L’évaluation, réflexions personnelles

Préambule

Quand on se heurte à la question de l’évaluation, on se heurte à plusieurs résistances.

D’abord est-on libres d’évaluer de la façon que l’on souhaite en tant que prof ? Oui, notre devoir est d’évaluer pas nécessairement de noter.

Ensuite pourquoi changer ? Là, c’est un positionnement personnel. Il y a beaucoup d’avis et de propositions alternatives très intéressants et je pars du principe qu’un professeur souhaite le meilleur apprentissage possible pour ses élèves, je pose ce point en postulat.

Si l’élève se façonne avec un devoir seulement, si c’est l’exercice seul qui façonne l’individu, alors cela signifie qu’il n’existe qu’une psychologie de l’enfant et que la psychologie est une science dure.

Il n’en est rien. Il ne reste donc qu’un barème proposé selon une norme. Suit-elle une courbe de Gauss analysée en sociologie ? Non plus, il n’y a que des avis.

Cette façon de noter suit elle une imitation de la vie active contemporaine ? Non plus, même dans notre profession les notes ne suivent pas ce raisonnement de façonnement vis à vis du travail.

Que reflète la vie professionnelle ? Une autonomie parfois, une obéissance, des nécessités, un salaire, des contraintes, du plaisir, des créations, des groupes ou des individus, la liste est longue. Là aussi, il y a des choix de points de vue et peu de réalité. Donc nous sommes sur une voie de réflexion totalement arbitraire.

Y a t il des études sur l’évaluation ? Oui énormément même. Et leurs conclusions diffèrent toutes, dans la mesure où, et c’est normal, ces études sont effectuées chaque fois en contexte différent.

Puisque nous sommes définitivement sortis de l’aspect universel du débat qui semble vain, il s’agit alors de se positionner en tant qu’individu.

Pour ma part, ce qui rejoint ma sensibilité est la considération animale de l’humain en tant qu’espèce mammifère élevée par la protection d’un adulte bienveillant, se nourrissant de son expérience et la transformant en acquis culturel, avec un aspect inconscient d’intégration que l’on appelle nature ou instinct, afin de faire face à la compensation de plusieurs handicaps biologiques et donc afin d’étendre par la création concrète ou virtuelle d’outils l’éventail des champs d’action sur le monde.

La transmission simple et son évaluation stricte m’apparaissent donc faussées, adaptables à un objet mais pas à un être vivant.

La répétition nécessaire utilisée simplement comme activation de base m’apparaît inutile si elle est dénuée de conscience globale et contextuelle.

L’addition d’évaluations d’exercices différents en contextes différents me paraît fausse mais pas la réduction symbolique en tant que point d’ancrage mémoriel. Le concept de moyenne de notes me paraît donc infondé mais son impact symbolique est puissant.

L’affectivité dans l’éducation me paraît naturelle et même nécessaire dans le transfert cognitif.

Le transfert cognitif m’amène à penser la nécessité de la simulation pédagogique et donc de la ludification.

Le manque d’ingénierie pédagogique m’apparaît enfin dangereux dans cette absence de vérité absolue.

Ces postulats prudents m’amènent pour les mêmes raisons à préciser que ce n’est pas une vérité absolue qui peut être proposée en évaluation ni même en pédagogie, mais le fait de la déconsidérer et l’ignorer est pour moi une négation de notre condition, une voie idéologique arbitraire érigée en postulat, donc, une erreur intellectuelle qui a des incidences sur d’autres êtres humains.

Pour résumer le préambule, chacun fait comme il peut et comme il le juge bon, s’il y arrive, c’est déjà très bien.

Évaluer sommativement selon un modèle :

 la note

notes

La réduction symbolique est en soi une moyenne. Sur 20, 10,5, en lettres A, B,C etc. Le barème implique une codification attendue par le professeur et sa traduction sur une échelle. Le problème principal est que le symbole est en soi un point d’ancrage mémoriel fort et qu’il se diffuse par sa simplicité dans des zones de considérations pour l’élève, tout à fait multiples, comme la caractéristique de sa personnalité, de son potentiel, alors que son but est tout autre.

Autre problème, ce système provoque une réaction de rejet et d’échec vécu comme immuable, une perte de confiance sans forcément entraîner une volonté d’amélioration. Il faut donc une dose énorme de bienveillance de la part du prof  (ce que je pense être le cas de la majorité des enseignants) et une sécurité psychique forte de l’élève, pour que chez lui il puisse entendre que ce n’est pas grave mais important d’avoir une mauvaise note et que le but est d’améliorer son travail. Ou alors il faut accepter que l’élève puisse ne jamais se remettre d’une souffrance scolaire et être prêt à être responsable du fait qu’il n’ait pas pu révéler son potentiel. Sinon, on peut aussi se sentir totalement compétent dans l’élaboration d’un devoir et se déposséder de toute cette considération si on a suivi une scolarité parfaite, mais qui doit apprendre alors toute l’autonomie nécessaire à cet effort acharné, à des individus dont le cerveau n’est pas même physiquement totalement mature ?

L’appréciation qui suit l’évaluation se révèle donc la part de conseil personnalisée importante dans le dialogue prof-élève ainsi que les annotations de copie. Ce procédé présente des avantages nets mais il est long et contraste avec le débordement du symbolisme de la note. On peut centraliser son application et ainsi passer aux compétences de façon logique.

 

Évaluer sommativement avec une prise en compte du formatif :

les compétences

judgment-889219_640

Les nouveaux programmes sont organisés sous forme de compétences, ce qui facilite l’angle des évaluations. Un devoir implique donc plusieurs compétences attendues, ce qui ajoute une personnalisation fortement sans perte de temps. Là encore, des échelles de valeurs précisent l’acquisition complète ou non de la compétence, l’avantage du système étant d’être précis et de diminuer l’impact symbolique du résumé global du devoir. Il n’efface pas quand même certains de ses inconvénients : l’élève peut réduire son devoir à un nombre de compétences acquises, que ce soient par des lettres ou des couleurs. L’élève peut centrer facilement ses efforts sur des points, mais des paramètres échappent parfois à l’évaluation demandée (puisque son but est d’être détaillé), alors que la note présente un mode de pensée global intéressant dû uniquement pour moi dans la force du symbole. Il apparaît donc et c’est logique, que pour un même devoir, des compétences acquises correspondent à une note moins forte que celle attendue. La question est donc : un devoir peut-il être noté différemment d’un correcteur à l’autre ou est-il objectivement évaluable ? Le correcteur étant un être humain, nécessairement et qu’importe le système, le résultat sera changeant. À part faire appel à une machine, il s’agit donc de prendre en compte une compétence et sa modularité. Il me semble que les ceintures de compétences répondent à cet objectif.

 

Évaluer sommativement et formativement à la fois :

 Les ceintures de compétences

ceintures

Appelées ceintures en référence à l’adaptation progressive des acquisitions des arts martiaux japonais effectuée à l’origine par Jiguro Kano pour faciliter la compréhension d’une progression pour un individu né dans une culture occidentale, les ceintures sont la manifestation de niveaux et d attentes intrinsèques à plusieurs compétences. On attend d’un élève qu’il passe une ceinture à chaque devoir, cette ceinture correspondrait à un niveau de difficulté et d’autonomie croissant selon sa couleur. Ce système est encore un système gradué mais qui permet l’effort de l’élève accessible directement. On entre dans un détail de personnalisation intéressant car chaque élève peut graduer ses propres compétences à acquérir, la visée étant une autonomie dans la démarche même de travail. C’est aussi la visée des badges de compétences

 

Évaluer formativement par balises sommatives :

les badges

badge-686321_640

Un badge qualifie une étape d’apprentissage que l’on peut acquérir à tout moment, sans forcément qu’il y ait une gradation, le but étant d’en avoir le plus possible, ce qui signifie le plus de savoir ou savoir-faire. Les badges marquent des étapes et on peut en décerner entre pairs, ce qui favorise l’évaluation collaborative. Ce système marque une autonomie accentuée et spécialise l’élève, le rendant acteur unique de son propre apprentissage, avec la notion de parcours. La comparaison entre élèves est encore présente, mais la portée du symbole est tout à fait positive, il n’y a pas de badges « mauvais devoir » ou de badges « ceinture blanche » . Par contre il n y a plus comme dans les ceintures la considération de la difficulté et des possibilités de l’élève.

 

Faire soi-même en fonction de ses objectifs

Mon approche personnelle est issue de ces deux derniers aspects, avec une dimension totale de parcours, en centralisant sur l’autonomie par la considération de l’outil , en accentuant le tutorat par les pairs et en prenant en compte la théorie des intelligences multiples mais non centrée sur l’élève, toujours sur l’outil utilisé pour obtenir la compétence ou l’item que je demande. Ce ne sont d’ailleurs plus des items mais des démarches au sens large qui sont aux compétences ce que les projets sont à plusieurs matières. Mon système d’évaluation est sous la forme de plusieurs cercles concentriques à branches, je l’ai appelé « spherier ». Je ne prétends pas l’ériger en exemple à suivre, mais plutôt en témoignage d’une ingénierie pédagogique personnelle.

 

lien vers le sphérier

Évaluer formativement et auto évaluer : le tutorat.

tuteur

L’évaluation peut aussi se transmettre entre pairs en tutorat, on peut graduer cette transmission par nombre de tutorés par exemple au regard de la difficulté de la notion à transmettre. Là aussi le système des badges est efficace.

Le tutorat entre pairs n’est pas unique, on peut être tuteur prof-élève, prof-prof, groupe-individu, groupe-groupe, etc.

Laisser la gestion de l’évaluation entre les élèves : d’une classe à l’autre, d’un niveau à l’autre

Évaluer une progression et des responsabilités dans l’acquisition des compétences : les îlots

ilots

Qu’ils soient bonifiés (chaque îlot concoure à résoudre les exercices) , par rôles ( chaque élève a une responsabilité précise), coopératifs ( les îlots travaillent de façon autonomes, mais chacun concoure à remplir un élément du travail commun final , ou ils s’aident les uns les autres) , évaluer les îlots selon l’un des modes précédent entraîné encore des modifications de points de vue sur le travail individuel .

Évaluer par un projet (exposition, concert, forum) finalisé entre aussi dans cet esprit.

Scénariser des pratiques déductives comme les tâches complexes peut amener à ludifier un système entier et l’évaluation pourra alors concerner en plus de la maîtrise des compétences utilisées et de la coopération, un mécanisme de correspondances entre les items afin d’atteindre un but commun et individuel.

Dans une optique de personnalisation du travail, on pourra ensuite distinguer les éléments inéchangeables par l’élève directement : les handicaps bien sur mais aussi les particularismes

Ce ne sont que des réflexions personnelles, un avis. Aucunement une posture d’exemple, j’ai dans ma carrière eu d’autres avis et souvent aucun avis du tout. J’ai testé tous les exemples dont je parle en éducation musicale et je pratique la double évaluation, c’est à dire que les élèves sont habitués aux codes couleurs du sphérier et au tutorat par pairs, mais ils ont aussi le détail chaque fois des compétences que je leur demande et enfin ils ont sur le bulletin une note que j’essaie de faire correspondre à tout ça, car la cohérence d’équipe et d’établissement m’est chère.

Je suis ouvert aux échanges ou à l’altérité, mais pas à l’agressivité. Le débat d’opinion n’est pas mon fort avec des inconnus, si jamais quelqu’un lisait cet article, je préfère prévenir tout de suite. Quoi qu’il en soit :

La question première sera toujours : évaluer : qui, quoi et pourquoi ?

Élaborer des problématiques de cours

En Education Musicale, la question de la problématique de cours relative à nos items peut se révéler un acte créatif en soi, à l’image d’une création artistique, elle se crée en faisant parfois a posteriori même de la construction d’un cours, ou pensée en amont.

Parfois même, un cours peut servir plusieurs problématiques et s’insérer dans des progressions différentes, parfois il semble totalement voué à l’expression d’une seule compétence. Je n’ai aucune prétention de vérité puisque je construis mes cours avec toutes ces démarches : parfois la problématique va naître à partir d’une œuvre qui me touche ou qui me paraît expressive d’un phénomène sonore important, parfois la problématique naît sans œuvre et j’en cherche qui correspondent, parfois c’est une activité qui me donne d’autres idées , bref j’ai du changer de progression annuelle … Tous les ans .

L’idee d’une petite mindmap afin d’aider peut-être à créer des problématiques de cours m’est venue pour inscrire quelques questionnements qui me viennent en même temps d’un coup, c’est comme mettre à plat un plan d’un dé. Bref si ça peut aider, c’est bien, au pire ça ne restera qu’une page perdue.

IMG_2506.PNGproblématique cc_resultat
Chaque capsule se lisant en se posant les questions CQQCOQP

combien,qui,quoi,comment,où,quand,pourquoi

Ou plus directement les questions de sens : quoi, pourquoi ?

La problématique naîtra simplement de la mise en point de départ d’une posture élève, totalement néophyte ainsi que de cette question « pourquoi ça existe plutôt que non » . C’est en tout cas ainsi que je fonctionne autour de la philo de l’art.

Audiobiographie (préparation)

Nous recommençons l’audiobiographie pour la deuxième année et nous avons décidé d’améliorer cette expérience, ma collègue de français et moi.

Pour ma part, en attendant la fin de sa séquence, j’ai créé une activité autour du 21 octobre 2015, date à laquelle Marty McFly, le héros de la trilogie « Retour vers le futur » et autour de la très belle chanson de Guillo « Si j’étais Marty McFly ».


Il s’agit d’écrire par îlots, puis en groupe classe, une chanson sur les mêmes accords que Guillo (Do Sol Lam Fa) en imitant sa mélodie dans le couplet.

Après que nous ayons visionné le teaser créé pour l’occasion et s’être remis dans le contexte du film (beaucoup d’adolescents l’ont vu et apprécié), je laisse à un élève le soin d’expliquer le film et son synopsis.

Puis je leur pose la question « et vous que feriez-vous si vous étiez Marty McFly » ? Ils s’expriment quelques minutes et nous passons rapidement à une formation d’îlots sans rôles (délibérément ceci afin de garantir une expression tout à fait libre, spontanée, ce travail présentant un caractère intime qu’il me semble important de protéger au vu des moyens expressifs employés et des groupes).

En îlots, ils utilisent un traitement de texte et doivent continuer chacun la phrase « si j’étais Marty MacFly ». Le fait d’être en groupe facilite l’expression et permet une collaboration, sans entrer dans une intimité gênante ou trop privée. Puis je recueille leurs textes (en bluetooth sur Ipad mais on peut imaginer la même chose sur feuille , BYOD ou clef usb). Je précise la consigne d’anonymat : s’ils s’expriment sur un membre de leur famille ou un être cher, qu’ils ne marquent pas le nom mais l’appartenance comme par exemple « mon frère » « ma mère » etc. Je précise bien-sûr que le texte va être affiché sur l’écran par la suite aux yeux de tous et qu’ils peuvent coopérer. Je chronomètre enfin ce travail sur 10 minutes (en rajouter au besoin) en affichant le chrono en grand au tableau (par un widget mais on peut aussi mirrorcaster le chrono d’une tablette ou se servir d’une horloge s’il y en a dans la salle de classe, montre visible de tous, réveil etc.).

Je copie-colle tous leurs textes sur un document vidéoprojeté puis j’en chante, sur la mélodie de Guillo et sans avoir fait écouter la chanson auparavant, les premiers vers. Cette mélodie est rapide d’intégration, l’ambitus y est restreint et son rythme, simple. Les élèves l’acquierent avec simplicité et nous la chantons rapidement. Un constat arrive très vite, il faut agencer le nombre de syllabes à la musique. Nous revoyons ensemble ou découvrons s’ils ne l’ont pas encore vu la métrique poétique basique à savoir les noms des vers suivant leurs syllabes (pieds) comme alexandrins, octosyllabes etc.

Rapidement aussi, nous concluons à la nécessité des heptasyllabes. Nous retravaillons ensemble le premier quatrain car nous chantons les autres vers avec la mélodie du couplet de Guillo. Nous essayons en groupe classe d’exprimer la même idée que marquée premièrement avec cette nouvelle règle. Une autre règle s’impose, en chanson, nous pouvons contracter les syllabes et jouer avec les « e » muets par exemple, bref, nous pouvons transformer le rythme du phrasé.

J’arrête la séquence en leur indiquant d’écouter la version de Guillo sur padlet pour la semaine d’après.

La 2° semaine, après un rappel de la séance précédente, nous repartons sur ce travail en groupes et je leur propose d’ajouter s’ils le veulent des nouvelles règles. Le quatrain s’impose , de même que la disparition de « Si j’étais Marty McFly » à toutes les strophes. Nous manipulons alors le vocabulaire poétique directement. Toutes les classes ont choisi une strophe sur deux avec la phrase d’appel.

Nous rajoutons le principe des rimes et pendant 10 minutes environ (toutes les classes ont débordé sur 13-15 mn) nous retravaillons le texte. Si le travail n’est pas terminé (ce qui est arrivé sur quelques groupes), nous renvoyons les documents sur le document central comme la semaine passée et collectivement nous arrangeons la chanson tout en la chantant. On chante quelques secondes, on donne les idées quelques minutes en alternance.

Une fois le texte achevé, nous rechantons deux fois leur création et nous l’enregistrons. La nécessité de la diction apparaît (comme d’habitude avec l’enregistrement) , un élève me remplaçant à la tablette qui enregistre (L’IPad est en effet presque meilleur qu’un enregistreur de type dictaphone pro.).

Nous sommes arrivés au point d’enregistrement dans 2 classes quand aux 2 autres, elles ont terminé le travail, mais nous n’avons pas de prise audio correcte car nous avons commencé le travail interdisciplinaire Français – Musique autour de l’audiobiographie avec mon amie collègue. Ce travail tout à fait réjouissant , d’une source de plaisir importante pour les élèves et pour nous, sera retranscrit ici à la fin de notre séquence commune, car il a été très repensé depuis l’an dernier. Nous l’aurons terminé probablement pour les vacances de Noël.

 

Dérobée à l’opéra – L’animal intérieur

Pour la deuxième fois je tente le jeu de rôle intégral en cours à travers une activité créée l’an dernier et quelque peu modifiée.

Cette activité est une initiation au monde lyrique, centrée sur le rôle de l’artiste lyrique en particulier qui fait suite au contact sur padlet et à la venue de Florian Sempey, un artiste à l’envergure internationale, au collège. Florian étant en plus originaire d’une ville proche de celle où j’enseigne ainsi qu’une connaissance personnelle, c’était l’occasion pour faire goûter ce monde à mes élèves, monde très particulier et quelque peu hermétique pour la tranche d’âge visée ( 4° ).

Les outils TICE utilisés sont principalement le site padlet, le google street view sur l’Opéra Garnier et l’app Tellagami (IOS/And) mis on peut trouver une alternative Windows avec GoAnimate.

Un chronomètre est présent à l’écran en widget (dans un coin) ou en mirrorcasting (projection) et ponctue le temps d’une séance en 3 parties de 10mn que j’appelle , en reprenant l’expression consacrée dans le vocabulaire rolistique, un tour de jeu.

Les outils TICE à disposition dans les stratégies des îlots sont nombreux, cela va de Thumbjam à TinyTap en passant par Twistedwaves ou LoopyHD , bref, toutes les apps musicales (ou pas), les sites musicaux , les app de traitement de texte, tableurs, présentations etc.

Les appareils utilisés en cours sont un Mac mini pour la projection des QR codes et 5 ipads qui centralisent les recherches des îlots par rôle.

Chaque séance dure de 25 à 30 mn environ et l’activité est étalée sur 8 semaines.

Les activités à l’intérieur de cette enquête dont le but est de retrouver la baguette du chef d’orchestre sont diverses et sont pour la plupart créées par les élèves eux-mêmes, c’est à dire que les élèves vont imaginer des solutions possibles avec un panel d’applications numériques ou pas afin d’avancer dans l’intrigue. On peut comparer ce mode d’avancée à une progression spiralée choisie par les élèves mais dont les limites se retrouvent dans les unités théâtrales de temps, de lieu et d’espace.

Pour expliquer ce qu’est un jeu de rôle, il y a beaucoup de sites spécialisés qui le feront mieux que moi. Un parmi d’autres : la Fédération Française de Jeux de Rôle. En résumé , c’est une pièce de théâtre interactive menée par une personne qui connâit toute l’histoire à l’avance, un conteur, et où les joueurs incarnent des personnages qui vont proposer des actions influençant l’histoire, actions régulées par le conteur.

Dans ces 30 minutes de jeu, l’organisation en îlots par rôles fluidifie l’avancée de la classe en ponctuant de différentes façon ce moment.

  • les ambassadeurs relatent toutes les 10 minutes environ la stratégie de leur groupe, ce que le groupe cherche, son but immédiat.
  • les espions vont et viennent tout le temps de jeu et apportent des informations à leurs groupes respectifs.
  • les journalistes mettent à disposition de tous sur l’ordi en vidéoprojection classe, les informations qu’ils cherchent.
  • les gardiens du temps fluidifient les recherches et les rôles de chacun surtout si le temps des 10mn s’écoule trop vite comparativement à l’avancée du groupe.
  • j’interviens dès qu’on m’appelle dans un groupe pour incarner l’un des personnages du jeu et interagir avec le groupe.

Chaque groupe est donc en indépendance de recherche et c’est un point qu’on peut comparer aux îlots bonifiés puisqu’une concurrence s’installe dans la phase de recherche. Mais cette concurrence est très vite oubliée dès que les groupes élaborent des stratégies particulières, dès lors la comparaison s’efface face à l’unicité de la stratégie.

L’intrigue se déroule en deux actes, le premier est dérobée à l’opéra qui se situe virtuellement dans le Palais Garnier et le deuxième se situe dans le château de Neuschwanstein en Bavière.

Les élèves rencontrent des personnages qui sont tous liés les uns aux autres par 3. C’est à dire qu’un personnage a des connections avec 3 autres. Il y a 6 personnages, chacun étant prisonnier d’une émotion (peur, tristesse, colère, angoisse, amour, dégoût). Les élèves devront comme dans un vrai jeu de rôle, me proposer des stratégies pour les libérer de ces emprises. Ils pourront se servir d’outils numériques ou non afin d’accomplir leur travail. Une fois l’épreuve faite, ils passent à un interrogatoire où chaque personnage décrira ce que 3 autres ont fait , selon son point de vue, durant la journée et la veille du crime.

Nous avons déjà joué 1 séances avec 3 classes , le jeu démarre véritablement quand un groupe trouve une stratégie particulière. Par l’imitation due aux espions, tous les autres groupes se débloquent naturellement au cours de la première séance. La prologue consistant en la recherche d’un personnage clef, le chef d’orchestre, et donc en la manipulation des outils principaux (comme dans un tutoriel), l’enquête commence véritablement après la vision de la capsule du chef d’orchestre. Mon rôle est de jouer le chef d’orchestre comme s’il était présent et les élèves s’impliquent très rapidement à ce moment là dans leurs rôles. Exactement comme le travail d’un artiste lyrique.

L’identification de l’émotion de la tristesse a été immédiate (mais on sort d’un long travail sur les émotions et leur incarnation sonore en séquence 1 ) quand ils ont rencontré le chef d’orchestre. Les premières idées ont été :

  • idée majoritaire : chercher une harpe et lui en jouer ( app thumbjam avec enregistrement de la harpe contrôlée vocalement ou tactilement)
  • mais aussi : le rassurer en lui redonnant courage ( app twistedwaves en enregistrement)
  • lui jouer d’un autre instrument pour lui changer les idées ( jeu sur le synthé de la classe)
  • lui chanter lascio ch’io pianga (Rinaldo-Haendel , nous nous sommes entrainés en échauffement vocal sur cet air sans savoir que c’était un air d’opéra. L’avantage énorme de la musique baroque, en plus d’être très adaptable à ce jeu, est sa construction tonale basique analogue à la majorité des chansons télés/radios : donc tous les élèves avaient « l’impression » de connaitre cet air alors que non, il a été très facile à apprendre) (soit chant direct soit IMovie en montage avec version Farinelli)

Pour l’instant, j’aime ces moments où je « joue avec » les élèves lors des phases de rencontres de personnages,  ces moments d’autonomie et l’acquisition très naturelle des termes de vocabulaire. On passe rapidement du « gars au bâton » au « maitre d’orchestre » au « chef d’orchestre avec sa baguette ». Cette phase est rapide en particulier au moment des ambassadeurs où le groupe rectifie parfois son ambassadeur et où les autres ambassadeurs reprennent les termes du premier craignant d’avoir moins bien fait. L’auto évaluation et la correction sont donc immédiats. J’aime le fait que la majorité (pas tous bien sur) adhère au jeu et plonge dans cet univers.

J’aime moins ce démarrage lent et fouillis, cela étant du peut-être à mon enthousiasme et à mon impatience, et je me demande comment je vais réussir à gérer et évaluer ce travail car chaque îlot avance à son rythme avec ses idées, et donc sa construction de cours, propres.

 

 

Préparation au Trésor des tambours maudits

Des idées de préparations au jeu que j’ai testées en cours.

Ajout a posteriori :

J’ai rebaptisé jeu de l’électron en jeu du pirate zombie. Complètement anecdotique mais quand un élève perd, il s’amuse à jouer le zombie et il accepte facilement d’être en observateur pour le « tour » de jeu.

Plus important, j’ai continué la préparation car le passage au morse n’était pas évident. Plusieurs élèves qui avaient compris, enfin je le pensais, la partie tempo+rythme étaient totalement perdus. J’ai du sacrifier la partie de jeu pour refaire une préparation axée sur la transmission par rythme et tempo du morse, ce qui a donné lieu à une demi-séance uniquement de codage et de décodage avec claves/baguettes (tempo) et djembés (rythmes en morse) entre les îlots.

Alors que je me disais que mon jeu n’était pas au point et qu’il était temps de le ranger aux oubliettes des essais non concluants,  très étrangement et d’une façon que je ne m’explique pas, la séance d’après a été un succès total : tout le monde comprenait et jouait ! Une classe a même trouvé le trésor ! Beaucoup de choses m’échappent mais je crois que je n’avais pas assez insisté sur le coeur de l’activité, à savoir la transposition rythmique et le rôle du tempo dans une configuration par îlots alors que ça marchait très bien en apparence dans une configuration « frontale ». Dès qu’ils ont été en autonomie, tout à changé. Ce qui m’incite fortement à continuer le travail en autonomie et à prendre en compte dans ma progression un temps nécessaire de « flou » et d’hésitations. Par contre cela me pose des questions sur l’évaluation : une série d’échecs un jour et une série de réussites consécutives la semaine d’après dans des positions complètements différentes avec les mêmes items (production d’un rythme, codage, tenir un tempo, décodage)  pour des individus isolés m’incitent à réfléchir le sphérier, outil formatif d’évaluation, avec la prise en compte d’une rétro-action temporelle sur les 4 ans du cursus et non sur l’année, dans l’état actuel du système scolaire.

Jeu de l’électron : afin de préparer les élèves au tempo, cette petite activité inspirée de la méthode Dalcroze. Le nom « électron  » n’est peut être pas le mieux choisi , je prendrai à l’avenir un nom plus adapté à la visée préparatoire comme le jeu du trésor maudit ou ce genre là mais j’ai pensé au voyage d’un électron dans un circuit électrique en le créant . Ce n’est qu’un détail. Les élèves sont tous assis par terre en forme de serpent, en file et côte à côte ( ma salle est de forme demi circulaire ). Ils se passent un objet au tempo marqué par un chef de tempo qui a des percussions claires en idiophones . J’ai opté pour des baguettes de batterie et claves. Le jeu est ponctué par 4 niveaux.

  1. On se passe l’objet ( balle , grosse cup , sac , œuf maracas etc.) au tempo d’un bout à l’autre , tempo moderato. Je suis au tempo.
  2. Même chose mais un élève me remplace en choisissant son tempo. Si on a le temps plusieurs élèves interviennent.
  3. Un deuxième objet est inséré à l’autre bout , les objets se croisent donc. On peut les faire partir en différé afin que l’élève qui a les deux objets ne soit pas le même. Pareil, je suis au tempo et rapidement remplacé par un élève . Le tempo ne doit pas être trop rapide pour une réussite dans la collaboration ( visée obligée ).
  4. Deux autres objets sont insérés symétriquement par rapport aux extrémités dans le serpent. 7 élèves à partir des extrémités a été mon choix ( totalement arbitraire ). Ici on peut varier les trajets des objets centraux : soit direction vers les extrémités les plus proches, ou les plus éloignées ou encore les plus proches puis retour vers l’autre côté .Comme j’ai pris des cups géantes colorées et facilement préhensibles vu la matière ( plastique strié ), il a été facile de donner le but : couleurs verte et bleue à l arrivée sur gauche et rose et orange sur droite.

Ce jeu a bien fonctionné dans toutes les phases sauf la phase 4 dans une classe où on a terminé sur une réussite avec une répétition de la phase 3 car j’avais créé un circuit de circulation de l’objet trop compliqué ( rectifié après coup ).

Le jeu des îlots des pirates

Les élèves se mettent en petits groupes de façon à les préparer aux futurs îlots . Il y a aussi des niveaux.

  1. Il y a un maître du tempo ( eleve ) et un tambour ( moi au djembé ). Le premier niveau consiste en une répétition simple par imitation aux mains en clap d’un rythme simple sur le tempo de l’élève . Le rythme n’est constitué en aucun cas de croches mais de noires, blanches ou blanches pointées (1,2 ou 3 temps, pas de division du temps ).
  2. Un élève me remplace ( on change aussi le maître du tempo )
  3. Chaque groupe a un maître du tempo qui imite le maître principal, mêmes consignes
  4. Chaque groupe a un maître du tempo et un tambour, le groupe imite et répond à son « tambour » avec les mains
  5. (Pas eu le temps) chaque groupe répond à un autre groupe

Avec une classe , j’ai créé un exercice intermédiaire qui consiste à refaire le jeu de l’électron mais avec des îlots en cercles et un objet par îlot . Plutôt efficace je trouve pour passer au jeu des pirates.

J’ai placé dans les rythmes des mots en morse en introduisant inconsciemment chez eux le « s.o.s. » et les intervalles entre les mots qui constitueront la base du jeu des tambours du trésor maudit. J’ai insisté sur ces rythmes particulièrement .

Les tambours du trésor maudit

Ce jeu coopératif que je viens de créer va être réalisé en cours, en 6eme, lors de la première séquence qui concernera la musique et le corps, afin d’intégrer la différence entre tempo et rythme de manière ludique et fonctionnelle.

Les éléments du cours y figurent, il s’agit d’émettre un rythme sur une pulsation régulière , sans accelerando ou rallentando . Des premiers éléments d’une écriture musicale y figurent à travers le langage morse utilisé.

Il se déroule en tours de jeu très courts pour les phases non musicales et plutôt longs pour les phases musicales sur lequel il est centré. On peut utiliser un plateau ou des feuilles pour se représenter la carte, j’ai choisi d’utiliser 3D virtual tabletop dans ses fonctions gratuites qui existe sous tous les O.S. car il présente l’avantage d’être magnifique et qu’il peut cacher des cases à loisir. Pour 0.99€ on peut se logger en tant que joueur, j’hésite à prendre cette option très pratique car chaque poste/tablette pourrait voir le mouvement des autres joueurs sans interférer , mais la gratuité va être peut être plus pratique car chaque poste n’aura pas de visuel sur le navire des autres et cela permettra peut-être un aspect « bataille navale » mais en mode coopératif . Je m’en remet à la chance et à la présomption de la nouveauté pour que les élèves ne puissent pas comprendre tout de suite comment rentrer dans les paramètres système afin de modifier la carte, problème que je n’aurais pas dans la version payante. Je n’ai pas encore arrêté mon choix, et il me semble qu’une somme minuscule dans tous les cas de gestion ne devrait pas poser problème .

Voilà la carte et les pions. Comme toujours, c est en licence creative communs , citation et gratuité. Tous les documents utilisés pour ce jeu sont libres de droit. Les applications utilisées ont été : pages, typorama, pixelmator. Genius dice et 3D virtual tabletop seront utilisés mais on peut prendre bien sûr de vrais dés ou une table de hasard.


La carte cachée et en dessous la carte révélée :


Chaque petit symbole est un écueil à éviter : cachalot furieux, kraken des profondeurs, villages des pirates fantômes , nuées de crabes « pince-mort », tornades des caraïbes ( les boussoles ). Les cases cachées sont révélées dès qu’un navire tombe ou dessus ou à côté. Elles ne sont révélées qu’à l’îlot concerné . Je vais peut-être rajouter des précisions dans les rencontres si le jeu prend bien auprès des élèves, comme des bonus ou des malus, ou encore des combats de canons avec le même système de pulsations/rythmes, mais je n’en suis pas encore là, c’est juste des idées qui viennent après coup.

Afin de réussir à éviter ces obstacles , chaque navire doit appeler les autres en renfort. Ce n’est qu’à plusieurs que les élèves réussissent à franchir les épreuves. Si jamais le message est décodé à voix haute, le navire sombrera dans les océans et repartira du début ( je compte sur cette règle pour modérer le niveau sonore à vrai dire). Les élèves seront libres de leur message afin de doser eux-mêmes la difficulté de leur propre exercice. S’ils veulent jouer « s.o.s. » Au lieu de « kraken des profondeurs » , libre à eux. Je compte sur la maîtrise des rythmes sur le tempo afin qu’ils s’essayent par eux-mêmes à des rythmes plus compliqués .

Les règles du jeu sont :


Chaque îlots a une feuille d’aventure :


En bas à droite, la carte des pulsations pour marquer les signes de morse avant de les traduire en mots. Comme il n’y aura pas assez de place, l’élève remarquera forcément les pulsations au dos. C’est l’exacte démarche d’intégration d’un rythme complexe de l’oral à l’écrit .

Les rôles en plus gros dans les îlots :


Je pense qu’il faudra peut-être deux ou trois cours avant d’arriver au trésor sur la carte ( la croix X ), je compte les faire jouer 20 à 30 min par cours.

Voilà une bande annonce du jeu afin de mettre dans l’ambiance, réalisée avec IMovie . Chaque programme utilisé ici a bien sûr son équivalent dans tous les O.S. , sans payer un centime.

Progressions annuelles

Étant donné que les progressions annuelles me paraissent importantes afin de savoir où l’on va et que dans une matière comme la nôtre où la pratique se confond avec la théorie tout en étant liée à de multiples domaines et un certain plaisir, j’ai pensé que les premiers destinataires de cette progression étaient les élèves . Dans ces questions posées de façon assez large et simplement, il est facile de les y faire intervenir afin qu’eux même créent leur propre questionnement. 

En début de cours, j’ai souvent pratiqué le questionnement : pendant 5 mn, on pose des questions relatives au sujet de la séquence. Juste des questions, qui ouvrent des champs d’exploration. Je ne réponds pas aux questions et l’élève qui n’en a pas en « aura qu’il voudra exprimer peut-être plus tard » ( je récite cette phrase au mot près chaque fois pour inclure tous les élèves dans une dimension de questionnement de groupe, en intelligence collective ).

Alors cette année , plutôt que de le faire pour moi, j’ai fait la progression pour les élèves . Ça donne ça , à disposition de tous les élèves dans le cloud une fois que les classes me seront toutes connues , et sur le site du collège à la rentrée .

   
    
 

Logos 

Lors d’un stage de catamaran cet été , j’ai appris comment retenir à effectuer des virages en fonction du sens du vent grâce à un dessin en forme de tortue dans un style maori, enfin c’est ce à quoi le dessin m’a fait penser. Je me suis imaginé alors que peut être les tatouages maori étaient des symboles maritimes de mémorisation et sur la mer, j’avais le dessin en tête tout le temps.

J’ai donc transposé cette interface symbolique visuelle à la musique , après vu les rébus musicaux très inspirants de la très inventive @verlacoc et je vais la tester cette année . Après tout, les symboles musicaux et la plupart des alphabets ne sont ils pas ainsi conçus ?

L’oiseau et le papillon sont réalisés à partir de clefs d’ut, sol et fa. Le but est d’avoir en tête un dessin simple qui rappelle une notion pratique, un alphabet mental pour la pratique sonore.

Les totems sont réalisés de façon à ce que graphiquement, leur ordre de réalisation corresponde aux tons et demi-tons des gammes majeures et mineures ( ici en ionien et aeolien pour faciliter la compréhension).

Toujours sous c.c. , j’ai utilisé l’application IOS « paper » gratuite, qui est un soft de dessin , comme paint sous win par exemple, mais je préfère le tactile vu mon … Niveau … En art plastiques ( et pourtant j’adore ça ! ).


  
  


  

image

image

 

image

image

image

image

Wallpaper notions

Suite de la série des wallpaper , de la même façon que les autres, création possible par les élèves . Il s’agit de trouver le chemin le plus direct afin d’arriver à la compréhension d’une notion technique.

Cela a déjà été fait plein de fois j’en suis sur, j’avais beaucoup aimé ce qui existait autour des parallèles entre architecture et structure ( forme ABA avec un château symétrique et ses deux ailes ) .

Si elles vous plaisent elles sont toutes en creative commons, réutilisation non commerciale .


  
  
  
  

 Les images et photos utilisées pour ces wallpapers sont toutes évidemment libres de droit ou déclarées comme telles sur internet.

Les îlots ludifiés – principe –

Carte des rôles des ilots ludifiés, correspondante aux activités proposées dans ce site

mindmap ilots

on peut les retrouver en utilisation ici :

Mais on peut, ou en tout cas j’ai appliqué ces rôles dans presque toutes mes activités de cours en navigant entre groupe classe et îlots ou encore travail collaboratif tutoré.

Merci à @LaetitiaFerrari de m’avoir donné l’idée de le publier sur internet et donc d’en faire un article pour s’y référer.