoires , écoles etc) que chaque professeur peut prétendre en tant qu’expert à les évaluer dans sa propre matière suivant ce qu’on recherche. Et puis c’est un autre métier que de les former à devenir des virtuoses, un métier jumeau, très proche, mais pas le même que le mien.

Enfin ce que j’appelle un outil ici est un média/interface entre l’élève et l’objectif. Un playback est un outil au même titre qu’un programme de composition ou une « feuille » papier ou numérique de cours par exemple.

Voici donc l’ordre de la taille des sphères et donc de l’autonomie attendue.

taille des sphères

Les appellations « exercice » « travail » « exposé » etc. ne sont là qu’à titre illustratif pour surement très maladroitement traduire une pensée d’ordre complexe et relié des activités. Chanter sur un clip fait partie de l’ordre des « exercices » car l’outil est complet et donc la part de l’autonomie de l’élève moindre. Chanter en dansant ou transformer en slam une chanson rock tout en s’accompagnant au bouzouki ou avec un accompagnement créé avec table de mixage ou je ne sais quoi fait partie du chef d’oeuvre tant la part d’autonomie est importante.

Les couleurs signifient le type d’intelligence à laquelle l’outil est rattaché. Un playback avec paroles écrites (ce qu’on appelle un karaoke ) est rattaché par exemple au verbal. Un texte seul sur feuille est intrapersonnel. On peut combiner des couleurs de façon à créer des sphères comme un trivial poursuit (le jeu de plateau). Je n’ai pas de classification arrêtée encore, j’en ai testée plein, je n’ai pas assez de recul et de connaissances pour être de toutes façons catégorique sur quelque chose. Au moins, je sais que les outils utilisés par les élèves changent peu et je peux graduer l’outil (chanter sur un playback est plus facile qu’avec une feuille) ce qui m’incite à leur proposer de changer d’outil. J’ai remarqué que les outils que je classais dans visuel et verbal revenaient souvent dans leurs choix mais que les élèves et en particulier les élèves « singuliers » prenaient d’autres formes d’outils qui leur permettaient facilement d’acquérir la même compétence.

Voilà le sphérier maintenant avec d’abord les petits sphériers de travail collaboratif et de rôles

sphérier rôles et badges tutorat

celui de gauche :

  • colonnes = tuteur élève / groupe (taille variable entre 2 et 7 par exemple, ou plus facilement des îlots de 4-5) / classe entière
  • lignes = ponctuel / trimestriel / annuel (que l’on obtient en finalité)

celui de droite :

ce sont les rôles par îlots tels qu’envisagés cette année 2014-2015 dans mes cours. Petit rond = une fois etc.

Et le sphérier global, que l’on conserve un an

sphérier

le nom est à inscrire en haut à gauche.

Je répète bien que ce système est une expérimentation, que je ne possède aucunement une quelconque vérité et qu’il est destiné à évoluer (en fait, j’ai déjà pensé à quelques variantes) mais en voilà son principe de base. Je vais le retester cette année encore. Les retombées sont pour les élèves : une transcendance de la culpabilité et un amoindrissement de la peur dans l’échec fantasmé (puisque c’est l’outil ou le prof qui fait à sa place dans le pire des cas car à travers un travail c’est l’outil qui est évalué), une volonté d’accomplissement ( puisque le chef d’œuvre incarne une appropriation et un dépassement des consignes d’exercices), une simplicité ludique permettant l’autoévaluation ( on choisit des couleurs) , une diversité (l’outil est rétroactif : on se balade dans le sphérier en remplissant une sphère d’une taille et on peut la fois d’après remplir une taille différente d’un autre parcours) et une rapidité (encore plus avec un programme).

La vue eleve sur le cours avec les repères d’évaluation  :

  
  Extrait d’un padlet de cours