Audiobiographie le dossier complet

Avant tout, tous les documents présentés sont comme d’habitude sous licences creative commons. Pour le dossier, comme c’est un travail à quatre mains, si jamais il vous intéresse, les noms à mentionner sont V. Pergola et moi, R.Massé.
Les points développés ici concernent l’éducation musicale mais le dossier complet comprend aussi la partie français.

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Après un premier travail introductif présenté ici et réalisé en cours séparé, tout le reste est fait soit en co-animation , soit pour le français en partie disciplinaire (matière seule).

Les éléments particuliers comme la roue des émotions et la carte des transformation seront décrits dans deux articles ultérieurs.

Le dossier, sans travaux élèves est en version non définitive. Ce dossier est à destination de l’élève, où chaque élève aura au final son propre livre numérique audio. Il fait aussi office de dossier professeur.

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VPergola RMassé Audiobiographie SANS TRAVAUX ELEVES

Qu’est-ce que c’est ?

C’est un travail « inter » et  « trans » disciplinaire. C’est-à-dire qu’il se fait en disciplines séparées et en disciplines réunies. Les savoirs mobilisés sont à la fois distincts au français et à la musique et à la fois communs. Le cours également se décompose selon ces deux axes, c’est un cours en deux matières.

Est-ce différent d’un IDD ?

Oui un peu, ça y ressemble beaucoup, c’est un croisement des matières axé sur un projet. Nous avons voulu y insérer nos problématiques habituelles de cours, le support final est un prétexte à la jonction des disciplines tout en étant un travail impossible sans cette interdisciplinarité. Mais au contraire d’un IDD, il peut aussi évoluer sans co-animation. Il faudrait pour être plus juste et selon moi, le comparer à une nouvelle matière mixte.

A-t-il été pensé comme un EPI ?

Comme d’habitude dans nos démarches, c’est l’inverse. La nécessité et l’envie du travail en commun ont déclenché cette création. Nous avions commencé en simple interdisciplinarité, sans heures communes et il se trouve qu’avec une logistique horaire où nous avons deux heures avec les mêmes classes d’affilées le mardi matin, nous avons décidé de pratiquer la co-animation. Tout part d’une envie commune, influencée par des thèmes, eux-mêmes influencés par une logistique horaire qui se réinjecte dans le travail. Donc non, ce travail n’a pas été pensé au départ en EPI car nous n’avions pas connaissance des modalités du dispositif mais il correspond au final complètement au modèle proposé.

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Comment ça se passe ?

C’est très facile et très agréable : le mardi matin nous faisons cours à 2 pendant 4 heures. Le reste de la semaine ma collègue et amie continue sa séquence autour de l’audiobiographie. Puis nous retrouvons ce temps commun.

En classe, nous avons l’habitude maintenant de travailler par îlots elle et moi, donc nous sommes à l’aise avec cette pratique commune totalement. Les élèves sont en autonomie, divisés en groupes de 6 à 7 îlots. J’emmène le matériel informatique de la salle de musique en français (Ipad et mac mini) quand il faut écrire (il y a des tables) et nous irons en salle de musique quand il y aura des productions orales et des enregistrements. Une fois le matériel informatique prévu totalement déployé, nous n’aurons plus besoin de déplacer les tablettes, mais comme c’est un équipement léger, ça ne pose pas de problèmes.

Les élèves y alternent selon leurs rythmes de travail les activités de français ou de musique. Ca ressemble à un plan de travail où l’élève a le temps qu’il souhaite pour terminer son activité avec des éléments externes proposés en tâche complexe,  mais pas seulement, il y a aussi des moments de réflexion de groupe, des moments chronométrés, des moments de réflexions intérieures, personnelles et des moments magistraux de transmission simple.

Comment est-ce évalué ?

Les activités sont toutes déclinées en compétences relativement au socle commun et aux attentes des deux disciplines. Des rendus de travaux, des avancées, des productions autant que des mises en forme sont évaluées, ce n’est pas différent d’une évaluation interne et propre à une discipline.

Nous avons choisi (le terme est fort, ça s’impose de soi, l’évaluation formatrice étant prédominante dans ce type d’activité) d’axer l’évaluation sur les rendus et les productions. Nous n’avons pas encore prévu d’évaluation sommative finale puisque le rendu de production en fera office. Et l’auto-évaluation est permanente, elle va de soi.

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Qu’est-ce que ça apporte aux élèves ?

D’abord du plaisir de travail. C’est un fait, un constat, témoignage d’élèves à l’appui, nous prenons tous du plaisir dans cette forme de travail. Donc, tous les élèves travaillent. Ce n’est pas une emphase ou une vue de l’esprit, tous les élèves travaillent. Et aucun n’a voulu prendre de pause entre les deux heures. Je rajouterai aussi qu’à 13 heures quand il faut aller manger, tout le monde traîne et continue à travailler, aucune affaire n’est rangée à 12h55 pour ceux qui ont l’habitude des cours entre 12h et 13h, c’est un argument qui parle.

Après ça apporte un sens au savoir. Non pas LE sens, non pas un sens unique, ce qui serait une dérive fonctionnelle dangereuse, mais un sens. C’est-à-dire que c’est une proposition d’assemblage du savoir. Cela ne dénature pas l’aspect fondamental du savoir, cela ne désimplique pas ce savoir d’autres buts ou d’autres tendances ou d’autres applications encore. Et donc le prétexte de l’action rend la réflexion nécessaire.

Loin d’être une tour de Babel, ce travail a une fin. Et toutes les compétences apprises dans cette séquence, en plus de faire partie des programmes des deux matières, seront réutilisées en permanence tout le long de l’année. Ce qui accentue le rôle d’outil intellectuel de ces compétences.

Nous les avons détaillées dans notre document mais en voilà quelques-unes en musique : enregistrement, édition et production sonore, travail de sublimation de l’émotion, rapport à soi, débat et réflexion autour de l’identité sonore, chant et compétences associées, interprétations, créations, concrétisation du ressenti, analyse d’une structure musicale, découverte de styles, figuralisme musical  et vocabulaire associé.

 

 

 

 

 

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